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Zika est le résultat de l'abandon des politiques anti-moustiques dans les années 1970

Un moustique femelle de type Aedes aegypti s’apprête à sucer du sang humain.

La propagation de Zika autant que la résurgence de la dengue et la menace émergente du chikungunya, trois maladies transmises par le moustique de type Aedes aegypti, sont la conséquence de l’abandon des politiques anti-moustiques dans les années 1970, indique la directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé

L'épidémie de Zika, qui se transmet également lors de relations sexuelles, s'est-elle déclarée en Amérique latine en 2015 et s'est rapidement étendue dans la région.

"Par-dessus tout, la propagation de Zika, la résurgence de la dengue et la menace émergente du chikungunya sont le résultat de la politique désastreuse des années 1970 conduisant à l'abandon du contrôle des moustiques", a déclaré Mme Chan, à l'ouverture de l'assemblée mondiale de la santé qui réunit à Genève cette semaine environ 3.000 participants.

Le Zika peut provoquer de graves malformations des fœtus pour les femmes enceintes, en particulier la microcéphalie (malformation de la boîte crânienne), et des maladies neurologiques rares chez les adultes, dont le syndrome de Guillain-Barré.

La microcéphalie s'accompagne d'une croissance insuffisante du cerveau, les nouveau-nés atteints pouvant présenter des troubles du développement.

De nombreux enfants nés avec une microcéphalie peuvent ne présenter aucun symptôme à la naissance, mais ils grandiront en souffrant d'épilepsie, d'infirmité motrice cérébrale, de troubles de l'apprentissage, d'une perte d'audition et de problèmes visuels.

L'épidémie de Zika a révélé l'"incapacité" de certains pays affectés "à proposer un accès universel aux services de planning familial", a dit Mme Chan, soulignant que "l'Amérique latine et les Caraïbes ont la plus forte proportion de grossesses non désirées dans le monde entier".

Le Brésil est le pays le plus touché par l'épidémie, avec 1,5 million de personnes contaminées et quelque 1.300 cas de microcéphalie (malformation de la boîte crânienne). Dans le plus grand pays catholique du monde, l'épidémie a rouvert le débat sur l'avortement, possible uniquement en cas de viol, quand la vie de la mère est en danger ou dans le cas de foetus acéphales (sans cerveau).

En février, l'ONU a exhorté les pays touchés par le Zika à autoriser l'accès des femmes à la contraception et à l'avortement.

En Amérique latine, le fait que l'avortement et la pilule du lendemain restent interdits dans beaucoup de pays n'a pas empêché certains d'entre eux - Salvador, Colombie, Equateur notamment - de conseiller d'éviter toute grossesse.

Au Salvador, l'interruption de grossesse est punie par des peines allant jusqu'à 40 ans de prison.

"Zika nous a pris par surprise, sans vaccin et sans test de diagnostic fiables et largement disponibles", a constaté Mme Chan.

"Pour protéger les femmes en âge de procréer, que pouvons-nous faire? Offrir des conseils: éviter les piqûres de moustiques. Retarder la grossesse. Ne pas voyager dans les régions touchées", a-t-elle ajouté.

Vendredi, l'OMS a annoncé que la souche du virus Zika responsable de cas de microcéphalies en Amérique latine, dite souche asiatique, s'est propagée pour la première fois à un pays africain, le Cap-Vert, une évolution jugée "préoccupante".

Avec AFP

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Le nouveau coronavirus a tué plus de 25.000 personnes en Europe

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Coronavirus en Inde: l'exode des travailleurs migrants suscite des inquiétudes

Les médecins et les agents de santé identifient sur une carte aérienne la zone à surveiller pour tenter de contrer la propagation du COVID-19 à Srinagar, au Cachemire sous contrôle indien, le19 mars 2020. ( Photo AP / Dar Yasin)

Les autorités indiennes tentaient lundi de juguler l'exode de centaines de milliers de travailleurs migrants, privés de travail en raison du confinement décidé pour lutter contre le coronavirus, qui risque de contrecarrer la lutte contre la maladie dans le deuxième pays le plus peuplé du monde.

Après le début du confinement mercredi, ces travailleurs privés d'emploi ont quitté massivement les grandes villes, en particulier Delhi, pour regagner leurs villages, marchant parfois sur de très longues distances avec très peu d'argent et de nourriture.

Cet exode a soulevé des craintes quant à la propagation du virus. Beaucoup se sont retrouvés entassés par les autorités dans des autocars ou des camps de secours.

Les autorités de la capitale indienne ont fermé dimanche soir les frontières de la région pour tenter de stopper les départs et ordonné l'installation d'abris. Lundi, les foules avaient disparu en banlieue de Delhi et les autorités ont indiqué nourrir 400.000 personnes, avec plus de 550 écoles transformées en abris. Selon le quotidien Times of India, quelque 5.000 personnes ont été installées sur un circuit automobile près de Delhi.

L'Etat de Maharashtra (centre), dont la capitale est Bombay, a mis en place 262 camps d'urgence abritant 70.399 personnes, selon les autorités locales.

L'Uttar Pradesh (Nord) a annoncé l'ouverture de 600 abris qui serviront de zone de quarantaine, a déclaré à l'AFP un responsable local, Alok Kumar.

Une vidéo, postée sur Twitter par un journaliste du Times of India et par le quotidien The Hindu, a montré des migrants revenant en autocar dans cet Etat apparemment arrosés de désinfectant par des hommes vêtus de combinaisons de protection.

Dans le Gujarat (Ouest), des heurts ont opposé dimanche soir à Surate plusieurs centaines de travailleurs migrants à la police qui les empêchaient de passer, selon des sources policières. Plus de 90 travailleurs migrants ont été arrêtés.

"Cette migration a apporté (le virus) dans de petites villes et des villages", a déclaré à l'AFP le virologiste Shahid Jameel du programme de soutien à la recherche Wellcome Trust DBT India Alliance.

Selon un dernier décompte officiel dimanche, l'Inde, pays de 1,3 milliard d'habitants, enregistre plus d'un millier de cas d'infections avec 29 décès. De nombreux experts s'interrogent sur ces chiffres, pointant le faible nombre de personnes testées.

Le confinement complique le quotidien des femmes battues

Rassemblement pour dénoncer les fémicides et la violence domestique au Havre, France, 18 septembre 2019. (Lou Benoist/AFP)

Les craintes d'une recrudescence des violences domestiques montent dans divers pays face au confinement imposé pour endiguer la propagation du coronavirus.

De Paris à Berlin, en passant par Madrid, Rome ou Bratislava, les associations tirent la sonnette d'alarme, alors que l'Europe est devenue, après la Chine, l'épicentre de la pandémie.

"Pour beaucoup, la maison n'est déjà pas un lieu sûr", indique la fédération allemande des centres de conseils et d'appels d'urgence pour les femmes. Mais le stress lié à l'isolement social actuel exacerbe les tensions et augmente "la menace de violences domestiques et sexuelles pour les femmes et enfants", prévient-elle.

Les risques ne se limitent pas aux foyers en difficulté. Au delà du huis clos familial forcé, les inquiétudes liées aux pertes d'emplois ou difficultés financières provoquées par la crise sont propices à l'éclatement des conflits.

"Cela monte en pression dans les foyers", déclare ainsi Florence Claudepierre, responsable de la fédération de parents d'élèves FCPE dans le Haut Rhin, région frappée de plein fouet par l'épidémie en France. Elle évoque des témoignages de "parents qui craquent, qui n'en peuvent plus" dans des familles normalement sans problème.

En Chine, berceau de l'épidémie qui sort doucement d'une stricte quarantaine de plusieurs semaines, l'association des Droits de la femme Weiping a fait état d'un triplement des violences rapportées par des femmes.

En Espagne, pays du Vieux continent le plus touché par le virus après l'Italie, une mère de deux enfants de 35 ans a été tuée par son partenaire il y a une semaine. Ailleurs, de nombreux centres d'urgence ont fait état d'une baisse des appels à l'aide, ce qui n'est pas jugé comme un bon signe.

Pour les enfants, adolescents, ou femmes victimes de violences, psychologique ou physiques, à la maison, la situation actuelle signifie "être constamment livrés" au responsable de ces actes, souligne la fédération allemande.

Ecoles, clubs sportifs, centres de jeunesse ont tous portes closes, autant de "mesures importantes" pour freiner la rapide propagation du virus et éviter des hôpitaux débordés, admet Rainer Rettinger, qui dirige une association allemande de protection de l'enfance. Mais "qui voit et entend aujourd'hui les enfants maltraités?", s'inquiète-t-il.

"Désormais, la violence, elle aussi, est confinée. C'est ce qui nous fait peur", abonde à Paris la présidente de la Voix de l'Enfant Martine Brousse.

Alors que les gouvernements dépensent des centaines de milliards d'euros pour l'économie et la santé, ils "ne devraient jamais perdre de vue la nécessité de garantir l'égalité et les droits humains fondamentaux", a récemment pointé Béatrice Fresko-Rolfo, rapporteure générale sur la violence à l’égard des femmes de l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe.

"Actuellement, les associations font face à une double difficulté: apporter à distance l'aide adéquate aux victimes, alors que les travailleurs sociaux sont eux aussi contraints au télétravail, et les mettre en sécurité si besoin alors que les places sont rares dans les refuges.

"Des femmes ont appelé, et dit qu'il y avait des violences à la maison. Elles demandent: où est-ce que je peux aller?" rapporte Canan Gullu, de la fédération des associations de femmes en Turquie.

Si en Allemagne, la ministre de la Famille, Franziska Giffey, a appelé les communes à organiser si besoin des accueils alternatifs, l'Autriche voisine prévoit une garantie de place dans les maisons de femmes ou l'exclusion du membre violent des familles en quarantaine.

Dans des pays où le confinement est très strict, comme l'Italie, les victimes sont exemptées des formalités en vigueur, comme les déclarations d'honneur à remplir, si elles veulent se rendre dans des centres anti-violence.

"La situation actuelle est sans précédent", résume Adriana Havasova, psychologue à Bratislava, espérant que le confinement se limite à deux ou trois semaines. S'il venait à durer deux ou trois mois, "je ne peux pas imaginer à quel point les violences domestiques pourraient augmenter", prévient-elle.

Le Venezuela reçoit le soutien de la Chine pour lutter contre le coronavirus

Des travailleurs en combinaisons de protection désinfectent les rues pendant la quarantaine nationale en réponse à la propagation de la maladie à coronavirus, Caracas, Venezuela, 22 mars 2020. (Reuters/Manaure Quintero)

Cinquante-cinq tonnes d'aide, dont des respirateurs et 5 millions de masques, sont arrivées samedi à Caracas par avion depuis la Chine.

Parmi les 55 tonnes de matériel et de médicaments arrivés à l'aéroport de Maiquetia se trouvent notamment 500.000 "tests de diagnostic rapide", indique la vice-présidente Delcy Rodriguez, qui s'est rendue à l'aéroport avec l'ambassadeur de Chine, Li Baorong.

Le chargement comprend également des respirateurs artificiels, cinq millions de masques, 70.000 thermomètres à infrarouge et de la chloroquine.

L'ambassadeur Li Baorong a affirmé que la Chine était "prête" à envoyer des spécialistes au Venezuela. Le président Nicolas Maduro a dit à maintes reprises s'inspirer de la République populaire pour lutter contre la maladie.

M. Maduro a ordonné la suspension de tous les vols internationnaux il y a deux semaines et le pays est en confinement depuis le 17 mars. Seules les sorties pour aller acheter à manger et chez le médecin sont autorisées.

Deux morts et 113 cas de coronavirus ont été confirmés, mais le chef de file de l'opposition Juan Guaido accuse le gouvernement d'avancer un chiffre en deçà de la réalité.

Coronavirus: L'Australie débloque 150 M de dollars contre les violences conjugales

Circular Quay à Sydney pendant l'épidémie de coronavirus, Australie, le 20 mars 2020.

L'Australie a annoncé une enveloppe de 150 millions de dollars australiens pour la lutte contre les violences conjugales, les cas de maltraitance étant en hausse depuis le début de la crise du coronavirus.

Le Premier minitre Scott Morrison a précisé dimanche que cette somme d'inscrivait dans un plan de 1,1 milliard de dollars australiens d'aide au secteur de la santé. Les fonds dédiés spécifiquement à la lutte contre les violences conjugales iront notamment aux organisations gérant les numéros de téléphone d'urgence.

M. Morrison a fait état, sur le moteur de recherche Google, d'une augmentation de 75% des recherches d'aide liées aux violences au sein du foyer depuis que le gouvernement a commencé à prendre des mesures pour lutter contre la pandémie.

Women's Safety, une association d'aide aux victimes de violences au sein du foyer basée dans l'Etat de Nouvelle-Galles du Sud, le plus peuplé du pays, a indiqué que plus de 40% de ses travailleurs sociaux faisait état d'une hausse des demandes d'aide.

L'Australie totalise près de 4.000 cas de Covid-19, une maladie qui a fait 16 morts sur l'immense île-continent.

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