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Le camp de Badibanga pris en compte dans le prochain gouvernement en RDC


Le Premier ministre de la RDC Samy Badibanga s’exprime lors d’une conférence de presse à Kinshasa, 20 décembre 2016.

Les différentes composantes de l’accord signé le 31 décembre à Kinshasa sous la médiation des évêques catholiques ont accepté de prendre en compte l’opposition proche du Premier ministre Samy Badibanga dans le partage des postes du prochain gouvernement. Un compromis a été conclu faisant avancer les tractations sur l'application de l'accord des prélats.

Ce compromis sur le partage des postes pour l’exécutif devant conduire la RDC aux élections en décembre 2017, permet de débloquer les tractations qui perdurent depuis plus de trois semaines.

L’accord du 31 décembre a été signé pour résoudre la crise causée par la non-tenue des élections avant la fin du dernier mandat du président Joseph Kabila le 19 décembre dernier.

Un gouvernement constitué de 53 postes ministériels plutôt de 46 comme préalable proposé sera mis en place selon le compromise trouvé jeudi soir.

"Pour que les violons s'accordent..., des gens qui sont actuellement au gouvernement ne se retrouvaient pas", le Rassemblement affirme que "nous devions nous faire violence pour augmenter légèrement la taille du gouvernement", déclare Martin Fayulu a radio Top Congo.

"C'était la variable qu'on pouvait bouger. Avec cette augmentation de la taille du gouvernement, on s'est mis d'accord sur le nombre pour chaque composante", précise-t-il.

Le Premier ministre doit être présenté le 5 février, selon lui.Les délégués de différentes composantes discutaient vendredi sur le mode de désignation du Premier ministre qui, selon l’accord du 31 décembre, doit être choisi par le Rassemblement, principale plate-forme d’opposition constituée autour d’Etienne Tshisekedi.

L’exigence de la majorité présidentielle selon laquelle cinq candidats devraient être présentés en vue de laisser au président Kabila appliquer son pouvoir discrétionnaire et constitutionnel sur le choix du Premier était le couac dans les tractations.

Le Rassemblement ne l’entend pas évidemment de cette oreille.
Les évêques qui tiennent à mettre fin à ces tractations. Ils ont demandé aux politiciens de se mettre d’accord avant samedi.

Pour faire avancer, il fallait ramener tout le monde à l’accord du 31 décembre, même les opposants qui se reconnaissent au Premier ministre Badibanga, retissents jusque-là. Cela a été fait.

M. Badibanga compliquait jusque-là l’équation. Nomme le 19 decembre decembre avant minuit, il est issu de l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps), parti d’Etienne Tshisekedi. Mais il a été rejeté par sa famille politique pour avoir pris part au dialogue tenu Edem Kodjo, facilitateur délégué par l’Union africaine, mais boycotté par la majeure partie de l’opposition. Sa nomination a été suivie d’émeutes dont le bilan approche une cinquantaine de morts.

Mais les proches de Badibanga, ministres de son gouvernement, ont rejoint Vital Kamerhe au dialogue conduit par les évêques et admettent que celui-ci était leur chef de file lors du premier dialogue.

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