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Nigeria

Boko Haram attaque une base militaire et une ville dans le nord-est

Une camionnette de patrouille de police brûlée reste abandonnée sur le bord d'une route déserte à Damaturu, dans l'État de Yobe, au Nigeria le 7 novembre 2011.

Des combattants du groupe jihadiste Boko Haram ont envahi une base militaire et pillé une ville dans le nord-est du Nigeria, en proie à une sanglante insurrection armée depuis 10 ans, a-t-on appris mardi auprès d'une source sécuritaire et d'habitants.

Des hommes soupçonnés d'appartenir à la faction de l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap) ont pris d'assaut lundi soir une base militaire en périphérie de la ville de Gajiram, située à 80 km de la capitale régionale Maiduguri.

Arrivés à bord de neuf pick-up, "ils ont délogé les soldats de la base après des combats", a déclaré à l'AFP une source sécuritaire sous couvert d'anonymat.

"Nous ne connaissons pas l'étendue des dégâts et des pillages dans la base, une évaluation est en cours", a déclaré la source en poste dans la région.

Aucun bilan n'était disponible dans l'immédiat concernant d'éventuelles victimes du côté de l'armée comme des insurgés.

Les jihadistes sont ensuite entrés dans Gajiram, où ils ont pillé des magasins et tiré des coups de feu en l'air, obligeant les habitants à se réfugier dans leurs maisons ou à fuir en brousse.

"Les hommes armés ont pénétré dans la ville vers 18h00 (17h00 GMT) après avoir vaincu les soldats de la base", a déclaré Mele Butari, un habitant de Gajiram.

"Ils sont restés près de cinq heures. Ils sont entrés par effraction dans les magasins et ont pillé les stocks de nourriture", a ajouté M. Butari, avant de préciser: "ils n'ont blessé personne et n'ont fait aucune tentative d'attaquer les gens qui s'étaient réfugiés dans la brousse ou chez eux".

Des habitants ont vu mardi matin des soldats revenir vers la ville depuis la brousse environnante, probablement après avoir fui durant l'attaque.

Gajiram et la base militaire attenante ont été attaquées à plusieurs reprises par les jihadistes. En juin 2018, une attaque d'Iswap avait fait neuf morts parmi les soldats.

Des dizaines de bases militaires ont ainsi été attaquées depuis un an par la faction affiliée à l'Etat islamique, qui cible principalement l'armée et les symboles de l'Etat.

Dimanche au moins 30 personnes ont été tuées et 40 blessées à Konduga (nord-est) dans un triple attentat-suicide attribué cette fois à la faction loyale au leader historique de Boko Haram, Abubakar Shekau.

L'insurrection a fait plus de 27.000 morts et 1,8 million de déplacés au Nigeria depuis 2009.

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Enlèvements contre rançon, une pratique courante au Nigeria

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Premier jour de travail pour Ngozi Okonjo-Iweala à l'OMC

La nouvelle directrice générale de l'Organisation mondiale du commerce, Ngozi Okonjo-Iweala, marche à l'entrée de l'OMC après une séance photo à son arrivée au siège de l'OMC pour prendre un bureau à Genève, en Suisse, le 1er mars 2021.

A peine arrivée, la nouvelle cheffe de l'OMC, Ngozi Okonjo-Iweala, a appelé lundi à débloquer les négociations sur les aides à la pêche, au premier jour d'un mandat historique à la tête d'une institution en crise en pleine pandémie.

"J'arrive dans une des plus importantes institutions du monde et on a beaucoup de travail. Je me sens prête", a lancé la Dr Ngozi, à son arrivée, tôt, à l'élégant siège de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), sur les berges du lac Léman.

La première femme et première Africaine à diriger l'OMC n'a pas perdu une minute et a inauguré en début de matinée une sculpture sur glace représentant des poissons, installée par des ONG, en compagnie de l'ambassadeur colombien Santiago Wills, président des négociations sur les subventions à la pêche, qui sont au point mort.

"Nous avons vraiment le sentiment que la surpêche, la surcapacité et la pêche illégale sont des facteurs qui nuisent à la durabilité. C'est pourquoi il est important (...) que nous achevions les négociations le plus rapidement possible", a-t-elle déclaré, en indiquant que sa présence a pour but d'essayer de soutenir M. Wills pour "tenter de débloquer la situation".

Elle également placé la journée sous le signe de l'écoute alors que s'ouvre la première réunion du Conseil général (1-2 mars), et qu'elle doit rencontrer aussi les directeurs généraux adjoints, qui ont piloté l'institution pendant les six mois de vacance de pouvoir et une partie de ses équipes.

Le tout à bonne distance, Covid-19 oblige.

Deux fois ministre des Finances et cheffe de la diplomatie du Nigeria, la Dr Ngozi, 66 ans, remplace le Brésilien Roberto Azevedo, qui a quitté ses fonctions en août un an avant la fin de son mandat.

Celle qui a travaillé pendant 25 ans à la Banque mondiale a été désignée le 15 février par les 164 pays membres de l'OMC au terme d'un long processus de sélection, paralysé pendant plusieurs mois par le veto à sa nomination de l'ex-administration Trump, auquel Joe Biden a mis fin.

La Dr Ngozi entame son mandat au premier jour de la première réunion de l'année du Conseil général, l'occasion de faire le point sur les négociations en cours.

Les délégués doivent également décider, sauf surprise, que la prochaine Conférence ministérielle - qui a dû être reportée en raison de la pandémie de Covid-19 - se tienne en décembre à Genève.

D'ici là, la nouvelle cheffe de l'OMC, connue pour sa forte volonté et sa détermination, aura eu le temps d'imprimer sa marque à Genève.

Elle a accepté les excuses de journaux suisses qui l'avaient désignée comme "grand-mère" dans un titre sur sa nomination non sans dénoncer dans des tweets lundi les "remarques racistes et sexistes".

Si certains espèrent que son arrivée donnera un véritable coup de fouet à l'organisation, d'autres soulignent qu'elle ne pourra tout changer d'un coup de baguette magique en raison de la règle du consensus qui prévaut à l'OMC.

Institution torpillée

En pleine pandémie, Mme Ngozi, qui fut présidente de l'Alliance du Vaccin (Gavi) jusqu'à l'an dernier, a récemment appelé l'OMC à se concentrer sur cette crise sanitaire alors que les pays sont divisés à propos d'une exemption - proposée par l'Inde et l'Afrique du Sud- des droits de propriété intellectuelle sur les traitements et vaccins anti-Covid pour maximiser la production mondiale.

Le sujet sera débattu ces deux prochains jours à l'OMC, mais aucune décision n'est attendue en l'absence de consensus.

Le Groupe d'Ottawa, qui réunit l'UE et 12 pays, dont le Brésil, le Canada et la Suisse, va de son côté demander que les pays s'engagent, pendant la pandémie, à ne pas entraver le commerce médical et suppriment les droits de douane visant les marchandises considérées comme essentielles.

Outre les discussions sur les aides la pêche, qu'elle espère terminer lors de la prochaine conférence ministérielle, plusieurs autres chantiers de taille attendent la nouvelle cheffe de l'OMC, dont dénouer les conflits opposant l'organisation aux États-Unis.

Elle prend la tête d'une institution torpillée notamment par l'administration de Donald Trump, qui était ouvertement hostile à l'organisation et avait même bloqué le fonctionnement de l'organe de règlement des différends.

Libération des 42 otages enlevés il y a 10 jours au Nigeria

Un groupe d'écoliers kidnappés est escorté par des militaires et des fonctionnaires nigérians après leur libération suite à leur enlèvement la semaine dernière, à Katsina, au Nigeria, le 18 décembre 2020.

Les 42 personnes, dont 27 enfants, enlevées il y a dix jours dans une école du centre-ouest du Nigeria, ont été libérées, ont annoncé samedi les autorités locales, au lendemain d'un nouveau kidnapping de masse où 317 jeunes filles ont également été enlevées dans le nord du pays.

"Les élèves, les professeurs et leurs proches du Collège des sciences de Kagara ont retrouvé la liberté et sont reçus par le gouvernement local", a annoncé sur twitter Abubakar Sani Bello, le gouverneur de l'Etat nigérian du Niger, l'une des régions minées par les groupes criminels appelés "bandits".

A la mi-février, des hommes armés avaient attaqué ce pensionnat public d'enseignement secondaire de Kagara, tuant un étudiant et emmenant avec eux 27 élèves, trois professeurs et 12 membres de familles du personnel.

Les "bandits", comme les désignent les autorités, terrorisent les populations locales, mènent des kidnappings de masse contre rançon, enlevant désormais des enfants dans des écoles, pillent les villages et volent le bétail.

Faut-il négocier avec des ravisseurs? Débat au Nigeria
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Vendredi, 317 jeunes filles scolarisées dans l'Etat de Zamfara, plus au nord, ont été également enlevées dans leurs dortoirs. Une opération de sauvetage est en cours, composée de forces de sécurité, mais aussi de villageois en colère.

Le président Muhammadu Buhari, très fortement décrié face à la situation sécuritaire catastrophique dans le nord du Nigeria, a assuré vendredi soir qu'il ne "cèderait pas au chantage" des bandits.

A chaque nouveau kidnapping de masse, les autorités, fédérales ou locales, affirment ne payer aucune rançon aux ravisseurs pour la libération des otages, ce qui est peu probable au regard des experts en sécurité qui craignent que ce mode de kidnappings se multiplient dans la région.

Ces bandes criminelles sont motivées par l'appât du gain, mais certaines ont tissé des liens forts avec les groupes jihadistes présents dans le nord-est.

Ces violences criminelles ont fait plus de 8.000 morts depuis 2011, et forcé plus de 200.000 personnes à fuir leur domicile, selon un rapport du groupe de réflexion International Crisis Group (ICG) publié en mai 2020.

Les forces de sécurité sur les lieux où 317 élèves ont été enlevées

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"Plus de 300 filles" portées disparues après un kidnapping de masse au Nigeria

Les noms des écolières disparues de Chibok, enlevées par l'insurrection de Boko Haram en 2014, sont affichés à Abuja, au Nigeria, le 14 avril 2019.

Des dizaines d'hommes armés ont envahi les dortoirs d'une école pour jeunes filles dans le nord-ouest du Nigeria, dans la nuit de jeudi à vendredi et ont enlevé un grand nombre d'entres elles, ont rapporté vendredi des sources locales.

"Plus de 300 filles sont toujours portées disparues", a expliqué à l'AFP un professeur à l'école de Jangebe, dans l'Etat de Zamfara, qui souhaite garder l'anonymat.

"Je suis sur la route vers Jangebe", déclaré de son côté Sadi Kawaye, un père dont deux filles ont été enlevées. "J'ai reçu un appel pour m'informer que des bandits avaient kidnappé des élèves", a-t-il souligné.

Selon le quotidien The Punch, un membre du personnel de l'école a déclaré que les bandits sont arrivés vers 1 heure du matin vendredi avec des minibus Hilux et des motos, puis "ils ont évacué les élèves par la force".

Il s'agit d'un nouveau kidnapping de masse contre rançon dans cette région, où des groupes armés, appelés des "bandits" terrorisent les population, volent du bétail et pillent les villages.

La semaine dernière, 42 enfants ont été enlevés dans l'Etat du Niger, dans le centre-ouest du Nigeria, et plus de 300 garçons avaient également été enlevés début décembre à Kankara dans l'Etat de Katsina.

Ces bandes criminelles se cachent souvent dans des camps dans la forêt de Rugu, qui s'étend sur quatre Etats du nord et du centre du Nigeria: ceux de Katsina, de Zamfara, de Kaduna, et du Niger.

Ces bandes criminelles sont motivées par l'appât du gain, mais certaines ont tissé des liens forts avec les groupes jihadistes présents dans le nord-est.

Ces violences criminelles ont fait plus de 8.000 morts depuis 2011, et forcé plus de 200.000 personnes à fuir leur domicile, selon un rapport du groupe de réflexion International Crisis Group (ICG) publié en mai 2020.

Dans l’État nigérian de Sokoto, un foyer pour les orphelins de Boko Haram
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