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République du Congo

Les autorités congolaises demandent au FMI une aide d'urgence

Denis Sassou Nguesso lors d'une visite à Paris en France.

Le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, a demandé jeudi une aide d'urgence de 300 à 500 millions de dollars au Fonds monétaire international (FMI), qui souhaite de son côté que Brazzaville restructure sa dette auprès de deux négociants pétroliers.

"Au Fonds monétaire, nous demandons une aide qui peut aller vers 300, 400, 500 millions de dollars, pourquoi pas. Nous maintenons le contact avec les autorités du Fonds monétaire", a déclaré le président congolais dans un entretien à la chaîne France 24 et Radio france internationale (RFI).

"Notre Parlement vient d'approuver un collectif budgétaire qui réduit notre budget de moitié", a rappelé M. Sassou Nguesso sur les impacts de la pandémie du coronavirus dans son pays d'environ cinq millions d'habitants.

Le troisième pays pétrolier d'Afrique (310.000 barils/jour) anticipe une division par deux du prix du baril (de 50 à 25 dollars) en raison de la chute mondiale de la demande avec l'arrêt d'une partie de l'activité mondiale.

Le Congo-Brazzaville avait déjà été sévèrement touché par une première chute des cours en 2014, qui avait creusé sa dette.

En juillet dernier, le FMI avait accordé à Brazzaville 448,6 millions de crédit sur trois ans avec un premier décaissement de 44,9 millions de dollars.

Le FMI a gelé une deuxième tranche de crédit en décembre 2019, demandant notamment à Brazzaville de restructurer la partie de sa dette contractée auprès des négociants pétroliers suisses Glencore et Trafgiura, sous la forme d'emprunts gagés sur des remboursements en pétrole.

"Nos négociations avec les traders vont dans la bonne direction. Nous pensons que le FMI tient compte de tous ces éléments là et approuvera la demande d'aide d'urgence que nous avons formulée", a estimé le président congolais qui cumule 35 ans de pouvoir.

"Nous avons confiance, nous pensons que nous allons conclure avec Trafigura et Glencore", a-t-il insisté.

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Des agents des banques MUCODEC sont en grève à Brazzaville

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Trafic d’enfants: à Brazzaville, des condamnations et des doutes

Six Béninois condamnés à de lourdes peines de prison pour trafic d'enfants à Brazzaville, le 7 août 2020. (VOA/Arsène Séverin).

Après le verdict d'un tribunal pénal dans une affaire de traite des êtres humains, on s'interroge si le juge s'est empressé de conclure le cas sans respecter les droits des accusés.

La cour criminelle de Brazzaville a condamné six ressortissants du Bénin à des peines allant de trois à dix ans de prison ferme pour avoir organisé et entretenu la traite des enfants sur le territoire congolais.

Cette condamnation est contestée par les accusés qui estiment que le juge a subi des pressions extérieures, notamment des Américains.

"Les preuves de l’infraction n’ont pas été rapportées. Nous souhaitons que la justice congolaise puisse croître positivement, pas parce qu’il y a une pression américaine que nous sommes obligés de rendre des décisions pour faire plaisir", a déploré Me Kikoro, avocat de la défense.

Six personnes condamnées pour trafic d'enfants à Brazzaville
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Dans un tweet publié juste à la fin du procès, l’ambassade des Etats-Unis à Brazzaville avait en effet félicité le juge congolais chargé du dossier pour avoir organisé ce procès et condamné fermement les promoteurs du trafic des êtres humains dans le pays.

L’année dernière, des agents du FBI - la police fédérale américaine - ont formé à Brazzaville une vingtaine de gendarmes et policiers congolais sur ce phénomène. Les Etats-Unis mettent la pression sur le gouvernement congolais pour que celui-ci soit effectivement engagé dans la lutte contre la traite des personnes.

L’enquête de moralité initiée par le juge pendant le procès a révélé que les six ressortissants du Bénin ne disposaient pas titre de séjour régulier. Par ailleurs, quelques enfants touchés par cette traite ont été présentés devant le tribunal. Ils ont tous moins de 18 ans.

Selon une source proche du ministère de la Justice, le chef de l’Etat congolais s’apprête à promulguer la loi contre la traite des êtres humains. Cet instrument juridique est vivement attendu par les acteurs de la société civile.

Dans le procès qui s’est déroulé à la cour criminelle de Brazzaville, la direction générale des Affaires sociales s’était constituée partie civile. Le directeur général Christian Mabiala a encouragé le juge à accompagner son administration dans la traque des trafiquants.

"Ces condamnations ont été prononcées pour faire en sorte que le Congo ne soit plus un pays qui peut héberger ces trafiquants", a réagi M. Mabiala qui reconnaît par ailleurs que ce trafic se développe dans certaines villes du Congo comme Pointe-Noire, la capitale économique.

Dans la ville pétrolière, les ONG mettent des bouchons doubles, mais la répression ne suit pas. Le coordonnateur de la Commission diocésaine Justice et Paix, Brice Mackosso, appelle les autorités à organiser une traque plus élargie avec d’autres pays concernés par le phénomène.

"Il y a quelques avancées qui sont encore timides. Mais, il faut encore redoubler d’efforts. Il faudrait que les ministères concernés travaillent ensemble pour voir dans quelle mesure stopper ce phénomène depuis les pays d’origine", a-t-il suggéré.

Brazzaville: l’opposition rejette le vote par anticipation des forces de sécurité

Les partisans de Guy Brice Parfait Kolelas, président par intérim du Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégré manifestent au siège des candidats à Brazzaville le 23 mars 2016. / AFP / MARCO LONGARI

L'opposition congolaise s'est opposée lundi à un projet de loi prévoyant le vote par anticipation des membres des forces de défense et de sécurité du Congo, accusant les autorités de vouloir les utiliser à des fins électorales à la présidentielle de 2021.

"Ce projet de loi a été déjà déposé samedi au bureau du Parlement pour permettre aux gendarmes, policiers et militaires de voter avant afin de s’occuper exclusivement de la sécurisation du vote le jour du scrutin", selon le ministère des Relations avec le parlement.

"Voter une telle loi, c’est contribuer à la déchéance du pays" et "valider la fraude par le double vote et le bourrage d’urnes, au profit du candidat du Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir)", a dénoncé l’opposant Guy-Brice Parfait Kolélas, chef de l’Union des démocrates humanistes (UDH-Yuki).

La prochaine élection présidentielle au Congo est prévue en avril 2021 dans ce pays dirigé par le président Denis Sassou Nguesso, âgé de 77 ans dont 35 au pouvoir.

"Les bureaux ne seront pas tenus par des chefs militaires. Il n’y aura ni tricherie ni bourrage d’urnes, car vote anticipé ou pas, c’est toujours un électeur, une voix", a réagi une source gouvernementale ayant requis l'anonymat, interrogée par l'AFP.

Le président Sassou Nguesso avait fait modifier la Constitution en 2015 pour briguer un troisième mandat.

Six personnes condamnées pour trafic d'enfants à Brazzaville

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Les autorités ont accepté l'évacuation sanitaire de l'opposant Jean-Marie Mokoko

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