Liens d'accessibilité

Damas appelle les réfugiés syriens à revenir au pays


Des jeunes à Alep, libérée le 22 décembre 2016 ; Syrie, 13 janvier 2017.

Le gouvernement syrien a appelé les réfugiés à rentrer au pays, sans commenter directement le décret du président américain Donald Trump visant des ressortissants de pays à majorité musulmane.

Le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem "a renouvelé l'appel du gouvernement aux réfugiés syriens installés dans les pays voisins à rentrer au pays, réaffirmant sa disposition à les accueillir et leur assurer une vie digne", rapporte l'agence officielle Sana.

M. Mouallem se prononçait au cours d'une rencontre à Damas avec le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi.

Depuis la signature du décret américain vendredi, le régime syrien n'a pas réagi aux mesures interdisant l'entrée aux Etats-Unis à tous les réfugiés pendant 120 jours (et de façon indéfinie pour les réfugiés syriens). Le décret interdit aussi pendant 90 jours aux ressortissants de sept pays à majorité musulmane considérés comme des viviers terroristes par Washington: Iran, Irak, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen.

La déclaration de M. Mouallem intervient également au lendemain d'une nouvelle victoire des troupes du régime contre la rébellion, l'armée s'étant emparée dimanche de Wadi Barada près de Damas, une région vitale pour l'approvisionnement en eau de la capitale.

La capture de Wadi Barada, à 15 km au nord-ouest de la capitale privée d'eau potable depuis le 22 décembre, intervient plus d'un mois après la perte par les rebelles d'Alep (nord), deuxième ville de Syrie, leur plus importante défaite depuis le début de la guerre en 2011.

Les insurgés n'ont plus désormais de véritables fiefs que dans la Ghouta orientale, une région à l'est de Damas, dans la province d'Idleb au nord-ouest, et dans le sud.

La guerre en Syrie a fait plus de 310.000 morts et des millions de réfugiés et de déplacés.

Avec AFP

XS
SM
MD
LG