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Cameroun

37 morts après une des attaques les plus meurtrières de Boko Haram

Des soldats camerounais patrouillent le lac Tchad le 1er mars 2013 près de Darak, près de la frontière nigériane.

Le Cameroun a connu dimanche soir à Darak (nord) une des attaques les plus meurtrières menées par le groupe jihadiste nigérian Boko Haram au cours des derniers mois, faisant 37 morts, selon des sources sécuritaires.

21 militaires et 16 civils ont été tués dans cette région où opèrent les jihadistes, selon ces sources. Un précédent bilan communiqué mardi faisait état de 26 morts.

L'incursion de Boko Haram à Darak - une île camerounaise située à proximité du lac Tchad dans la région de l'Extrême-Nord - a été suivie d'intenses combats avec l'armée. Les jihadistes y ont hissé leur drapeau noir avant d'être vaincus, selon ces sources.

"On comptabilise à ce jour (mercredi) 21 militaires et 16 civils morts", a affirmé un responsable sécuritaire de la région, confirmant une information communiquée par une autre source sécuritaire.

"De nouveaux corps ont été repêchés dans les eaux" de la zone du lac Tchad, a ajouté le responsable sécuritaire. Selon lui, la plupart des militaires tués sont des marins camerounais déployés dans cette zone dans le cadre de la lutte contre Boko Haram.

Arrivés à bord d'embarcations équipées notamment de lance-roquettes, des membres de Boko Haram ont visé des positions de l'armée camerounaise, dont un poste de la Force multinationale mixte (FMM, une coalition régionale qui lutte contre le groupe jihadiste), selon une autre source sécuritaire

De violents combats ont ensuite éclaté.

Appuyés par des renforts venus d'autres localités de la région, des soldats de la FMM ont réussi à repousser les assaillants. Une quarantaine de combattants de Boko Haram ont été capturés, selon une source sécuritaire.

Si les autorités tentent encore de comprendre ce qui s'est réellement passé, la piste d'"une attaque ciblée" contre des marins camerounais de Darak, "accusés de racketter pêcheurs et jihadistes qui fréquentent l'île", est privilégiée, de source sécuritaire.

Bien qu'affaibli, Boko Haram reste très actif dans la région de l'Extrême-nord du Cameroun, frontalière du Nigeria. Dans l'ouest, le Cameroun est également confronté à un violent conflit armé opposant forces armées et séparatistes anglophones.

Attaques de nuit

En avril, au moins 22 personnes, dont 14 civils et 8 militaires, ont été tuées dans quatre attaques distinctes du groupe dans la région camerounaise, selon un décompte de l'AFP.

Les jihadistes poursuivent leurs attaques dans d'autres pays de la région du lac Tchad comme au Niger, Nigeria et Tchad.

Au Tchad, relativement peu touché ces dernières années par les attaques des jihadistes nigérians, Boko Haram a tué au moins 30 militaires depuis début mars, dans des localités proches du lac Tchad.

Dans un rapport publié fin mars, la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) s'inquiétait de cette résurgence des attaques de Boko Haram dans la région du lac Tchad.

Au Niger, 88 civils ont été tués par Boko Haram au mois de mars.

Au Cameroun, le groupe "privilégie depuis des mois des attaques de nuit. Il brûle des maisons, égorge ou tue à l'arme blanche, pose des mines, vole du bétail et du mil", affirmait fin mars à l'AFP un responsable sécuritaire dans la région de l'Extrême-Nord.

Boko Haram, divisé en deux factions dont l'une a été adoubée par le groupe Etat islamique (EI) en 2016, "conserve toute sa capacité de nuisance", concédait alors ce responsable camerounais en ajoutant: "tant que Boko Haram ne sera pas rasé au Nigeria, nous continuerons à le subir".

Dans les quatre pays du lac Tchad (Nigeria, Tchad, Cameroun, Niger), Boko Haram commet des attentats meurtriers, des attaques contre les forces de l'ordre et procède à des enlèvements de civils.

Plus de 27.000 personnes sont mortes depuis le début du soulèvement de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria en 2009, et 1,8 million d'autres ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

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L’un des principaux postes du réseau électrique endommagé à Yaoundé.

L’un des principaux postes du réseau électrique endommagé à Yaoundé.
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Le réseau électrique fortement perturbé à Yaoundé

Deux agents de la société Eneo Cameroon effectuent des travaux, à Douala. (Crédit/Eneo)

Yaoundé connait de fortes perturbations dans la distribution du courant électrique. Un incendie a endommagé partiellement l’un des principaux postes du réseau électrique de la ville le 7 août dernier.

La situation n’est pas sans conséquences mais le gouvernement tente de rassurer les populations sur un retour à la normale dans de meilleurs délais.

L’un des principaux postes du réseau électrique endommagé à Yaoundé.
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Entre temps, plusieurs quartiers de la capitale sont dans le noir. Comme, les quartiers mini ferme melen, carrefour des carreaux, biyem-assi ou encore nsimeyong. Les populations de ces endroits sont aux abois.

"Ce que nous avons comme provisions dans les congélateurs s’est gâté, ça fait 9 jours que nous n’avons de courant électrique", s’indigne Jean-Marc, rencontré par VOA Afrique, au lieu-dit carrefour des carreaux.

Des groupes électrogènes pour faire face aux perturbations du courant électrique au quartier Tsinga, à Yaoundé, le 15 août 2019. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)
Des groupes électrogènes pour faire face aux perturbations du courant électrique au quartier Tsinga, à Yaoundé, le 15 août 2019. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

Une autre victime de ces perturbations retient à peine sa colère: "je n’ai pas d’électricité pour mettre mes téléphones en charge".

"On ne peut plus rien faire, le courant ne revient même pas comme dans d’autres quartiers. Je n’ai même plus le moindre franc à partir de mon activité pour nourrir ma famille", dit Christophe, réparateur des appareils électronique. ​

A Tsinga, un quartier populaire, et florissant pour les affaires, les perturbations de courant électrique vont de 9 heures du matin, jusqu’à tard dans la nuit.

Le centre-ville subi aussi les fortes perturbations dans la distribution du courant électrique, à Yaoundé, le 15 août 2019. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)
Le centre-ville subi aussi les fortes perturbations dans la distribution du courant électrique, à Yaoundé, le 15 août 2019. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

Pour la survie des affaires, les moteurs de groupes électrogènes ronflent à longueur de journée dans les structures bancaires, de microfinance, de transfert électronique d’argent, les stations-service et chez quelques rares particuliers. Mais il y a déjà des désagréments.

"L’insécurité s’est aggravée. On ne dort plus profondément, on craint qu’à tout moment, un bandit surgisse, nous sommes découragés", témoigne sous anonymat un habitant du quartier.

Les responsables de sécurité du quartier Tsinga et ses environs n’ont pas souhaité faire de commentaires sur ces allégations. Les perturbations actuelles dans la fourniture du courant électrique à Yaoundé sont sans précèdent.

"Il y a eu un départ de feu dans la salle des commandes du poste source de melen", a expliqué Gaston Eloundou Essomba, ministre de l’Eau et de l’énergie au cours d’un point de presse.

"Ce départ de feu a engendré un incendie qui a consumé, dix-neuf cellules de la salle de contrôle, le poste est désormais hors service. A partir de cette salle, on approvisionnait 28% des ménages de Yaoundé, on ne peut plus le faire", a ajouté le ministre.

Seuls les hôpitaux, les stations de pompage et de traitement de l’eau sont alimentés 24h/24. Ailleurs, "nous avons décidé de procéder au retrait des lignes c’est ce qu’on appelle le délestage. On est obligé de couper le courant électrique dans certains ménages, cela de manière rotative pour qu’il y’ait plus d’équité", rappelle M. Essomba.

Les travaux de réhabilitation de la salle de commande endommagée ont débuté. Et un délai a été fixé pour un retour à la distribution normale du courant électrique à Yaoundé.

"Nous espérons que nous allons reconnecter tout le monde dans deux semaines. Le gouvernement nous pousse à le faire en 7 jours, c’est un challenge, nous allons faire tout ce qui est possible pour ramener la situation à la normale", a promis Joël Nana Kontchou, directeur général de Eneo Cameroon S.A, l’opérateur du secteur de l’électricité qui fournit ses services aux particuliers et entreprises.

Le Cameroun construit à 65 km au nord de Yaoundé, le barrage hydroélectrique der Nachtigal, qui va couvrir 30% des besoins énergétiques du pays.

Quartier messa, à Yaoundé, la pépinière du volley-ball camerounais

Lors une séance d’entraînement au stade de Messa, à Yaoundé, le 10 août 2019. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

Les jeunes se forment de plus en plus sur le tas à la pratique du volley-ball. A Yaoundé, le quartier Messa, est le fief de cette formation dans la rue.

Les conditions de formation sont loin de respecter le standard internationalement reconnu.

Mais la passion des jeunes apprenants est à la dimension de leurs aspirations. Tous rêvent de devenir de grands noms du volley-ball camerounais.

Au Cameroun, le volley-ball suscite un engouement indéniable chez les jeunes
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William Ondo, dirige une séance d’entrainement au stade ce messa, à Yaoundé, le 10 août 2019. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)
William Ondo, dirige une séance d’entrainement au stade ce messa, à Yaoundé, le 10 août 2019. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

"On lève le ballon vers le haut, on se déplace rapidement, on fléchit, et on pousse, on y va", lance sous un ton imposant ce samedi, William Ondo, le formateur des jeunes apprenants de volley-ball au quartier Messa.

C’est sous sa coordination, qu’une dizaine de jeunes, des garçons et des filles prennent part à la séance d’entrainement. "C’est une séance d’entrainement pour les enfants qui aiment le volley-ball" confie à VOA Afrique, William Ondo, entraineur de Team Messa volley-ball.

"Le club de formation de volley-ball compte toutes les tranches d’âge. Elle va de 4 ans à 12 ans, la deuxième tranche de 12 ans à 16 ans et enfin de 16 ans à 19 ans", précise William.

Carine, un produit de la Team messa volley-ball, à Yaoundé, le 10 août 2019. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)
Carine, un produit de la Team messa volley-ball, à Yaoundé, le 10 août 2019. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

Dans un coin du stade ce jour, Christian a 10 ans, l’un des jeunes à la formation s’applique avec un ballon de volley-ball.

"Quand je viens, je m’étire, on s’entraîne à taper les ballons sur le mur, le volley-ball permet de donner de la force aux bras, on nous a appris à nous placer au stade, à réceptionner le ballon et à le renvoyer", explique le jeune enfant, qui ne lasse de frapper le ballon au mur.

Le stade est un espace ouvert aux intempéries, entouré d’une grille en fer, d’un mur en béton d’un mètre et demi. Quelques marches ont été aménagées sur un côté du terrain pour servir de gradins.

Les joueurs quant à eux, évoluent sur un sol dur en ciment. En cas de blessures, l’équipe dispose d’une petite infirmerie. "C’est vrai que c’est dangereux mais le pays n’a pas assez de moyens, donc on se bat avec", se console Carine. A 16 ans, elle dispute le championnat national cadet de volley-ball. Elle est un produit de la Team Messa volley-ball.

"Toute petite, je venais accompagner mon frère à jouer au volley-ball sur ce même stade, j’ai commencé à jouer moi-même dès l’âge de 10 ans, pendant les vacances, on s'entraîne de lundi à vendredi et pendant la période de classe c’est trois fois par semaine", raconte Carine avec passion, ses premiers amours avec le volley-ball.

Le graffiti avec grands noms du volley-ball camerounais ayant débuté dans le stade de messa, à Yaoundé, le 10 août 2019. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)
Le graffiti avec grands noms du volley-ball camerounais ayant débuté dans le stade de messa, à Yaoundé, le 10 août 2019. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

Sur un graffiti du petit stade où sont encadrés les jeunes apprenants, sont gravés des noms d’illustres volleyeurs camerounais. "J’ai grandi à Messa et le volley- ball, c’est le sport phare de ce quartier, beaucoup de grands noms du volley ball camerounais sont nés ici ou ont grandi ici." Il est question de perpétuer la légende selon, William Ondo, entraineur de Team Messa volley-ball.

Le Cameroun est champion d’Afrique chez les dames, et vice-champion chez les messieurs. "Je suis attaquant réceptionniste, je sais qu’on va promouvoir ce sport au Cameroun un jour, quand cela se fera, il faut que nous soyons déjà des grands joueurs", évoque le jeune Gérard, dont le poste dur le terrain est attaquant-réceptionniste.

Avec une grande fierté, William cite quelques icones du volley-ball du quartier messa, "Ndongo Gaël qui, aujourd’hui est professionnel, il y a Tchamot, même Ngapeth, le coach de l’équipe nationale de France a vécu ici, ce sont eux qui nous ont inspirés, on a vu beaucoup de jeunes réussir leur vie par le volley-ball".

Au Cameroun, le volley-ball suscite un engouement indéniable chez les jeunes

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Le Cameroun menace tous les journalistes qui, selon Yaoundé, refusent de faire preuve de patriotisme

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