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Bientôt des licences pour les salles de cinéma en Arabie Saoudite

La première salle de cinéma au club culturel de Jeddah depuis la levée de l'interdiction du cinéma en Arabie Saoudite, 13 janvier 2018.

Les autorités sont prêtes à délivrer des autorisations d'ouverture de salles de cinéma, trois mois après l'annonce de la levée de l'interdiction frappant ce secteur depuis 35 ans.

Dans un communiqué, le ministère saoudien de la Culture et de l'Information a indiqué jeudi qu'il avait "établi les termes pour l'octroi de licences en vue de l'ouverture de salles de cinéma" et que cette opération commençait "immédiatement".

Lorsque les autorités avaient levé en décembre l'interdiction qui frappait les salles de cinéma, elles avaient indiqué que les premiers cinémas devraient ouvrir leurs portes en mars.

La levée de cette interdiction fait partie des décisions d'ouverture du royaume initiées ces derniers mois par le prince héritier Mohammed ben Salmane.

Outre la stimulation d'une industrie cinématographique locale, cette décision confirme la volonté des autorités de faire du secteur du divertissement un élément de transformation sociale dans un pays régi par une version rigoriste de l'islam.

L'entrée de la première salle de cinéma en Arabie Saoudite, à Jeddah, 13 janvier 2018.
L'entrée de la première salle de cinéma en Arabie Saoudite, à Jeddah, 13 janvier 2018.

Peu après l'annonce de la levée de l'interdiction des cinémas, le Fonds souverain saoudien (PIF) avait signé un accord d'intention avec le plus gros exploitant américain de salles de cinéma, AMC Entertainment Holdings, pour la distribution et l'exploitation de salles ainsi que pour des investissements.

Le PIF estime que le marché cinématographique saoudien pourrait peser 1 milliard de dollars par an.

Comme la plupart des espaces publics, les salles de cinéma devraient avoir des sections séparées pour les hommes et les femmes et une section pour les familles.

Les milieux religieux radicaux, qui considèrent le cinéma comme une menace pour l'identité culturelle et religieuse, ont joué un rôle déterminant dans son bannissement dans les années 1980.

Avec AFP

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Chine: Xi promet d'abolir les subventions qui faussent la concurrence

Le président chinois Xi Jinping à Beijing, en Chine, le 14 mai 2017.

Le président chinois Xi Jinping a promis vendredi d'abolir les subventions "qui faussent la concurrence", en réponse à une exigence des Etats-Unis qui accusent Pékin de soutenir abusivement ses entreprises publiques.

Lors d'un discours à Pékin à l'occasion du deuxième sommet sur son projet d'infrastructures des Nouvelles routes de la soie, M. Xi a également promis d'accroître les importations chinoises, de ne pas abaisser le taux de change du yuan et d'interdire les transferts de technologie imposés aux entreprises étrangères.

Les subventions massives accordées par Pékin à ses entreprises publiques sont l'une des pommes de discorde entre la Chine et les Etats-Unis, engagés depuis près d'un an dans une guerre commerciale lancée par le président américain Donald Trump.

Outre le déséquilibre commercial entre les deux pays, Washington exige de Pékin des réformes de structures radicales. L'administration Trump voit dans les entreprises d'Etat chinoises des concurrentes qui bénéficient d'une aide déloyale de la part du gouvernement pour envahir les marchés mondiaux.

"Nous remanierons et abolirons les réglementations, les subventions et les pratiques non justifiées qui faussent la concurrence et les marchés", a déclaré M. Xi devant un parterre de dirigeants mondiaux -- parmi lesquels ne figuraient pas de représentants des Etats-Unis.

"Nous traiterons équitablement toutes les entreprises afin de favoriser l'émergence d'un environnement commercial fondé sur le marché et le droit", a-t-il promis, tout en appelant à "dire non au protectionnisme".

Après une rencontre entre MM. Trump et Xi en fin d'année dernière, les deux pays ont entamé une série de négociations afin d'éviter l'imposition d'une nouvelle vague de droits de douane punitifs sur leurs exportations réciproques.

Une délégation américaine est attendue à Pékin le 30 avril. Mais la perspective d'un nouveau sommet Trump-Xi pour ratifier un éventuel accord commercial n'est toujours pas à l'ordre du jour.

Avec AFP

Les Américains ont été "de mauvaise foi" à Hanoï, a dit Kim à Poutine

Le président russe Vladimir Poutine (à droite) et le leader nord coréen du Nord Kim Jong Un discutent lors de leur rencontre à Vladivostok (Russie) le jeudi 25 avril 2019.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a confié au président russe Vladimir Poutine, jeudi à Vladivostok, que les Etats-Unis avaient été "de mauvaise foi" lors du sommet Kim-Trump de Hanoï en février, rapporte vendredi l'agence nord-coréenne KCNA.

Cette toute première rencontre Poutine-Kim dans l'Extrême-Orient russe était l'occasion pour le leader nord-coréen, en quête de soutien, de pouvoir raviver "les liens historiques" avec Moscou pour arriver à une "relation plus stable et plus solide".

Mais tard dans la nuit, l'agence d'Etat de Pyongyang a publié des commentaires faits par le dirigeant nord-coréen auprès de son homologue russe, affichant une tonalité offensive à l'égard des Etats-Unis, alors que MM. Kim et Trump avaient opéré une spectaculaire détente de leurs relations ces derniers temps, certes quelque peu plombée par le retentissant fiasco de Hanoï.

"La situation dans la péninsule coréenne et dans la région se trouve actuellement dans une impasse et a atteint un point critique", a déclaré le dirigeant nord-coréen, selon KCNA.

M. Kim a dit à M. Poutine que la paix et la sécurité dans la péninsule coréenne dépendent entièrement de l'attitude des Etats-Unis et que son pays "se préparera à toutes les situations possibles", toujours selon KCNA.

M. Kim a aussi averti dans le même texte que la situation "pourrait retrouver son état initial, les Etats-Unis ayant adopté une attitude unilatérale de mauvaise foi lors du second sommet Corée du Nord-Etats-Unis récemment", tenu dans la capitale vietnamienne en février.

- "Interlocuteur dense" -

A Hanoï, théâtre du deuxième sommet Trump-Kim après celui de juin 2018 à Singapour, la Corée du Nord avait cherché à obtenir un allègement immédiat des sanctions internationales décidées pour la contraindre de renoncer à ses armes atomiques. Mais les discussions avaient été écourtées en raison de désaccords profonds avec Washington, notamment sur les concessions que Pyongyang était prêt à faire.

La semaine dernière, Pyongyang avait haussé le ton en se livrant à une attaque d'une rare violence contre Mike Pompeo, exigeant que le secrétaire d'Etat américain ne participe plus aux discussions sur la dénucléarisation.

"Ça va être mouvementé. Ça va être difficile", avait réagi M. Pompeo sur la chaîne américaine CBS mercredi, se montrant prudent sur la suite du dialogue.

Mais entre MM. Kim et Poutine, c'était plus simple jeudi. "Je suis content du résultat: Kim Jong Un est quelqu'un d'assez ouvert, prêt à parler de tout", s'est félicité M. Poutine devant la presse à la fin de la rencontre, première à ce niveau depuis celle en 2011 entre l'ex-président Dmitri Medvedev et Kim Jong Il. "C'est quelqu'un d'assez intéressant, un interlocuteur dense".

Le leader nord-coréen, qui a qualifiée d'"ouverte et amicale" la rencontre de Vladivostok, a invité M. Poutine à lui rendre visite dans son pays "au moment opportun", et cette offre a été "promptement acceptée", selon KCNA.

Accueilli par une longue poignée de main et avec une ponctualité rare pour Vladimir Poutine, le dirigeant nord-coréen a passé au total cinq heures avec le président russe: deux heures de tête-à-tête suivies de pourparlers entre délégations puis d'un dîner pendant lequel le maître du Kremlin a reçu une épée en cadeau. Les deux hommes ont été servis, selon l'agence TASS, avec du borchtch, une salade de crabe et des raviolis sibériens à la viande de renne.

- "Dénucléarisation totale" -

Malgré ses invitations répétées à M. Kim, la Russie était restée jusqu'à présent à l'écart de la détente observée sur la péninsule coréenne depuis début 2018.

Mais le dirigeant nord-coréen cherche des soutiens dans son bras de fer avec Washington et un certain rééquilibrage de ses relations entre Pékin, son plus proche soutien, et Moscou, son ancien allié de la Guerre froide. C'est l'URSS qui avait placé au pouvoir son grand-père et fondateur de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), Kim Il Sung.

En fin de rencontre, le président russe s'est dit favorable comme les Etats-Unis à une "dénucléarisation totale" et jugé un règlement "possible", à condition de faire "des premiers pas" et d'offrir à Pyongyang des "garanties de sécurité et de souveraineté" de la communauté internationale.

"Le plus important est de restaurer (...) la force du droit international et de revenir à une situation où le droit international, et non pas le droit du plus fort, détermine le cours des affaires dans le monde", a-t-il plaidé.

Moscou prône un dialogue avec Pyongyang sur la base d'une feuille de route définie par la Chine et la Russie. Cette dernière a déjà demandé la levée des sanctions internationales, tandis que les Etats-Unis l'ont accusée d'aider Pyongyang à les contourner.

Après des années de montée des tensions, la péninsule connaît cependant une détente spectaculaire et M. Kim a rencontré depuis mars 2018 quatre fois le président chinois Xi Jinping, trois fois le président sud-coréen Moon Jae-in et deux fois M. Trump.

Avec AFP

Le Monde Aujourd’hui à Khartoum, à Kinshasa, à Washington

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Premier sommet Poutine-Kim pour raviver des liens "historiques

Le président russe Vladimir Poutine, à droite, et le leader de la Corée du Nord, Kim Jong Un, se serrent la main, avant leur entretien à Vladivostok, en Russie, le jeudi 25 avril 2019.

Kim Jong Un et Vladimir Poutine se sont retrouvés pour leur premier sommet jeudi avec l'objectif de renforcer les "liens historiques" entre Moscou et Pyongyang, en pleine impasse diplomatique avec Washington sur le nucléaire.

Malgré ses invitations répétées à M. Kim, la Russie était restée jusqu'à présent à l'écart de la spectaculaire détente observée sur la péninsule coréenne depuis début 2018.

Mais deux mois après le fiasco de sa deuxième rencontre avec le président américain à Hanoi, le dirigeant nord-coréen cherche des soutiens dans son bras de fer avec Washington et un certain rééquilibrage de ses relations entre Pékin, son plus proche soutien, et Moscou, son ancien allié de la Guerre froide. C'est l'URSS qui avait placé au pouvoir son grand-père et fondateur de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), Kim Il Sung.

Vladimir Poutine a accueilli d'une longue poignée de main Kim Jong Un sur l'île Rousski, en face du port de Vladivostok (Extrême-Orient) où le dirigeant nord-coréeen était arrivé mercredi après un voyage d'une dizaine d'heures dans son train blindé vert olive.

"Je suis sûr que votre visite aujourd'hui en Russie nous aidera à mieux comprendre par quels moyens nous pouvons résoudre la situation sur la péninsule coréenne, et ce que la Russie peut faire pour soutenir les tendances positives qui ont lieu actuellement", a déclaré le président russe. "Sur le plan bilatéral, nous avons beaucoup à faire pour développer nos relations économiques".

"Je pense que cette rencontre sera très utile pour développer les liens historiques entre les deux pays, qui ont une longue amitié, en une relation plus stable et plus solide", a déclaré M. Kim lors de l'entretien, ajoutant s'attendre à "un dialogue significatif" à propos de la situation sur la péninsule coréenne, et félicitant le président russe de "construire une Russie forte".

Ce dernier avait alors affirmé qu'il était prêt à renoncer aux essais nucléaires. Kim Jong Un a depuis présidé à quatre essais nucléaires dont, potentiellement, celui d'une bombe à hydrogène en 2017, et au lancement de missiles intercontinentaux capables d'atteindre l'ensemble du territoire continental américain.

"Mouvementé" et "difficile"

Après des années de montée des tensions en raison des programmes nucléaire et balistique de Pyongyang, M. Kim a rencontré depuis mars 2018 quatre fois le président chinois Xi Jinping, trois fois le président sud-coréen Moon Jae-in et deux fois M. Trump.

A Hanoï, la Corée du Nord avait cherché à obtenir un allègement immédiat des sanctions internationales décidées pour la contraindre de renoncer à ses armes atomiques. Mais les discussions avaient été écourtées en raison de désaccords profonds avec Washington, notamment sur les concessions que Pyongyang était prêt à faire.

Signe de la dégradation observée depuis, Pyongyang s'est fendu la semaine dernière d'une attaque d'une rare violence contre Mike Pompeo, en demandant que le secrétaire d'Etat américain ne participe plus aux discussions sur la dénucléarisation.

Le secrétaire d'Etat, dans une interview accordée à la chaîne CBS mercredi, s'est montré prudent sur la suite du dialogue: "Ça va être mouvementé. Ça va être difficile".

Moscou prône un dialogue avec Pyongyang sur la base d'une feuille de route définie par la Chine et la Russie. Cette dernière a déjà demandé la levée des sanctions internationales, tandis que les Etats-Unis l'ont accusée d'aider Pyongyang à les contourner.

Outre le dossier nucléaire, les deux dirigeants devraient évoquer le renforcement de leur coopération économique et plus particulière la question de la main-d'oeuvre nord-coréenne. Environ 10.000 travailleurs son employés en Russie, représentant une source précieuse de devises pour Pyongyang.

La résolution 2397 du Conseil de sécurité de l'ONU de décembre 2017 demande à tous les pays employant des Nord-Coréens de les renvoyer chez eux sous deux ans.

Les relations entre Pyongyang et Moscou remontent à l'ère soviétique: l'URSS a placé le grand-père de Kim Jong Un et fondateur de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), Kim Il Sung, au pouvoir et lui a apporté un soutien crucial durant la Guerre froide.

Les relations furent cependant en dents de scie au cours de cette période, notamment parce que Kim Il Sung excellait dans l'art de jouer sur la rivalité sino-soviétique pour obtenir des concessions de ses deux puissants voisins.

Peu après sa première élection à la présidence russe, Vladimir Poutine chercha à normaliser ces relations et rencontra trois fois Kim Jong Il, père et prédécesseur de l'actuel leader, la première fois à Pyongyang en 2000. Il fut alors le premier dirigeant russe à se rendre en Corée du Nord.

Iran et Venezuela plaident pour le multilatéralisme à l'ONU

Conseil de sécurité des Nations-Unies

Les chefs de la diplomatie de l'Iran et du Venezuela, Javad Zarif et Jorge Arreaza, dont les pays sont les deux principales bêtes noires des Etats-Unis, ont plaidé vigoureusement mercredi à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU en faveur du multilatéralisme.

Les "efforts diplomatiques collectifs ne sont plus l'option prudente, ils sont maintenant la seule solution", a souligné Javad Zarif, lors d'un débat organisé à l'occasion de la première Journée internationale du Multilatéralisme et de la Diplomatie pour la Paix décrétée par l'ONU.

Accusé de déstabiliser le Moyen-Orient, l'Iran multiplie ses engagements "en faveur du multilatéralisme", a-t-il assuré en énumérant à l'ouest de l'Iran une "approche d'inclusion régionale" des voisins de l'Irak et une coopération renforcée avec Damas, Ankara et Moscou, à l'est une "approche régionale" pour la paix et la stabilité en Afghanistan, et au nord une autre "démarche multilatérale pour la stabilité régionale et la lutte contre le terrorisme" autour de la mer Caspienne.

Au sud, "nous avons contribué au processus de Stockholm pour le Yémen et avons aussi proposé un forum de dialogue régional dans le Golfe persique pour aider au règlement des différends", a ajouté Javad Zarif.

Le ministre s'en est aussi pris aux Etats-Unis en dénonçant "l'imposition extraterritoriale de législations nationales, le mépris des accords internationaux et de la Cour internationale de Justice". "Comme si toute cette illégalité ne suffisait pas, les Etats-Unis punissent également ceux qui s'efforcent de s'acquitter de leurs obligations multilatérales en vertu d'une résolution demandant la normalisation des relations économiques avec l'Iran".

"C'est la première fois dans l'histoire des Nations unies qu'un membre permanent du Conseil de sécurité punit des pays pour avoir observé les résolutions du Conseil de sécurité", a-t-il lancé, soulignant que c'était sans précédent et parlant d'"unilatéralisme destructif".

Avant lui, son homologue vénézuélien, s'exprimant au nom du Mouvement des non-alignés (120 Etats membres) avait aussi critiqué les Etats-Unis. Ses membres "veulent réitérer leur vive inquiétude face à une tendance croissante de recours à l'unilatéralisme, à l'arbitraire, qui hypothèque la charte des Nations unies, le droit international dans son ensemble", a dit Jorge Arreaza.

"Y compris avec la menace d'usage de la force, la pression et les mesures coercitives pour atteindre des objectifs politiques nationaux", a ajouté le ministre vénézuélien.

A l'entame de son discours, tous les pays membres du Groupe de Lima, composé de 13 pays latino-américains et du Canada qui ne reconnaissent pas le régime de Nicolas Maduro, avaient ostensiblement quitté la salle.

Les Etats-Unis ne participent pas au débat organisé mercredi à l'Assemblée générale.

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