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Des militants recourent à un drone pour livrer des pilules abortives en Irlande du Nord

Les féministes irlandaises ont fait atterrir un drone transportant des pilules abortives pour dénoncer la législation contre l'avortement en vigueur dans les deux parties de l'île.

L'appareil a décollé mardi d'Omeath, un village du nord-est de l'Irlande, pour se poser peu après 10H00 (09H00 GMT) à Narrow Water Castle, en Irlande du Nord, ont annoncé des organisatrices de cette opération.

Une vidéo montrant l'atterrissage a été diffusée sur la page Facebook du mouvement "Labour Alternative", qui participait à l'opération.

"Nous poursuivrons notre campagne, tant que les responsables politiques locaux continueront d'ignorer les droits humains", a expliqué Courtney Robinson, membre de Labour Alternative, à la réception des comprimés de mifépristone et de misoprostol.

"Nous sommes gouvernés par une loi de 1861 (...). Nous pensons qu'il est grand temps que la loi évolue", a déclaré Lucy Simpson, originaire de Belfast, selon laquelle "des milliers de femmes doivent aller avorter à l'étranger chaque année".

Des policiers étaient présents à l'atterrissage mais aucune tablette n'a été confisquée.

Début avril, une Nord-Irlandaise de 21 ans avait été condamnée à trois mois de prison avec sursis pour avoir avorté et une autre risque l'emprisonnement à vie pour s'être procuré des médicaments sur internet afin d'aider sa fille à mettre fin à une grossesse non désirée.

La législation nord-irlandaise n'autorise actuellement l'avortement que dans un seul cas : si la vie de la mère est en danger. Le viol, l'inceste ou la malformation du fœtus ne sont pas des raisons légales d'avorter, et, même dans ces cas, une telle intervention constitue un crime passible de la prison à vie.

En février, l'assemblée d'Irlande du Nord a rejeté un assouplissement de la législation, bien que la Haute Cour de justice ait estimé en novembre que la loi actuelle violait les droits des femmes.

La législation irlandaise interdit elle aussi l'avortement, sauf si la vie de la mère est en danger.

En juin 2015, un drone envoyé par des féministes et transportant des pilules abortives avait atterri en Pologne, près de la frontière allemande, dans le cadre d'une opération similaire pour promouvoir le droit à l'avortement des femmes polonaises.

Avec AFP

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Corée du Sud: 40 ans de prison pour le chef d'un gang de vidéos porno

Photo d'illustration (Reuters)

Le cerveau d'un réseau criminel sud-coréen qui contraignait des femmes, dont des mineures, à réaliser des vidéos pornographiques mises en ligne a été condamné jeudi à 40 ans de prison.

Cho Ju-bin, 25 ans, fut à la tête de ce gang de mai 2019 à février cette année, un intervalle au cours duquel 74 personnes, dont 16 mineures, furent contraintes, notamment par le chantage, à envoyer des contenus à caractère sexuel. Les vidéos étaient ensuite postées sur des forums payants ou envoyées par la messagerie Telegram.

"L'accusé a largement distribué des contenus sexuellement offensants qui avaient été créés en trompant ou en menaçant les victimes", a jugé le Tribunal du district central de Séoul, selon l'agence Yonhap, en affirmant qu'il avait ce faisant provoqué "un tort irréparable".

Le tribunal a ajouté qu'au vu de la gravité des crimes et du nombre de victimes, Cho Ju-bin devrait être "maintenu à l'écart de la société pendant une longue période de temps". Cinq de ses acolytes ont écopé de peines allant de sept à 15 années de prison.

La violence sexuelle en ligne et le partage illégal de contenus à caractère sexuel est un sérieux problème au sein de la société sud-coréenne, où les autorités sont accusées de laxisme face à ce type de délits. Le gouvernement a créé en 2019 une équipe dédiée à la traque des contenus illégalement partagés.

Dans une des affaires les plus médiatisées de ces dernières années, la star de la K-pop Jung Joon-young a été condamnée pour avoir tourné, à l'insu de ses partenaires, des vidéos de leurs rapports sexuels et les avoir partagées. Egalement reconnu coupable de viol en groupe, il purge une peine de cinq ans de prison.

La Corée du Sud est confrontée à un grave phénomène connu sous le nom de "molka", des caméras cachées installées pour filmer secrètement les femmes dans les lieux publics, toilettes, transport ou bureaux. Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté en 2018 à Séoul pour demander aux autorités d'agir contre cette forme de harcèlement.

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Un million d'élèves ont arrêté l'école au Honduras

Photo d'illustration (Reuters)

Près d'un million d'enfants et d'adolescents ont quitté l'école cette année au Honduras, du fait de la suspension des cours et du confinement imposés pour tenter de contenir la pandémie de Covid-19, selon une étude de l'ONG Casa Alianza.

L'organisation non gouvernementale Casa Alianza, qui se consacre à la protection des mineurs en Amérique latine, avertit dans ce rapport que sur près de 1,8 million d'enfants et adolescents inscrits, "quasiment un million ont abandonné le système scolaire national cette année" depuis l'instauration du couvre-feu sanitaire en mars.

Ces abandons concernent particulièrement les écoles et les collèges publics des zones défavorisées, mais touchent également les écoles privées parce que de nombreux parents ont perdu leur emploi à cause de la pandémie et ne peuvent financer une éducation virtuelle à distance, selon cette étude.

L'abandon scolaire est d'autant plus grave que les mineurs sont exposés à l'exclusion sociale et risquent d'être recrutés par des gangs, alerte l'Ong.

Le Honduras présente un taux d'homicides parmi les plus élevés du monde avec le Guatemala et le Salvador, où des gangs violents sèment la terreur dans les grandes villes.

Le Mexique veut en finir avec le "machisme qui tue"

Des femmes placent des croix dans les rues de Mexico pour dénoncer les fémicides lors de la Journée internationale de la femme, le 9 mars 2020. Environ 3.800 femmes sont assassinées chaque année dans le pays (AP/Marco Ugarte)

"Le machisme tue, détruit la vie des femmes et limite le développement de notre pays", a déclaré la ministre de l'intérieur Olga Sanchez à l'occasion de la Journée mondiale pour l'élimination de la violence contre les femmes et les filles.

"Nous avons une dette historique envers les femmes, en particulier les victimes de la violence, et nous ne pouvons pas permettre l'impunité", a martelé Olga Sanchez, insistant sur la nécessité de "ne plus reproduire le système culturel machiste et patriarcal" très ancré au Mexique.

Selon les chiffres de l'Institut national des statistiques, environ 3.800 femmes sont assassinées chaque année et six femmes sur dix ont subi une agression au cours des dix dernières années au Mexique.

Les statistiques montrent également qu'en moyenne 32 filles de 10 à 14 ans contractent des grossesses précoces chaque jour à la suite d'abus sexuels, et qu'une sur quatre a subi des violences en milieu scolaire.

Seule la moitié des auteurs de fémicides sont condamnés et dans certains États l'impunité atteint 98%, selon un rapport présenté lors de la conférence quotidienne du président Andrés Manuel López Obrador.

Des défilés d'organisations féministes étaient prévus dans tout le pays, sous protection des autorités et des organisateurs.

Le 9 novembre, la police de Cancun a tiré des coups de feu en l'air alors que des manifestants, pour la plupart des femmes, protestaient devant l'hôtel de ville après le meurtre brutal d'une jeune femme. Cet incident avait suscité de nombreuses critiques dans le pays ainsi qu'à l'étranger.

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