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Des proches réclament "la vérité" sur les victimes du régime de Yahya Jammeh


L’ex-président Yahya Jammeh déclare avoir accepté de céder le pouvoir au président élu Adama Barrow, à Banjul, Gambie, 21 janvier 2017. Image du discours diffusé sur la télévision d’Etat gambien.
L’ex-président Yahya Jammeh déclare avoir accepté de céder le pouvoir au président élu Adama Barrow, à Banjul, Gambie, 21 janvier 2017. Image du discours diffusé sur la télévision d’Etat gambien.

Des familles de victimes du régime de l'ex-président gambien Yahya Jammeh ont manifesté mardi à Banjul pour réclamer aux nouvelles autorités "la vérité" sur leurs morts et disparus, plus d'un après son départ du pays au terme de 22 ans de pouvoir.

"Nous voulons la justice maintenant", ont scandé une trentaine de manifestants dans la capitale gambienne lors de cette marche pacifique, a rapporté un correspondant de l'AFP.

L'an dernier, les autorités avaient annoncé que des dépouilles de Gambiens tués en luttant pour la fin du régime de Jammeh avaient été exhumées.

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"Une année plus tard, leurs familles et amis n'ont pas d'information sur leur sort", a déclaré Zainab Lowe, une sœur d'un membre de la garde présidentielle disparu en 2006.

"Le temps d'attente est terminé. La vérité doit être dite. Nous avons besoin de justice", a-t-elle ajouté, au nom des familles des victimes de M. Jammeh, accusé de disparitions forcées et d'exécutions extra-judiciaires par des opposants et défenseurs des droits de l'homme.

Ancien militaire parvenu au pouvoir par un putsch sans effusion de sang en 1994, Yahya Jammeh s'était fait largement élire et réélire sans interruption jusqu'à sa défaite en décembre 2016 face à Adama Barrow, candidat de l'opposition.

>> Lire aussi : Inculpation d'anciens espions accusés de meurtre en Gambie

Après six semaines d'une crise à rebondissements provoquée par son refus de céder le pouvoir, il avait finalement quitté le pays le 21 janvier 2017 pour la Guinée équatoriale, à la suite d'une intervention militaire de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et d'une ultime médiation guinéo-mauritanienne.

Avec AFP

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