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CAN-2019: pour ou contre l'Algérie, le dilemme égyptien

Des supporters algériens, le 30 juin 2014.

"Viva l'Algérie" ou "tout sauf l'Algérie": les supporters égyptiens sont partagés entre ceux qui soutiennent leurs "frères arabes" pour la finale de la CAN-2019 au Caire, et les irréductibles qui perpétuent la rivalité historique entre les deux pays.

Dix ans après le caillassage du bus des joueurs algériens au Caire, la haine a-t-elle quitté les deux camps ? Dimanche lors de la demi-finale Algérie - Nigéria, le soutien ostentatoire de certains supporters égyptiens aux Super Eagles a déclenché quelques accrochages avec des Algériens.

"En termes de performance, ils méritent d'être en finale et de la gagner contrairement à notre propre équipe", concède Mohamed, alors que l'Egypte, pays-hôte, a été éliminée dès les huitièmes de finale.

"Mais j'espère qu'ils ne vont pas remporter la compétition", s'empresse d'ajouter ce comptable de 32 ans, en évoquant de vieilles "querelles".

L'origine de cette inimitié ? L'attaque du bus des joueurs algériens, faisant plusieurs blessés avant un match de qualification au Mondial-2010, qui avait dégénéré en violents affrontements entre supporters, puis en crise diplomatique.

A la suite de ces événements, qui se sont répétés à plusieurs reprises depuis, les appels aux calmes de part et d'autre n'ont pas empêché les accusations tous azimuts par voie de presse, convocations de diplomates et protestations formelles des deux pays.

- "Aucun problème sécuritaire" -

Depuis le début de la CAN-2019, la présence des forces de l'ordre s'est renforcée dans les rues et surtout autour des stades, dans un pays où l'enjeu sécuritaire restait le défi majeur de l'organisation de la compétition, notamment face à l'afflux progressif des supporters des "Fennecs".

"Jusqu'à présent, il n'y a ni problèmes, ni différends, ni crises d'ordre sécuritaire", assure un fonctionnaire du ministère de l'Intérieur qui a requis l'anonymat.

"Les célébrations (des supporters algériens) dans les rues se sont déroulées en présence d'Egyptiens sans mécontentement ou problème", a-t-il assuré.

Car, en dépit des anciennes tensions footballistiques entre les deux pays, de nombreux Egyptiens se tiennent derrière les Algériens, dans les stades ou dans les rues, au nom de l'unité arabe.

"Je vais les supporter car nous sommes tous arabes mais en temps normal je ne les soutiens pas vraiment après ce qu'il s'est passé", confie sans grand engouement Ali, un étudiant de 23 ans.

"A l'époque j'avais 13 ans. Je m'en souviens à peine, beaucoup de choses se sont passées", raconte ce fan du club d'Al-Ahly, qui refuse de tourner complètement la page des affrontements.

- "Débat nouveau et positif" -

"Après les événements de 2009, les gens soutenaient n'importe qui contre l'Algérie", se souvient Hatem Maher, journaliste sportif. Mais, selon lui, le fait que la question se pose désormais de supporter ou non les Fennecs est "un débat nouveau et positif".\

"La tension a diminué de manière notable", observe-t-il, mettant en avant l'absence de matches à enjeu au cours de la dernière décennie, l'émergence d'une nouvelle génération de fans mais aussi les "changements politiques".

"Après la révolution de janvier 2011, beaucoup de gens ont commencé à revenir sur ce qui s'était passé et ont accusé Hosni Moubarak (l'ex-président déchu lors de ce soulèvement populaire, ndlr), ses fils et ses médias, d'être les vrais responsables des tensions entre les deux pays et leurs supporters", observe-t-il.

"Entre l'Algérie et l'Egypte, à l'époque, il y avait aussi une rivalité politique pour savoir qui historiquement était le leader du monde arabe", ajoute Pascal Boniface, directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques et auteur de "Géopolitique du sport".

"Les deux régimes étaient en difficulté et comptaient un peu sur l'équipe nationale pour redorer leur blason", explique-t-il.

Aujourd'hui, pour certains Egyptiens, les Fennecs doivent l'emporter. "Les Algériens sont en fête. Pourquoi ne serions-nous pas heureux pour eux ?", se demande Mohamed, ancien entraîneur de foot à la retraite.

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Le foot, pour lutter contre la stigmatisation

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Alain Giresse n'est plus sélectionneur de la Tunisie

Alain Giresse lors d'un match entre le Sénégal et l'Algérie, Guinée Equatoriale, le 27 janvier 2017

La Fédération tunisienne de football (FTF) a annoncé mercredi avoir mis fin "à l'amiable" à son contrat avec l'entraîneur français Alain Giresse, ancien joueur star des années 1970-80, qui occupait le poste de sélectionneur depuis moins d'un an.

Dans un bref communiqué publié sur sa page Facebook, la FTF ne précise pas les raisons de cette décision, ni le nom du nouveau sélectionneur des Aigles de Carthage.

En décembre 2018, M. Giresse avait signé un contrat de 18 mois renouvelable pour entrainer l'équipe nationale tunisienne en remplacement du Tunisien Faouzi Benzarti.

Après des débuts chaotiques, la Tunisie s'est, cette année, hissée en demi-finale de la Coupe d'Afrique des nations, où elle a été battue par le Sénégal.

Giresse, 67 ans, a longtemps été un pilier des Girondins de Bordeaux et de l'équipe de France (47 sélections). Comme entraîneur, il a successivement dirigé le Gabon (2006-2010), le Mali (2010-2012) et le Sénégal (2013-2015), avant de retourner au Mali entre 2015 et 2017.

Il a démissionné en septembre 2017, à la suite des mauvais résultats de la sélection lors des qualifications pour le Mondial-2018 en Russie, auquel elle n'a pas participé.

La Kényane Hellen Obiri s'alignera sur 5.000 et 10.000 m aux Mondiaux d'athlétisme

Hellen Onsando Obiri lors du 5.000 m des jeux olympiques d'été, Rio de Janeiro, le 16 aout 2016

La spécialiste kényane du demi-fond Hellen Obiri a annoncé mercredi qu'elle allait s'aligner à la fois sur le 5km et sur le 10km aux Mondiaux de Doha (28 septembre-6 octobre).

Disposant d'une wild card pour le 5.000 m dont elle est la tenante du titre, elle s'est qualifiée pour le 10.000 m en terminant deuxième de la course qualificative de la fédération kényane mercredi, derrière la médaillée de bronze aux Mondiaux de 2017 Agnes Tirop.

Obiri ambitionne de devenir l'une des rares athlètes à gagner sur les deux distances lors d'un même championnat. "Le temps humide m'a été favorable les trois fois où j'ai couru à Doha", a justifié la coureuse de 29 ans à l'AFP.

"Je sais que la mission sera dure mais je compte augmenter mon entraînement les cinq prochaines semaines avant de partir à Doha".

La Fifa nomme un comité de normalisation à la fédération égyptienne

Mohamed Salah remporte le match de qualification à la CAN 2019 entre l’Egypte et le Niger, Egypte, le 8 septembre 2018.

Un comité de normalisation a été nommé par la Fifa pour gérer la Fédération égyptienne de football (EFA), à la suite de la démission de son président durant la Coupe d'Afrique des Nations, a annoncé mardi l'instance.

Le président de la Fédération égyptienne, Hani Abou Rida, avait présenté "sa démission" et "limogé" toute l'équipe technique de la sélection nationale après son élimination surprise début juillet en 8e de finale de la CAN, disputée en Egypte.

Tous les membres du conseil d'administration de la fédération avaient également été invités à présenter leur démission.

"Conformément à ses statuts", la FIFA a nommé un comité de normalisation qui devra notamment "assurer la gestion des affaires courantes" et "organiser des élections pour tous les membres de l'EFA", a indiqué l'instance dans un communiqué.

Ce comité, composé de cinq personnes, est présidé par Amr Youssef Hassan El Ganainy.

La mission de ce comité expirera au plus tard au 31 juillet 2020.

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