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Cinq migrants meurent au large de l'Espagne

Des migrants dans le port de Malaga, Espagne, le 7 décembre 2017.

Cinq migrants sont morts en tentant de gagner l'Espagne par la mer, ont annoncé les secours en mer espagnols qui recherchaient toujours des embarcations avec plus de 100 passagers à leur bord.

Les garde-côtes ont secouru 54 migrants mercredi soir dans deux embarcations, mais ont retrouvé quatre cadavres dans l'eau, noyés après le retournement d'un des canots à une quarantaine de kilomètres des côtes marocaines, a expliqué à l'AFP une porte-parole des secours.

Un cinquième est mort d'un arrêt cardiaque après avoir été secouru, a-t-elle ajouté.

Jeudi, les secours cherchaient encore deux embarcations dans la mer d'Alboran, à l'est du détroit de Gibraltar qui sépare le Maroc de l'Espagne, avec 107 personnes à leur bord.

Les recherches étaient entravées par le mauvais temps, qui empêchait les hélicoptères de survoler la zone.

>> Lire aussi : Deux Africains morts à Ceuta après avoir franchi la clôture frontalière

L'Espagne est la troisième porte d'entrée de l'immigration clandestine vers l'Europe, derrière l'Italie et la Grèce.

La route vers l'Espagne, passant par le Maroc, est de plus en plus empruntée par les migrants qui évitent la Libye en proie au chaos.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de 22.400 personnes sont arrivées en Espagne par voie maritime en 2017 et 223 ont perdu la vie.

Depuis le début de l'année, près de 3.800 migrants ont gagné l'Espagne par voie maritime et au moins 181 sont morts pendant la traversée.

Avec AFP

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Les pays membres de l'OIT ratifient une convention sur le travail des enfants

Un membre du personnel de l'OIT debout à côté d'un panneau montrant le logo de l'OIT, avant l'ouverture de la 95e Assemblée de l'Organisation internationale du travail (OIT) au siège européen des Nations Unies à Genève , Suisse, mercredi 30 mai 2007. (KEYSTONE / Salvatore Di Nolf

Vingt-et-un ans après son élaboration, une convention visant à éradiquer les pires formes de travail des enfants a été adoptée par l'ensemble des 187 États membres de l'Organisation internationale du travail, avec la ratification mardi de Tonga.

"Pour la première fois dans l'histoire de l'OIT, une convention internationale du travail a été ratifiée par tous les États membres, la convention 182 sur les pires formes de travail des enfants, après sa ratification par le royaume de Tonga", un État polynésien (Pacifique Sud), a annoncé Guy Ryder, le directeur général de l'OIT lors d'une conférence de presse en ligne.

Pour Guy Ryder, cela "reflète un engagement mondial selon lequel les pires formes de travail des enfants, telles que l'esclavage, l'exploitation sexuelle, l'utilisation des enfants dans les conflits armés ou d'autres travaux dangereux ou illicites qui compromettent la santé, la moralité et le bien-être psychologique des enfants, n'ont pas leur place dans notre société".

Si théoriquement, désormais "tous les enfants du monde entier bénéficient d'une protection juridique essentielle contre les pires formes de travail des enfants", le directeur général de l'OIT a reconnu qu'il restait "d'énormes défis" à surmonter.

Selon une étude conjointe de l'Organisation des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et de l'OIT, institution spécialisée de l'ONU, le nombre d'enfants qui travaillent dans le monde a diminué de 94 millions depuis 2000.

Cependant, 152 millions d'enfants restaient contraints au labeur, dont 73 millions accomplissaient des travaux dangereux, selon les dernières estimations de l'OIT portant sur la période 2012-2016.

Et les progrès dans la réduction de ce nombre "ralentissent" aujourd'hui, voire pourraient être anéantis par la pandémie de Covid-19.

La crise découlant de la pandémie risque de conduire pour la première fois en vingt ans à une hausse globale du travail des enfants, avec des millions supplémentaires forcés de travailler quand leurs familles plongent dans la pauvreté, a déjà averti l'ONU.

Soixante-dix pour cent de l’ensemble du travail des enfants concernent l’agriculture et sont essentiellement liés à la pauvreté et aux difficultés de leurs parents à trouver un travail décent.

Selon le texte de la convention, "tout pays qui (la) ratifie doit prendre des mesures immédiates et efficaces pour assurer l'interdiction et l'élimination des pires formes de travail des enfants et ce, de toute urgence".

Parmi ces pires formes, sont compris notamment, l'esclavage, la servitude pour dettes, le travail forcé ou obligatoire, y compris en vue de leur utilisation dans des conflits armés, toute activité illicite (prostitution, pornographie, production et trafic de stupéfiants) ou nuisible à la santé, la sécurité ou la moralité de l'enfant.

"Lorsqu'un pays s'engage légalement à agir d'une certaine manière, cela nous donne un véritable levier pour progresser", a estimé M. Ryder.

"Cela fait une différence mais ce n'est pas une solution miracle", a-t-il reconnu.

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