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Des pays du Golfe demandent au régime de cesser ses bombardements sur la Ghouta


Photo fournie par les Casques blancs d'un bombardement dans la Ghouta, banlieue de Damas, le 20 février 2018

L'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis mais aussi le Qatar, pays voisin avec lequel ils ont rompu lui reprochant notamment ses liens avec l'Iran, ont appelé jeudi à mettre fin à la violente offensive du régime syrien sur une enclave assiégée sous contrôle rebelle.

Ces appels sont intervenus alors que la pression internationale s'est accrue en faveur d'un cessez-le-feu à la Ghouta orientale, où au moins 335 personnes dont de nombreux enfants ont été tuées par les bombardements du régime syrien depuis dimanche.

"Nous soulignons la nécessité pour le régime syrien d'arrêter la violence pour permettre l'aide humanitaire, et de rejoindre sérieusement le chemin d'une solution politique à la crise", a déclaré le ministère saoudien des Affaires étrangères sur Twitter.

"Nous sommes inquiets devant la poursuite des attaques du régime syrien à la Ghouta orientale et l'impact sur les civils" dans ce fief rebelle près de Damas, a ajouté le ministère à Ryad.

>> Lire aussi : Le régime syrien poursuit ses raids meurtriers sur un fief rebelle près de Damas

Les Emirats arabes unis ont eux aussi exprimé leur inquiétude face à l'escalade et appelé à "une trêve immédiate" pour mettre un terme à l'effusion de sang et protéger les civils, leur permettant notamment l'accès aux aides humanitaires et aux soins.

Le Qatar a pour sa part dénoncé l'offensive du régime syrien sur la Ghouta orientale.

"L'Etat du Qatar exprime sa forte (...) condamnation des massacres et des bombardements aériens intenses menés par les forces du régime syrien", écrit le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Les Etats du Golfe, l'Arabie saoudite en particulier, ont été des soutiens clé des groupes rebelles en Syrie contre le régime de Bachar al-Assad, que soutient l'Iran. Ryad a notamment accueilli des réunions de l'opposition.

Ces derniers mois Ryad et Abou Dhabi ont assoupli leur position concernant le sort du président Assad dont ils réclamaient le départ, prônant désormais un règlement politique au conflit dévastateur déclenché il y a bientôt sept ans.

Le patron de l'ONU Antonio Guterres a demandé une trêve immédiate et dénoncé un "enfer sur Terre" dans la Ghouta orientale, région sous contrôle rebelle aux portes de Damas, soumis depuis cinq jours à de violents bombardements du régime.

L'Allemagne a appelé à faire cesser le "massacre".

Le Conseil de sécurité devrait voter, probablement jeudi, sur un projet de résolution réclamant un cessez-le-feu de 30 jours pour permettre l'accès à la Ghouta orientale. Sous réserve que la Russie, alliée indéfectible du pouvoir syrien, ne pose pas son veto.

Avec AFP

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