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République du Congo

Au Congo, "pas de menu fretin ni de gros poissons" face à la corruption

Le Président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, lors d'un sommet sur le fleuve Congo, le 29 avril 2018 à Brazzaville.

Le président congolais Denis Sassou Nguesso a promis samedi à son peuple d’engager une grande lutte contre la corruption et les délits économiques dans laquelle "il n’y aura ni menu fretin, ni gros poissons".

"Tout passera dans la nasse du droit et de la justice. Seule prévaudra la loi", a déclaré le dirigeant congolais en annonçant la création d'une Haute autorité de lutte contre la corruption lors de son message à la nation devant les élus.

La lutte contre la corruption, l’amélioration de la gouvernance économique et financière font partie des exigences du Fonds monétaire international (FMI).

Brazzaville négocie avec le FMI pour obtenir une facilité de crédit afin de relancer son économie plombée par la dette.

"Je mesure l’impatience du peuple qui attend que des têtes tombent", a ajouté le président qui cumule 34 ans au pouvoir (1979-1992, 1997-2018).

"Depuis 2002, le président Sassou Nguesso n’a cessé de répéter que la corruption est réelle et asphyxie l’économie. Mais ses déclarations ne sont jamais suivi d’effets", a déploré auprès de l’AFP Clément Miérassa président du Parti social-démocrate congolais (PSDC, opposition).

"Il y a un manque de volonté politique, alors qu’il faut être capable de faire une remise en cause. Nos dirigeants sont même cités dans des scandales pétrolier et financier", a-t-il ajouté.

"La vraie lutte contre la corruption doit commencer par les audits de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) et de la délégation générale des grands travaux dirigés par les proches du président", a dit pour sa part Roch Euloge Nzobo du Cercle pour les droits humains et le développement (CDHD).

La famille du président congolais a fait l'objet d'une enquête judiciaire en France à la suite d'une plainte de l'association Transparency International. L'ONG soupçonne le clan Sassou "d'avoir détourné, à son profit, une partie substantielle de la rente pétrolière" de ce pays d'Afrique centrale.

La justice française a saisi plusieurs propriétés de la famille ainsi qu’une dizaine de voitures de luxe dans cette enquête.

Des proches du président sont cités dans des enquêtes anticorruption conduites par des ONG.

Dernière en date, l'ONG Global Witness affirme que les géants pétrolier français Total et italien ENI, présents au Congo, et un ancien fonctionnaire du FMI, "ont tous fait des affaires avec Jose Veiga, un homme d’affaires lié au président de la République du Congo qui fait aussi l’objet d’une enquête au Portugal pour corruption au Congo Brazzaville".

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Le gouvernement congolais agrée un parti proche du général Mokoko

Anatole Limbongo Ngoka, président du PARADIS, un proche du général Mokoko, le 21 juin 2019. (VOA/Arsène Séverin)

Au Congo-Brazzaville, un compagnon du général Jean Marie Michel Mokoko, candidat malheureux à la présidentielle de 2016, et jusqu'ici en prison, Anatole Limbongo Ngoka a obtenu l'autorisation des autorités pour créer un nouveau parti politique, le Paradis.

Anatole Limbongo Ngoka, qui a également fait la prison, estime ainsi poursuivre le combat de Jean Marie Michel Mokoko et n'hésitera pas de se lancer dans la course de la présidentielle en 2021.

L'homme politique a été le coordonnateur national des comités de soutien du général Mokoko pendant la campagne présidentielle de 2016. Après avoir passé 30 mois en prison, à la suite de cette élection, il a créé son parti, le Paradis, pour poursuivre les idéaux de l'officier général, condamné à 20 ans de réclusions.

Le Paradis, nouveau parti politique
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Le parti d'Anatole Limbongo Ngoka a été agréé par le gouvernement. Le compagnon du général Mokoko a ensuite écrit au chef de file de l'opposition, Pascal Tsaty Mabiala, pour lui annoncer l'existence de ce parti qui ne cache pas ses ambitions pour la présidentielle de 2021.

"Si le général Mokoko restait en prison jusqu'à cette date, alors nous serions candidat, pour libérer le général et le Congo tout entier", a indiqué Limbongo Ngoka, qui estime toujours que Denis Sassou Nguesso reste un président de fait qui n'a pas gagné les élections de 2016.

Une dizaine de compagnons du candidat malheureux Jean Marie Michel Mokoko ont été libérés en octobre 2018, Limbongo Ngoka est le seul qui s'affiche politiquement aujourd'hui.

Le Paradis, nouveau parti politique

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Des étudiants congolais rapatriés de Cuba

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Les huissiers d'Afrique et d'Europe réunis à Brazzaville

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Brazzaville défend les accords signés avec Moscou

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