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Au Malawi, l'opposition appelle à la grève pour faire tomber la commission électorale


Des militants de la Coalition des défenseurs des droits humains protestent contre les résultats de l'élection présidentielle annulée au Malawi en mai dernier, dans cette photo d'archives non datée. (Lameck Masina / VOA)

L'opposition du Malawi a appelé mardi ses partisans à faire grève vendredi pour obtenir la démission de "l'incompétente" présidente de la commission électorale (MEC), après avoir renoncé à manifester pour cause d'épidémie de coronavirus.

La commission avait proclamé la victoire du président sortant Peter Mutharika à l'issue du scrutin de mai 2019, mais la justice l'a annulé quelques mois plus tard en raison de fraudes et ordonné une nouvelle élection.

Lundi, la présidente de la MEC Jane Ansah a annoncé qu'elle aurait lieu le 2 juillet prochain.

L'opposition, qui réclame à cor et à cri depuis des mois la démission de Mme Ansah, a appelé mardi à une nouvelle mobilisation pour la faire tomber.

"Il a été prouvé au tribunal et au Parlement que la commission actuelle n'avait pas la légitimité et la compétence pour organiser les élections", ont souligné les deux principaux partis d'opposition, le Parti du congrès du Malawi (MCP) et le Mouvement uni pour la transformation (UTM).

"Il est extrêmement décevant et triste que Jane Ansah dirige la commission pour l'organisation des prochaines élections", ont-il ajouté dans un communiqué.

Pour forcer la commission à démissionner, l'opposition a décidé de faire "du 27 mars 2020 un jour de rage".

"Comme nous ne pouvons pas manifester dans la rue à cause du coronavirus, nous appelons tous nos partisans à ne pas se rendre sur leur lieu de travail vendredi", ont-il ajouté.

Aucun cas de coronavirus n'a été confirmé à ce jour au Malawi mais les rassemblements de plus de 100 personnes y sont interdits pour tenter de l'éloigner.

Les partis d'opposition ont aussi annoncé leur intention de saisir la justice pour obtenir le départ de Mme Ansah.

Après l'annulation en février de la présidentielle, le Parlement avait recommandé au chef de l'Etat de limoger les membres de la commission électorale, ce qu'il s'est refusé à faire.

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