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Au sommet de l'UA, Guterres dénonce les frontières qui se ferment


Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, parle avec les employés des Nations unies, le 3 janvier 2017.

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a critiqué lundi la fermeture de nombreuses frontières, après le décret du président américain Donald Trump interdisant pendant trois mois l'entrée aux Etats-Unis de ressortissants de sept pays musulmans dont trois africains.

Les pays africains figurent parmi les "plus généreux" au monde pour les réfugiés, a rappelé M. Guterres, lors de la cérémonie d'ouverture d'un sommet de l'Union africaine dans Addis Abeba.

"Les frontières africaines demeurent ouvertes pour ceux qui ont besoin de protection quand de nombreuses frontières se ferment, y compris dans les pays les plus développés du monde", a déclaré le secrétaire général, qui participe à son premier sommet de l'UA, un mois après son entrée en fonctions.

La présidente sortante de la commission de l'UA, la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma s'est elle aussi inquiétée du nouvel environnement international, le 28e sommet de l'UA étant le premier organisé depuis l'accession à la Maison Blanche de Donald Trump, porteuse de nombreuses incertitudes pour le continent.

"Il est clair qu'au niveau mondial, nous entrons dans une période de turbulences. Par exemple, le pays même où nos peuples ont été emmenés comme esclaves a décidé d'interdire les réfugiés (originaires) de certains de nos pays", a déclaré Mme Zuma.

M. Trump a signé vendredi un décret interdisant pendant trois mois l'entrée aux Etats-Unis de ressortissants de sept pays musulmans dont trois africains --Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen --, provoquant une foule de manifestations et un tollé international.

"Qu'allons-nous faire à ce sujet? Assurément, c'est là l'un des plus grands défis et l'un des plus grands tests pour notre unité et notre solidarité", a ajouté la présidente de la commission.

Ce 28e sommet de l'UA est l'un des plus importants de ces dernières années: les dirigeants africains doivent examiner la demande de réintégration du Maroc dans leurs rangs et procéder à l'élection d'un nouveau président de la commission, deux sujets synonymes de divisions profondes au sein de l'organisation.

A l'ouverture du sommet, le président guinéen Alpha Condé a été désigné pour assurer pendant un an la présidence de l'organisation et succéder ainsi au Tchadien Idriss Déby Itno.

Avec AFP

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