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Unitaid lance un vaste appel d'offre pour le traitement préventif de la tuberculose

Un médecin examine un patient souffrant de la tuberculose dans un hôpital du gouvernement à Allahabad, en Inde, 24 mars 2014.

L'organisation internationale qui collecte des financements contre les maladies, a lancé un appel d'offre de 40 à 80 millions de dollars pour la création d'un nouveau traitement préventif plus court de la tuberculose.

Les institutions et laboratoires pharmaceutiques disposent de "trois mois" pour transmettre leurs idées, a déclaré en conférence de presse le directeur d'Unitaid, Lelio Marmora, précisant que l'organisation est prête à investir entre 40 à 80 millions de dollars.

"Si on ne répond pas à ces appels d'offre on peut avoir des énormes problèmes de santé publique. On dit toujours sécurité sanitaire - on pense toujours à Ebola, à Zika, au H1N1, la sécurité sanitaire ce sont des maladies aussi comme ça que l'on croyait à jamais vaincues et qui font 4.000 morts par jour", a affirmé le président d'Unitaid Philippe Douste-Blazy, ex-ministre français de la Santé qui brigue le poste de directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé.

D'après les estimations de l'OMS, un tiers de la population mondiale est porteur de la tuberculose latente, une phase asymptomatique et non infectieuse de la maladie. Environ 15% d'entre eux sont susceptibles de développer une tuberculose active au cours de leur vie.

Les enfants de moins de 5 ans et les personnes vivant avec le VIH ont un risque accru de développer une tuberculose active, et sont plus susceptibles de mourir de cette maladie.

Actuellement, le traitement - donné aux personnes susceptibles de développer la tuberculose active - implique une prise quotidienne de pilules pendant 6 à 36 mois.

La longue durée du traitement et les effets secondaires font que bien souvent il n'est pas correctement suivi par les personnes et Unitaid espère aider à lancer de nouveaux traitements plus courts.

"L'annonce faite par Unitaid aujourd'hui est un grand pas en avant pour mettre fin à la tuberculose d'ici 2030", a estimé le directeur du Programme global tuberculose à l'OMS, Mario Raviglione, rappelant que mettre un terme à l'épidémie de tuberculose d'ici à 2030 figure parmi les cibles pour la santé indiquées dans les objectifs de développement durable adoptés en 2015 par les Nations Unies.

La tuberculose cause encore plus de 1,5 million de décès par an. Dans les pays développés, environ 10% de la population est porteur de la tuberculose latente, contre 40 à 60% dans les pays africains.

Avec AFP

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Les donateurs promettent 1,7 milliard de dollars pour accroitre l'aide humanitaire au Sahel

Des déplacés d’Arbinda, une localité du Sahel, à Dori, le 7 octobre 2019 (VOA/Lamine Traoré)

Les pays donateurs ont promis mardi , donner plus de 1,7 milliard de dollars au Sahel central, pour accroître l'aide humanitaire dans la région et éviter qu'elle ne plonge "dans l’une des plus grandes crises humanitaires au monde", a indiqué l'ONU.

Le montant de ces sommes promises par 24 gouvernements et donateurs institutionnels et destiné aux population du Niger, du Mali et du Burkina Faso, a été annoncé à l'issue d'une réunion par visioconférence des donateurs organisée conjointement par l'ONU, le Danemark, l'Allemagne et l'Union européenne.

"Une fois débloqués, les fonds permettront d’aider quelque 10 millions de personnes pour le reste de l’année 2020 et jusqu’en 2021 en matière de nutrition et d’alimentation, de services de santé, d’eau et d’assainissement, de logement, d’éducation, et de protection et de soutien aux victimes de violences basées sur le genre", selon un communiqué commun aux organisations et pays qui ont mis cette conférence sur pied pour attirer l'attention sur la situation dans cette région.

"La région du Sahel central arrive à un point de rupture", a mis en garde le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres lors de son intervention.

"Nous devons renverser cette spirale destructrice en donnant un nouvel élan à la paix et à la réconciliation", a-t-il souligné.

Un voeux pieux pour l'heure dans une région triplement touchée par les violences armées entre groupes jihadistes et forces gouvernementales appuyées par des forces internationales, le changement climatique qui bouleverse des écosystèmes et des modes de vie fragile par nature et aussi la pandémie de Covid-19.

"Plus de 1,5 million d’habitants de la région du Sahel central ont été contraints de quitter leur foyer à cause de la violence, soit un chiffre multiplié par vingt en deux ans. La violence basée sur le genre a grimpé en flèche, des millions d’enfants ne sont pas scolarisés et les services de santé et services sociaux de base font défaut. Le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire aiguë est trois fois plus important aujourd’hui qu’il y a un an", souligne le communiqué .

Treize millions de personnes, dont sept millions d'enfants, dépendent de l'aide humanitaire.

Heiko Maas, le ministre allemand des Affaires étrangère, a estimé que "tous les indicateurs sont dans le rouge foncé" et exhorté à ce que "les parties au conflit respectent leurs obligations en vertu du droit international et protègent le personnel humanitaire".

Rasmus Prehn, le ministre danois de la Coopération au développement et co-organisateur a demandé à l'ensemble des pays de "beaucoup plus nous concentrer sur des solutions à long terme aux défis qui sont à l’origine de la crise".

A l'instar de nombreux autre intervenants, Mark Lowcock, secrétaire général adjoint des Nations unies aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence, a insisté sur le tribut très lourd que payent les femmes et les filles, mais a aussi souligné qu'"investir dans les femmes et les filles est la meilleure chose que nous puissions faire pour aller de l’avant".

Vingt-deux pays ont promis plus de fonds dont 14 pays de l'UE, ainsi que le Japon, le Canada ou encore la Corée du sud, en plus de l'Union européenne et d'un fonds largement financé par le Royaume-Uni, le Education Cannot Wait Fund.

La Suisse a promis 464,1 millions de dollars, les Etats-Unis 274,8 millions, le Danemark 183 millions, l'UE 122 millions et l'Allemagne 118,2 millions.

Le Sénat votera lundi sur la juge nommée par Trump à la Cour suprême

La juge Amy Coney Barrett, candidate du président Donald Trump à la Cour suprême, au centre, rencontre le chef de la majorité au Sénat, Mitch McConnell, au Capitole, le 29 septembre 2020 à Washington.

Le Sénat américain se prononcera lundi, huit jours avant l'élection présidentielle, sur la candidature de la juge Amy Coney Barrett nommée par Donald Trump à la Cour suprême, a annoncé mardi le chef de la chambre haute du Congrès.

"Nous voterons lundi prochain pour confirmer la juge Barrett", a déclaré le sénateur républicain Mitch McConnell lors d'un point-presse.

"Cela sera un autre accomplissement majeur dans notre effort pour nommer dans les tribunaux fédéraux des hommes et des femmes qui croient en la notion étrange que leur travail de juge est de suivre la loi", a-t-il ajouté.

La magistrate conservatrice de 48 ans a été désignée le 26 septembre par le président républicain pour succéder à l'icône progressiste et féministe Ruth Bader Ginsburg décédée huit jours plus tôt.

Malgré l'opposition des démocrates qui voulaient attendre le verdict des urnes, Donald Trump et ses alliés républicains ont avancé à marche forcée pour obtenir l'aval du Sénat - obligatoire en vertu de la Constitution - avant le scrutin du 3 novembre.

La juge Barrett a été entendue pendant trois jours la semaine dernière par la commission judiciaire du Sénat.

Cette brillante juriste, venue avec six de ses sept enfants, a reconnu que sa foi catholique jouait un rôle important dans sa vie, mais a juré la tenir à distance dans son travail de juge.

Sous un feu nourri mais courtois de questions, elle a toutefois refusé de révéler ses positions sur un certain nombre de sujets brûlants, à commencer par le droit à l'avortement.

La commission judiciaire doit se retrouver jeudi pour un premier vote de procédure qui permettra d'entamer le lendemain les débats en séance plénière. Plusieurs étapes seront nécessaires avant de passer au vote final, le lundi.

Compte-tenu de la majorité républicaine au Sénat (53 sièges sur 100), et malgré la défection annoncée de deux sénatrices républicaines, la juge Barrett est quasiment assurée d'être confirmée.

Elle pourrait prêter serment dans la foulée et rejoindre le temple du Droit à la veille de l'élection.

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Le Soudan bientôt retiré de la liste noire des États-Unis

La ministre des Affaires étrangères du Soudan, Asma Mohamed Abdalla, et sa délégation quittent le Département du Trésor américain à Washington, États-Unis, le 6 novembre 2019, après des négociations sur le barrage du Grand Ethiopian Renaissance. REUTERS / Siphiwe Sibeko

Donald Trump à ouvert la voie lundi au retrait du Soudan de la liste noire américaine des Etats soutenant le terrorisme, un tournant aussitôt salué par Khartoum qui réclamait la levée de cette lourde sanction en vigueur depuis près de 30 ans.

"Excellente nouvelle! Le nouveau gouvernement du Soudan, qui fait de vrais progrès, a accepté de payer 335 millions de dollars aux victimes américaines du terrorisme et à leurs familles. Une fois versés, je retirerai le Soudan de la liste des Etats soutenant le terrorisme", a tweeté le président des Etats-Unis, sans préciser de calendrier.

"Merci beaucoup président Trump!", a aussitôt répondu sur Twitter le Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok. "Nous sommes sur le point de nous débarrasser de l'héritage le plus lourd du régime défunt", a dit celui qui dirige un gouvernement de transition depuis la chute d'Omar el-Béchir en 2019.

L'Union européenne s'est aussi réjouie d'une décision "capitale" qui "renforce l'intégration" du Soudan "dans la communauté internationale et son accès à l’économie mondiale".

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo avait évoqué en septembre un projet d'accord prévoyant le versement sur un compte bloqué de ces indemnités soudanaises pour les familles des victimes des attentats perpétrés en 1998 par la nébuleuse jihadiste Al-Qaïda contre les ambassades des Etats-Unis au Kenya et en Tanzanie, qui avaient fait plus de 200 morts.

Le Soudan, jadis paria de la communauté internationale pour avoir accueilli le chef d'Al-Qaïda Oussama Ben Laden dans les années 1990, a été condamné à verser de telles indemnisations par la justice américaine.

D'après l'accord, ces fonds ne seront toutefois transférés aux plaignants qu'une fois que le Soudan aura été retiré de la liste noire. Mike Pompeo avait dit le mois dernier que cela interviendrait "très probablement" avant fin octobre.

"Nous exhortons le Congrès à adopter immédiatement la loi nécessaire pour mettre en oeuvre l'accord", a dit Edith Bartley, porte-parole des familles des Américains tués à l'ambassade de Nairobi. "Cet accord ne peut pas être victime des blocages et querelles des élus", a-t-elle estimé, alors qu'une poignée d'influents sénateurs démocrates ont jusqu'ici exprimé leurs réserves.

Parallèlement, Washington a multiplié les pressions pour que Khartoum normalise ses relations avec Israël avant l'élection présidentielle américaine du 3 novembre, comme l'ont fait ces dernières semaines les Emirats arabes unis et Bahreïn.

L'administration Trump, sans nier cette demande insistante, assure qu'aucun lien direct n'existe avec la levée des sanctions, mais plusieurs observateurs et médias ont rapporté le contraire.

Lundi, ni la Maison Blanche ni Khartoum n'ont évoqué un éventuel accord israélo-soudanais.

"Paix arabo-israélienne"

Malgré des négociations bien avancées, Abdallah Hamdok avait accusé le 11 octobre les Etats-Unis de mettre en danger la démocratisation de son pays, semblant ainsi s'agacer d'un revirement ou d'un retard américain.

Khartoum assure en effet depuis le mois dernier avoir réuni le montant des indemnités.

Le Soudan est depuis 1993 sur cette liste noire américaine, synonyme d'entrave aux investissements pour ce pays pauvre.

Les Etats-Unis ont renoué avec Khartoum déjà sous l'ex-président démocrate Barack Obama, lorsqu'Omar el-Béchir a commencé à coopérer dans la lutte antiterroriste et joué le jeu de la paix au Sud-Soudan.

La révolution qui a balayé Omar el-Béchir n'a fait qu'accélérer le mouvement.

Les Etats-Unis ont "une fenêtre unique et étroite pour soutenir le gouvernement de transition dirigé par un civil au Soudan, qui s'est enfin débarrassé de la dictature islamiste", avait écrit Mike Pompeo dans une lettre à des sénateurs en septembre.

Les négociations semblent avoir été compliquées, plus récemment, par le dossier israélien.

Abdallah Hamdok avait douché les espoirs américains, en affirmant, lors d'une visite de Mike Pompeo à Khartoum fin août, qu'il n'avait "pas de mandat" pour trancher cette question sensible.

Les tractations se sont néanmoins poursuivies en coulisses avec des positions peut-être moins figées, et de possibles divisions sur ce sujet épineux entre les civils et les militaires.

Le général Abdel Fattah al-Burhane, chef du Conseil souverain au Soudan, avait en effet rencontré en février le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, avant de discuter en septembre avec une délégation américaine du "rôle" du Soudan dans "l'avenir de la paix arabo-israélienne".

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