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États-Unis

Chronologie des activités de Donald Trump avant la contraction du Covid-19

Le président Donald Trump et la première Dame Melania Trump monte à bord de l'Air Force One à Washington, le 29 septembre 2020.

À seulement un mois des élections, le président Donald Trump a eu un emploi du temps chargé pendant la semaine où le coronavirus l'a frappé. Le président américain a tweeté vendredi matin que lui et la première dame Melania Trump avaient été testés positifs pour le coronavirus.

Lundi 28 septembre

- Doanld Trump a observé un camion produit par Lordstown Motors sur la pelouse sud de la Maison Blanche lors d'un événement auquel ont participé deux membres du Congrès et trois représentants du fabricant de Lordstown, Ohio.

- Le président américain a organisé un événement Rose Garden pour annoncer les efforts de son administration pour distribuer des millions de kits de test de coronavirus aux États-Unis. L'événement est suivi par des fonctionnaires de l'administration, dont le vice-président Mike Pence, des membres du Congrès et des représentants de l'État.

Mardi 29 septembre

- Donald Trump s'est rendu à Cleveland pour un débat présidentiel de 90 minutes contre son rival démocrate Joe Biden. Les deux hommes sont tous deux testés avant le débat et se tiennent derrière des lutrins placés à bonne distance l'un de l'autre. Ils ne portent pas de masques lors de cet événement.

- L'assistant de la Maison Blanche, Hope Hicks, fait partie de l'entourage qui se rend en Ohio avec le président à bord d'Air Force One pour le débat, y compris des membres de la famille Trump. Les enfants de Donald Trump et certains de ses collaborateurs ne portent pas de masques pendant le débat, enfreignant les règles de l'hôte.

Mercredi 30 septembre

- Donald Trump s'est rendu au Minnesota pour poursuivre sa collecte de fonds dans la maison d'un particulier de la banlieue de Minneapolis et pour un rassemblement en plein air à Duluth.

- Hope Hicks fait partie des assistants de la Maison Blanche qui accompagnent Trump lors du voyage. Elle se sent mal au retour et s'isole à bord d'Air Force One.

Jeudi 1er octobre

- Hope Hicks est testé positif pour le coronavirus.

- Donald Trump s'est envolé pour sa station balnéaire de Bedminster dans le New Jersey pour une collecte de fonds privée.

- Donald Trump annonce dans un entretien en soirée sur Fox News que lui et la première dame sont testés pour le coronavirus. Il tweete plus tard qu'ils vont "commencer notre processus de quarantaine!"

Vendredi 2 octobre

- Donald Trump tweete peu avant 1 heure du matin que lui et la première dame ont été testés positifs pour le virus et "commencera immédiatement notre processus de quarantaine et de récupération".

- Le Dr Sean Conley, médecin du président, publie une déclaration selon laquelle le président et la première dame "vont bien tous les deux en ce moment, et ils prévoient de rester chez eux à la Maison Blanche pendant leur convalescence".

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L'administration Trump lance officiellement le processus de transition

Le président américain élu Joe Biden au théâtre qui lui sert de quartier général de transition à Wilmington, dans le Delaware, aux États-Unis, le 10 novembre 2020.

Lundi, l'administration Trump a officiellement reconnu que Joe Biden avait remporté les élections et qu'il avait donc le droit d'accéder aux ressources prévues pour la période de transition jusqu'au 20 janvier, date à laquelle le président élu est censé prêter serment.

Dans une lettre adressée à l'ancien vice-président, la responsable de l'Administration des services généraux (GSA), Emily Murphy, a écrit : "J'ai déterminé que vous pouvez accéder aux ressources et services post-électoraux".

Plus précisément, écrit-elle, M. Biden pourront disposer de 6,3 millions de dollars, plus 1 million pour l'orientation et l'intégration de l'équipe entrante.

Cette décision ouvre la voie au début de la transition et permet à M. Biden de coordonner avec les agences fédérales les plans de gestion des affaires courantes jusqu’à la passation du pouvoir.

En plus d'avoir accès aux fonds alloués pour la transition, l'équipe Biden peut désormais demander des enquêtes de moralité pour les personnes qui sont envisagées pour des postes clés.

Covid-19: La CDC autorise le recours à un traitement expérimental aux anticorps

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Plainte contre une appli accusée d'avoir permis à l'armée américaine de collecter des données

Géolocalisation via les applications de smartphone.

L'application de prières Muslim Pro, qui revendique 95 millions d'utilisateurs, est visée par une plainte à Paris de dizaines d'utilisateurs français, qui l'accusent d'avoir vendu des données personnelles à une société renseignant in fine l'armée américaine, a-t-on appris auprès de leurs avocats.

Ces utilisateurs, dont la plainte a été dévoilée par la radio RTL et doit être déposée mardi à Paris, réclament une enquête pour "atteinte aux droits de la personne résultant des fichiers ou des traitements informatiques", "abus de confiance", "mise en danger de la vie d’autrui" et "complicité d’assassinat".

Cette action judiciaire fait suite à la publication le 16 novembre d'une enquête du média en ligne Vice, affirmant que des services de l’armée américaine achètent les données de géolocalisation d’utilisateurs d’applications privées à travers le monde.

Dans le cas de Muslim Pro, dont l'option de géolocalisation permet de déterminer l'heure de la prière, des données ont été vendues à "une société appelée X-Mode, qui obtient les données de localisation directement des applications, puis vend ces données à des sous-traitants et, par extension, à l'armée", explique Vice.

"Le commandement des opérations spéciales des États-Unis (USSOCOM) a acheté un accès aux données de Locate X pour aider aux opérations des forces spéciales à l'étranger", affirme Vice. Le média soulève la question d'un possible usage de ces données par les Etats-Unis pour mener des exécutions extrajudiciaires contre des suspects de "terrorisme" via des frappes de drone, précisant n'en avoir pas eu connaissance à ce jour.

Dans un communiqué le 17 novembre, Muslim Pro a annoncé sa décision "de mettre fin à (ses) relations avec tous les partenaires de données, y compris X-Mode", leur partenaire depuis quatre semaines.

L'entreprise, fondée par un Français et basée à Singapour, affirme avoir "lancé une enquête interne (...) pour confirmer que toutes les données des utilisateurs ont été traitées conformément à toutes les exigences existantes".

Les avocats des plaignants, Xavier Nogueras, Vincent Brengarth et William Bourdon, sollicitent "une enquête sur des faits d’une gravité certaine qui, s’ils sont établis, apparaissent clairement être un cas d’école de l’instrumentalisation pouvant être faite de données personnelles des utilisateurs".

"Des logiques économiques pulvérisent l'impératif de protection de la vie privée", dénoncent-ils dans une déclaration à l'AFP.

Menacé de sanctions, Western Union ferme ses bureaux à Cuba

Un bureau de Western Union à La Havane, le 28 décembre 2010 (Reuters)

Le groupe américain de transfert d'argent Western Union a fermé lundi ses bureaux à Cuba sous la pression de Washington, empêchant des milliers de Cubains de recevoir de l'argent envoyé par leurs familles installées à l'étranger.

"Le gouvernement des Etats-Unis: unique responsable de la fin ce jour (lundi) des envois (d'argent) par Western Union", a réagi sur Twitter le président cubain Miguel Diaz-Canel.

La fin des activités de Western Union, qui possède plus de 400 agences dans tout le pays, met un coup d'arrêt aux "circuits officiels et sûrs pour l'envoi d'argent" de l'étranger et notamment des Etats-Unis et incite à "l'illégalité" pour effectuer ces transferts, a ajouté le quotidien d'Etat Granma.

La fermeture du groupe américain fait suite à une décision de Washington d'inclure Fincimex, le partenaire local de Western Union, dans une liste du département du Trésor de plus de 200 entreprises cubaines, toutes gérées par les militaires selon le gouvernement américain, et avec lesquelles aucune entreprise américaine ne peut faire des affaires.

Précieux soutien au quotidien de nombreuses familles sur l'île, les "remesas" - envois d'argent de Cubains à l'étranger vers leurs proches restés au pays - étaient estimées en 2017 par l'économiste Carlos Mesa-Lago à 3,5 milliards de dollars par an, soit plus que le tourisme.

Mais l'embargo de Washington, en vigueur depuis 1962, n'a cessé d'être renforcé sous le mandat du président américain Donald Trump, compliquant notamment les transferts d'argent vers Cuba.

Les Cubains espéraient toutefois lundi que la suspension des activités de Western Union sur l'île serait temporaire après les déclarations du président-élu Joe Biden.

Ce dernier a annoncé que ses premières mesures vis-à-vis de l'île socialiste seraient le rétablissement des "remesas" ainsi que des voyages des Américains à Cuba.

Transition américaine: les démocrates de plus en plus frustrés

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