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Concert en hommage à Aretha Franklin, avant ses funérailles

Le concert "Hommage du peuple à la Reine", Chene Park amphitheatre, Detroit, Michigan, le 30 août 2018 .

Un concert rendant hommage à l'incroyable carrière d'Aretha Franklin a fait chavirer d'émotion des milliers de fans jeudi soir à Detroit, à la veille des funérailles de la "Reine de la Soul".

Plus de 40 artistes sont montés sur scène pour interpréter les plus grands morceaux de la légendaire chanteuse américaine, morte à 76 ans le 16 août des suites d'un cancer du pancréas. Detroit, la ville bien-aimée d'Aretha Franklin, est aussi celle de la fameuse compagnie de disques "Motown".

Un concert "formidable" pour Tembley Reynolds, 60 ans, venu de Saginaw, dans le Michigan: "Les gens qui ne peuvent pas être là ne savent pas ce qu'ils manquent. Tout le monde a été génial!"

Les billets --gratuits-- sont partis en l'espace de quelques minutes pour ce concert en plein air au Chene Park Amphitheatre, une enceinte de 5.000 places où Aretha Franklin s'était elle-même produite.

The Four Tops, Dee Dee Bridgewater ou encore Angie Stone ont fait vibrer les fans aux sons de "Freeway of Love", un hymne à Detroit, et des incontournables "Say A Little Prayer" et "Respect", interprété, en guise de bouquet final, par l'ensemble des artistes.

Une chorale de gospel, clin d'oeil aux débuts musicaux de la "Reine de la Soul" dans la paroisse de son père, ancien pasteur, a également célébré son immense carrière de six décennies, qui a fait d'elle l'une des artistes les plus respectées des Etats-Unis.

- Une nuit de route -

Ce concert clôturait trois jours pendant lesquels des milliers de fans ont défilé devant son cercueil, d'abord au musée Charles H. Wright dédié à l'histoire des Noirs américains, mardi et mercredi, puis à la New Bethel Baptist Church jeudi.

Debra Demmings, 63 ans, dit avoir conduit toute la nuit depuis le Minnesota pour faire la queue devant l'église plus de quatre heures avant l'ouverture des portes.

"Je suis sur un nuage", confie-elle à l'AFP en comparant l'ambiance à celle de l'une des investitures de Barack Obama à laquelle elle a assisté. "C'était de l'amour pur. Tout le monde ensemble... J'ai eu le même sentiment ici aujourd'hui".

Sur l'un des murs de l'église, les mots "Queen" (Reine) et "Aretha" ont été écrits au moyen de ballons dorés et argentés.

Dans la file d'attente, estimée à près d'un kilomètre, régnait une ambiance de fête, avec des discussions joyeuses et des chansons.

La chanteuse avait été habillée mardi d'une robe et de chaussures à talons rouge vif. Mercredi, elle était vêtue de bleu et jeudi, en or rose avec escarpins à paillettes.

"Je voulais venir ici pour la joie, la célébration d'Aretha et de son héritage", dit Dorlena Orange, 68 ans. "C'est comme une fête. C'est beau, c'est magnifique".

La New Bethel Baptist Church était un lieu important pour Aretha Franklin: non seulement son père y officiait, mais c'est aussi là qu'elle organisait des dîners de Noël et de Thanksgiving pour paroissiens et personnes dans le besoin, et qu'elle a enregistré un album.

- Un moment de "joie" -

Attendus aux obsèques vendredi, l'ancien président Bill Clinton et Smokey Robinson entre autres doivent s'exprimer. L'évènement, sur invitation seulement, doit durer six heures et être ponctué d'hommages musicaux de Stevie Wonder et Ariana Grande notamment.

"Je crois que ça va être un office très gai (...), débordant de joie", a affirmé l'évêque Charles Ellis, pasteur au Greater Grace Temple où se tiendront les funérailles.

"Je pense que ce sera un moment de tristesse, un moment de joie, un moment de rires, il y aura des danses", a-t-il dit à l'AFP. "Ce sera entièrement à propos d'elle et de la manière dont elle nous a bénis avec sa musique gospel".

Reine incontestée de la soul, Aretha Franklin était l'une des plus grandes voix américaines et une figure emblématique de la communauté noire, qui a marqué des générations entières d'artistes.

Elle restera connue comme l'interprète inoubliable de "Respect". Le tube, composé par Otis Redding, lui offrira en 1967 les deux premiers Grammy Awards (sur 18) de sa carrière.

Sa voix sensuelle et puissante couvrant quatre octaves a influencé de nombreuses divas américaines: de Whitney Houston à Beyoncé, en passant par Mariah Carey et Alicia Keys.

Aretha Franklin, née dans un Sud ségrégationniste à Memphis, dans le Tennessee, fut aussi intimement liée au mouvement des droits civiques.

Avec AFP

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Destitution: assaut républicain contre un officier au témoignage accablant pour Trump

Le lieutenant-colonel Alexander Vindman, l'un des principaux témoins dans l'enquête en destitution contre Donald Trump.

Face aux attaques de la Maison Blanche et des républicains, un militaire américain a affirmé mardi avoir fait "son devoir" en alertant ses supérieurs sur un appel entre Donald Trump et le président ukrainien, au cœur de l'enquête en destitution visant le milliardaire.

En uniforme, le lieutenant-colonel Alexander Vindman, qui travaille au sein du Conseil de sécurité nationale à la Maison Blanche, a témoigné lors d'une audition publique au Congrès aux côtés de Jennifer Williams, conseillère spéciale du vice-président américain Mike Pence.

Les deux responsables ont écouté en direct le 25 juillet l'appel au cours duquel M. Trump a demandé à son homologue ukrainien d'enquêter sur Joe Biden, un de ses adversaires potentiels lors de la présidentielle de 2020. L'un et l'autre ont jugé cet échange "inapproprié".

Alexander Vindman, né à Kiev et arrivé à 3 ans aux Etats-Unis, a été assailli de critiques et d'insinuations de la part des défenseurs du président, qui ont mis en doute sa loyauté.

"Je n’ai jamais vu cet homme", a déclaré Donald Trump à la Maison Blanche, qualifiant les investigations de "farce".

Depuis le lancement de la procédure de destitution, fin septembre, il dénonce sans relâche une "chasse aux sorcières" et même une tentative de "coup d'Etat" menée par les démocrates qui l'accusent d'abus de pouvoir.

Le magnat de l'immobilier martèle que son appel avec l'Ukrainien Volodymyr Zelensky était "parfait". Il assure n'avoir exercé "aucune pression" sur son interlocuteur, qui s'est déclaré mardi "fatigué" du scandale.

Mais les démocrates soupçonnent Donald Trump d'avoir gelé cet été une aide militaire pour forcer la main à M. Zelensky. Cette enveloppe était cruciale pour le petit pays en guerre avec la Russie, a souligné M. Vindman.

M. Vindman a tenu à "souligner" que c'est par "sens du devoir" qu'il avait fait part de ses "inquiétudes" aux services juridiques de la Maison Blanche immédiatement après l'appel.

Précisant qu'elle avait écouté, dans le cadre de ses fonctions, "environ une dizaine d'autres conversations téléphoniques présidentielles", Jennifer Williams a de son côté expliqué qu'elle avait trouvé "l'appel du 25 juillet inhabituel" car il évoquait des questions de politique intérieure américaine.

- Attaques "répréhensibles" -

Le président américain et ses alliés républicains ont tenté de dépeindre ces deux hauts conseillers comme étant contre M. Trump, ce qu'ils ont chacun démenti.

En pleine audition, la Maison Blanche a également mis en doute, sur son compte Twitter, le "discernement" de M. Vindman, qui reste son conseiller. Tour à tour, les élus républicains ont également avancé que certains de ses collègues le soupçonnaient d'avoir fait fuiter des informations.

Ces derniers propos ont mené à une passe d'armes sur le mystérieux lanceur d'alerte qui a dévoilé l'affaire au grand jour. Les républicains ont insinué que le lieutenant-colonel aurait pu être l'une des sources du lanceur d'alerte.

M. Vindman, qui a quitté enfant l'Union soviétique, a reconnu que les Ukrainiens lui avaient proposé de devenir leur ministre de la Défense, mais a assuré avoir immédiatement refusé. Il a contrecarré les critiques républicaines en lisant une évaluation dithyrambique de son travail, datant de cet été.

Il a affirmé que les attaques contre les témoins convoqués au Congrès étaient "répréhensibles".

"Je suis Américain, je suis arrivé dans ma petite enfance aux Etats-Unis", a-t-il expliqué.

- "Papa, ne t'inquiète pas" -

Son père a décidé de fuir l'antisémitisme de l'Union soviétique quand Alexander Vindman avait trois ans et la famille s'est installée à New York, où lui et ses deux frères ont grandi comme de petits Américains avant de s'engager, tous les trois, dans l'armée des Etats-Unis.

"Je voulais passer ma vie à servir cette nation qui a donné refuge à ma famille", a-t-il expliqué lors de son audition. Envoyé en Irak en 2004, il a reçu une décoration après avoir été blessé par un engin explosif.

Parlant couramment l'Ukrainien et le Russe, diplômé de la prestigieuse université d'Harvard, il a ensuite travaillé dans les ambassades américaines à Kiev et Moscou. Depuis 2018, il occupe un poste de conseiller sur les affaires européennes au sein du Conseil de sécurité nationale à la Maison Blanche.

Son frère jumeau, Yevgeny, travaille-lui au sein des services juridiques de la présidence. Mardi, Alexander Vindman a fréquemment fait référence à ce "petit" frère, né "huit secondes" après lui et assis juste derrière lui pour le soutenir face aux assauts républicains.

Nerveux dans les premières minutes, il a peu à peu gagné en assurance, n'hésitant pas à reprendre un élu qui l'avait appelé "Monsieur Vindman". "C'est lieutenant-colonel Vindman."

Accusé d'avoir été mal perçu par sa hiérarchie, il a dégainé une évaluation de sa supérieure le qualifiant de "brillant". Il a assuré être "non partisan".

Dans son introduction, il avait remercié son père d'avoir choisi d'émigrer aux Etats-Unis.

"En Russie, témoigner en public dans une enquête contre le président me coûterait certainement la vie", avait-il souligné avant d'ajouter: "Papa, ne t'inquiète pas, ça va aller même si je dis la vérité."

- Biden visé -

Interrogés par une élue républicaine, les deux témoins ont reconnu que la présence de Hunter Biden au conseil d'administration d'un grand groupe gazier ukrainien, Burisma, alors même que son père était vice-président des Etats-Unis pouvait donner l'impression d'un conflit d'intérêt.

Leurs témoignages marquent le coup d'envoi d'une semaine d'auditions marathon, avec neuf dépositions attendues d'ici jeudi.

L'enchaînement rapide de ces témoignages laisse penser que les démocrates, qui contrôlent la Chambre des représentants, espèrent pouvoir voter rapidement sur la mise en accusation formelle du président ("impeachment").

Donald Trump devrait toutefois échapper à une destitution, la charge de le juger revenant au Sénat, aux mains des républicains, qui continuent de faire bloc autour de lui.

Les témoignages se poursuivront dans l'après-midi.

L'émissaire américain en Ukraine, Kurt Volker, pourrait se retrouver en position inconfortable.

Le diplomate a reconnu avoir mis en contact des responsables ukrainiens et l'avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani, qui a mené pendant des mois une campagne pour convaincre Kiev d'enquêter sur Joe Biden.

Timothy Morrison, lui aussi membre du Conseil de sécurité nationale, témoignera à ses côtés.

Trump furieux des spéculations sur son état de santé

Le président Donald Trump lors d'un point de presse au jardin Rose de la Maison Blanche, Washington, 25 janvier 2019.

"La presse dans ce pays est dangereuse!": Donald Trump s'est dit furieux mardi des spéculations sur son état de santé à la suite d'une visite impromptue ce week-end dans un hôpital militaire proche de Washington.

Le président américain, 73 ans, s'est rendu samedi à l'hôpital Walter Reed pour, selon les termes de la Maison Blanche, "entamer sa visite médicale annuelle". Cette visite, qui n'avait pas été annoncée à l'avance, et qui intervient neuf mois seulement après la précédente, a suscité des interrogations.

"Je suis allé passer une visite médicale. Je reviens et ma femme me dit: +Chéri, ça va ? Que se passe-t-il ? Ils disent que tu as peut-être eu une crise cardiaque+", a raconté M. Trump lors d'une réunion à la Maison Blanche avec les membres de son gouvernement.

"J'étais là-bas peu de temps, la routine, j'ai fait une partie (de la visite médicale), le reste aura lieu en janvier", a-t-il poursuivi, avant de lancer une diatribe contre les médias.

"Ces gens sont malades! La presse dans ce pays est dangereuse! Nous n'avons pas de liberté de la presse dans ce pays, nous avons l'opposé! Nous avons des médias corrompus et j'espère qu'ils vont se ressaisir parce que c'est très très mauvais et très très dangereux pour notre pays".

Le médecin de la Maison Blanche a publié dimanche soir un communiqué affirmant que, "en dépit de certaines spéculations", M. Trump n'avait pas ressenti de douleur à la poitrine, et n'avait été ni diagnostiqué ni traité pour des problèmes "urgents ou aigus".

Lors de son précédent examen en février, le docteur Sean Conley avait établi que son célèbre patient était "en très bonne santé".

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