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États-Unis

Nouveau revers judiciaire pour les opposants à l'avortement aux Etats-Unis

Cour suprême, Washington, 9 décembre 2015.

La Cour suprême des Etats-Unis a rejeté un pourvoi présenté par l'Etat du Dakota du Nord, visant à limiter fortement la possibilité pour les femmes de se faire avorter.

Cet Etat du Midwest américain avait saisi la haute instance à Washington dans l'espoir de voir valider une de ses lois d'inspiration républicaine, adoptée en 2013, interdisant tout avortement à partir du moment où sont audibles les battements cardiaques du foetus.

En pratique, cette loi aurait prohibé les avortements dès la sixième semaine d'existence du foetus, à un moment où beaucoup de femmes ne sont même pas encore certaines d'être enceintes.

Le rejet lundi par la Cour suprême revient à valider de façon permanente une décision prise par une cour d'appel qui avait refusé d'appliquer la loi du Dakota du Nord.

La cour en question s'était référée à la jurisprudence en vigueur, qui stipule que les femmes ont le droit d'avorter aux Etats-Unis tant que le foetus n'est pas jugé viable, c'est-à-dire généralement avant la 23e ou 24e semaine.

Cette affaire s'inscrit dans une série d'offensives conservatrices aux Etats-Unis cherchant à remettre en cause "Roe v. Wade", la décision historique qui a légalisé l'avortement en 1973.

Selon le Guttmacher Institute, un organisme de recherche favorable à l'IVG mais dont les études font référence, les Etats américains ont adopté de 2011 à 2014 pas moins de 231 législations restreignant les conditions de pratique de l'IVG. Ceci alors que le nombre d'Etats hostiles à l'avortement est passé de 13 en 2000 à 27 en 2014, selon cet institut.

La Cour suprême a par ailleurs accepté d'examiner le 2 mars prochain la question ultra-sensible de la légalité des restrictions posées par l'Etat du Texas (sud) aux cliniques pratiquant des avortements.

Elle pourrait à cette occasion donner un coup d'arrêt à la multiplication des mesures limitant le droit à l'avortement.

Avec AFP

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Présidentielle américaine: l'étoile montante Warren assaillie par ses rivaux démocrates

Douze candidats à l'investiture démocrate débattent dans l'Ohio, un nombre record. (Photo by Nicholas Kamm / AFP)

Le vent en poupe, Elizabeth Warren a reçu pour la première fois le feu croisé de ses rivaux démocrates pour la présidentielle américaine de 2020, les candidats, Joe Biden en tête, présentant toutefois un front uni contre le président américain Donald Trump menacé de destitution.

Mesures "vagues" ou "punitives": Sur la santé, l'impôt sur les grandes fortunes et la politique étrangère, la sénatrice progressiste a été mardi soir assaillie de critiques de la part de rivaux soucieux de freiner son ascension.

Les candidats centristes ont été particulièrement virulents, en reprochant des propositions peu réalistes à celle qui se targue d'avoir un programme ultra-détaillé.

Parmi eux, le jeune maire Pete Buttigieg, quatrième dans les sondages, est parvenu à s'imposer à plusieurs reprises sur le plateau après trois premiers débats en retrait.

Très attendu après avoir subi une crise cardiaque, le sénateur indépendant Bernie Sanders, 78 ans, a retrouvé son ton combatif, se risquant même à à plaisanter sur sa "pleine forme".

La terre a tremblé pour la politique américaine depuis le précédent débat démocrate en septembre, avec l'ouverture il y a trois semaines au Congrès d'une enquête initiant une procédure de destitution à l'encontre du président républicain Donald Trump dans l'affaire ukrainienne.

"Ce président est le plus corrompu de l'Histoire moderne", a lancé Joe Biden, avant de se défendre de tout acte répréhensible face au président qui l'accuse sans preuve, ainsi que son fils Hunter, d'être "corrompus".

"Mon fils n'a rien fait de mal. Je n'ai rien fait de mal", a martelé l'ancien vice-président de Barack Obama et l'un des grands favoris démocrates pour affronter Donald Trump lors de la présidentielle de novembre 2020.

C'est parce qu'il a demandé à Kiev d'enquêter sur les Biden que Donald Trump est aujourd'hui soupçonné par les démocrates d'abus de pouvoir et d'avoir réclamé l'ingérence d'une puissance étrangère pour son bénéfice politique.

- Trump "instable et fou" -

Le scandale a éclaté alors même que Joe Biden, 76 ans, était déjà rattrapé au sommet des sondages par la progressiste Elizabeth Warren, 70 ans (29,4% pour lui, contre 23,4% selon la dernière moyenne établie par RealClearPolitics).

Ancienne professeure en droit à Harvard, pourfendeuse de Wall Street, elle a largement dépassé cet été le socialiste Bernie Sanders dans les sondages (15,6%).

Face à l'avalanche de tacles, signe de son nouveau statut de grande favorite, Elizabeth Warren s'est montrée stoïque, s'en tenant à son programme mais sans faire d'étincelles.

Sa capacité à réagir aux attaques pourrait être un point essentiel aux yeux des électeurs démocrates qui veulent avant tout s'assurer qu'ils choisiront le candidat capable de battre Donald Trump, connu pour ses critiques acérées.

Après l'annonce par Donald Trump du retrait des troupes américaines du nord de la Syrie, les candidats ont eu des sorties passionnées contre la politique étrangère du républicain, dénonçant un acte "honteux" de la part d'un président "instable et fou".

Les deux seuls démocrates sur le plateau à avoir servi dans l'armée ont toutefois croisé le fer sur le sujet.

Si "Donald Trump a le sang des Kurdes sur les mains, de nombreux élus" américains de tous bords aussi, car ils ont soutenu une guerre visant à "changer le régime" syrien, a dénoncé l'élue de la Chambre des représentants, Tulsi Gabbard, 38 ans.

"Vous avez totalement tort", lui a rétorqué froidement Pete Buttigieg, 37 ans, affirmant que le "massacre en Syrie n'est pas la conséquence de la présence américaine, c'est une conséquence du retrait et de la trahison par ce président d'alliés des Américains".

- AOC pour Bernie? -

Bernie Sanders signait sur le plateau son grand retour dans la campagne après son infarctus du 1er octobre.

Interrogé sur cet accident de santé, il a assuré qu'il livrerait une "campagne vigoureuse à travers le pays. C'est comme ça que je pense rassurer les Américains".

Il a annoncé qu'un "invité spécial" se rendrait au grand meeting qu'il prévoit samedi à New York. Il pourrait s'agir de la médiatique élue de la Chambre Alexandria Ocasio-Cortez qui lui apporterait à cette occasion son soutien, d'après des médias américains.

Les doutes demeurent néanmoins sur sa capacité à tenir la longueur d'une campagne présidentielle exténuante. Et sa crise cardiaque a attiré l'attention sur l'âge des septuagénaires occupant le trio de tête.

Joe Biden, 76 ans, a rétorqué que son "âge et expérience" faisait partie de ses atouts dans la présidentielle.

Avec AFP

Les démocrates avancent dans leur enquête en vue de destituer Trump

Le président de la commission du renseignement de la Chambre des représentants, Adam Schiff, lors d'une conférence de presse avec la présidente de la Chambre, Nancy Pelosi, au Capitol à Washington, le 2 octobre 2019.

Les démocrates ont affirmé mardi qu'ils accumulaient les éléments à charge en vue de destituer le président américain Donald Trump grâce à une série d'auditions parlementaires, en dépit du refus réitéré de la Maison Blanche de coopérer à leur enquête.

Le Congrès a fait sa rentrée mardi après deux semaines sans siéger, que les élus démocrates de la Chambre des représentants ont mis à profit pour faire avancer leur enquête sur le président américain. Ils cherchent à déterminer si Donald Trump a abusé de sa fonction pour forcer Kiev à enquêter sur l'ancien vice-président démocrate Joe Biden, en lice pour l'affronter lors de la présidentielle de 2020.

La chef des démocrates au Congrès, Nancy Pelosi, et le responsable de l'enquête à la Chambre Adam Schiff ont déploré lors d'une conférence de presse le refus de l'administration Trump de fournir des documents au Congrès.

Le vice-président Mike Pence, le ministère de la Défense, la direction du Budget de la Maison Blanche et l'avocat personnel du président, Rudy Giuliani, se sont soustraits mardi aux injonctions du Congrès. Selon Adam Schiff, "il y a de plus en plus de preuves d'une entrave au travail du Congrès" de la part de l'administration Trump.

La Maison Blanche reproche en particulier à Nancy Pelosi de ne pas avoir organisé de vote en séance plénière à la Chambre des représentants pour initier cette procédure explosive de destitution ("impeachment"), contrairement aux précédents les plus récents (contre Richard Nixon en 1974 et Bill Clinton en 1995).

"Il n'y a pas d'obligation à avoir un vote et à ce stade, nous n'aurons pas de vote", a répliqué la chef démocrate, s'appuyant sur une lecture contraire de la Constitution.

- "Grenade dégoupillée" -

"Nous continuons malgré tout à recueillir des informations bonnes et importantes de témoins courageux", a précisé Adam Schiff, en référence notamment à l'audition la veille d'une diplomate, Fiona Hill, qui fut conseillère à la Maison Blanche sur l'Ukraine et la Russie jusqu'à cet été.

Selon plusieurs médias, elle a expliqué aux élus que l'ancien conseiller à la Sécurité nationale John Bolton s'était alarmé des efforts déployés par Rudy Giuliani auprès du gouvernement de Kiev pour qu'il rassemble des éléments compromettants sur Joe Biden.

John Bolton voyait l'ancien maire de New York et avocat personnel du président "comme une grenade dégoupillée prête à faire sauter tout le monde" et avait suggéré de saisir les juristes de la présidence, aurait-elle déclaré.

Rudy Giuliani a cherché pendant des mois à convaincre Kiev d'ouvrir une enquête sur le groupe gazier Burisma qui employait le fils de Joe Biden, Hunter. Pour ce faire, il avait noué des contacts avec des intermédiaires en parallèle des canaux officiels de la diplomatie américaine.

John Bolton, qui a été démis de ses fonctions en septembre, aurait, selon Mme Hill, comparé les efforts de l'avocat du président et du chef de cabinet de la Maison Blanche, Mick Mulvaney à des "manoeuvres de trafiquants de drogue".

- "Erreur de jugement" -

Les démocrates sont convaincus que Rudy Giuliani a posé "les bases" pour l'appel téléphonique entre Donald Trump et son homologue ukrainien au coeur du scandale.

Lors de cet échange, à la fin juillet, le président américain a demandé à Volodymyr Zelensky de "se pencher" sur les Biden.

Suite à l'intervention d'un lanceur d'alerte, la Maison Blanche a rendu publique une transcription de cette conversation, ce qui a convaincu Nancy Pelosi d'enclencher le 24 septembre la procédure de destitution à l'encontre du milliardaire républicain.

Donald Trump clame depuis que son appel était "irréprochable" et assure avoir légitimement voulu combattre la "corruption" des Biden.

Dans sa première interview depuis que l'affaire a éclaté, Hunter Biden a reconnu mardi avoir commis une "erreur de jugement" en faisant des affaires en Ukraine. "J'ai donné l'opportunité à des personnes très immorales de faire du mal à mon père", a-t-il poursuivi en niant toutefois toute "erreur éthique".

- "Avancer vite" -

Mardi, les élus du Congrès ont interrogé un haut responsable du Département d'Etat spécialiste de l'Ukraine, George Kent.

Mercredi, ce sera le tour de Michael McKinley, conseiller du Secrétaire d'Etat Mike Pompeo jusqu'à sa démission en fin de semaine dernière.

L'ambassadeur américain auprès de l'Union européenne, Gordon Sondland, un proche de Donald Trump est très attendu jeudi.

"Nous voulons avancer vite", a expliqué l'élu démocrate Mark Pocan, en rappelant que l'objectif était de soumettre des articles de mise en accusation du président au vote de la Chambre des représentants avant la fin de l'année.

Il reviendra ensuite au Sénat d'organiser le procès de Donald Trump. Compte-tenu de la majorité républicaine dans cette enceinte, sa destitution est à ce stade peu probable.

Avec AFP

Quatrième débat démocrate en vue de la primaire

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Donald Trump appelle la Turquie à mettre fin à son opération militaire en Syrie

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Affaire ukrainienne: Trump veut voir le lanceur d'alerte témoigner au Congrès

Le lanceur d'alerte dans l'affaire ukrainienne s'est inquiété du fait que le président américain a demandé à son homologue ukrainien, lors d'une conversation téléphonique le 25 juillet, d'enquêter sur son rival potentiel à la présidentielle 2020, Joe Biden.

Donald Trump a déclaré lundi vouloir voir le lanceur d'alerte, dont le signalement a déclenché l'ouverture d'une procédure de destitution à son encontre, témoigner devant le Congrès américain.

"Il doit témoigner pour expliquer pourquoi il a si mal compris ma conversation ukrainienne", a tweeté le président américain.

Ce lanceur d'alerte s'est inquiété du fait que le président américain a demandé à son homologue ukrainien, lors d'une conversation téléphonique le 25 juillet, d'enquêter sur son rival potentiel à la présidentielle 2020, Joe Biden.

Les démocrates mènent depuis une enquête pour constituer un dossier de mise en accusation ("impeachment") du président, qu'ils accusent d'avoir "trahi" son pays.

Le président de la commission du Renseignement à la Chambre des représentants, Adam Schiff, "a maintenant l'air de ne pas vouloir que le lanceur d'alerte témoigne. NON!" s'est exclamé lundi matin Donald Trump.

"Nous devons déterminer l'identité du lanceur d'alerte pour déterminer POURQUOI ceci a été fait contre les Etats-Unis", a également réclamé le président.

Les démocrates ont au contraire insisté depuis le début de l'affaire sur la nécessité absolue de protéger l'anonymat de ce lanceur d'alerte, membre des services américains de renseignement.

Adam Schiff a déclaré récemment que son audition n'était pas forcément nécessaire puisque son signalement avait été rendu public, tout comme une transcription de l'appel téléphonique entre les présidents américain et ukrainien.

Donald Trump a, à de nombreuses reprises, affirmé que sa conversation avec le président Volodymyr Zelensky était "parfaite".

Mais les démocrates l'accusent d'avoir abusé de son pouvoir à des fins personnelles, et le soupçonnent d'avoir utilisé une aide militaire destinée à l'Ukraine pour faire pression sur son homologue.

- Série d'auditions -

Pour en savoir plus, ils avaient convoqué lundi une ancienne conseillère à la Maison Blanche sur les questions russes, Fiona Hill.

Mme Hill, qui a démissionné juste avant l'appel litigieux, a témoigné à huis clos pendant de longues heures devant trois commissions de la Chambre des représentants. Le contenu de ses déclarations n'avait pas filtré en fin d'après-midi.

Selon le New York Times, elle comptait décrire comment elle avait été tenue à l'écart de la politique de la Maison Blanche en Ukraine, tandis que l'avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani, mettait sur pied des réseaux de "diplomatie parallèle".

Elle devait également expliquer qu'elle s'était opposée au rappel de l'ambassadrice américaine à Kiev Marie Yovanovitch, accusée par des proches du président de ne pas être assez "loyale". L'ambassadrice a, elle, été auditionnée vendredi dernier par les parlementaires.

Les élus de la Chambre des représentants, qui étaient officiellement en vacances depuis deux semaines, n'ont pas vraiment quitté Washington et ont multiplié les injonctions pour faire avancer leur enquête.

Avec la rentrée du Congrès mardi, le rythme de leurs investigations devrait encore s'accélérer.

Ils doivent entendre mardi George Kent, un haut responsable du Département d'Etat chargé de la région, et jeudi l'ambassadeur américain auprès de l'Union européenne Gordon Sondland.

Proche de Donald Trump, cet homme d'affaires qui a fait fortune dans le secteur hôtelier avait échangé par SMS avec d'autres diplomates au sujet des attentes de la Maison Blanche envers l'Ukraine.

Avec AFP

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