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Présidentielle 2020

Biden accélère la transition en nommant son futur chef de cabinet

Joe Biden (D) et Ron Klain (G) quand il était le Coordinateur de la réponse à Ebola et Biden, le Vice-président américain, lors d'une réunion dans le bureau exécutif d'Eisenhower sur le complexe de la Maison Blanche à Washington, le 13 novembre 2014. REUTERS /Larry Downing

Le président élu Joe Biden presse le pas dans la transition alors que l'actuel locataire de la Maison Blanche, Donald Trump, ne concède toujours pas sa défaite. M. Biden a choisi dans la nuit de mercredi à jeudi Ron Klain pour être son chef de cabinet.

M. Biden, qui doit prendre ses fonctions le 20 janvier, procède ainsi à sa toute première nomination, annoncée dans un communiqué par l'équipe de la transition présidentielle Biden-Harris.

"L'expérience longue et diversifiée de Ron Klain et sa capacité à travailler avec des gens de tous les horizons politiques sont précisément ce dont j'ai besoin pour un chef de cabinet de la Maison Blanche alors que nous sommes confrontés à ce moment de crise et rassemblons à nouveau notre pays", a déclaré le président élu.

"Ron a été d'une valeur inestimable pour moi au cours des nombreuses années où nous avons travaillé ensemble", a ajouté M. Biden à propos de celui qui fut son premier chef de cabinet lorsqu'il était vice-président, à partir de 2009.

M. Klain, 59 ans, a également travaillé avec M. Biden lorsqu'il était président du Comité judiciaire du Sénat. Il avait aussi été le chef de cabinet de l'ex-vice président Al Gore. Sous la présidence de Barack Obama, Ron Klain a coordonné la réponse de la Maison Blanche à la crise Ebola en 2014.

M. Klain a assuré que c'était "l'honneur d'une vie" d'être nommé à ce poste. "J'ai hâte de les aider, lui et la vice-présidente élue, à rassembler une équipe talentueuse et diversifiée pour travailler à la Maison Blanche, pour nous atteler à leur ambitieux programme de changement, et chercher à combler les divisions dans notre pays", a-t-il ajouté.

Le choix de Ron Klain a suscité les éloges des démocrates, comme la sénatrice Elizabeth Warren, qui a qualifié la désignation de Ron Klain de "super choix" parce qu'il "comprend l'ampleur de la crise sanitaire et économique et il a l'expérience pour diriger cette prochaine administration".

11-Novembre sans unité

Depuis que sa victoire aux élections du 3 novembre a été projetée samedi dernier par les principaux médias américains, Joe Biden s'est adressé à la nation, a mis en place un groupe de travail sur le coronavirus, s'est entretenu avec des dirigeants mondiaux, y compris des alliés de M. Trump, et a commencé à passer en revue les membres potentiels de son cabinet.

Mercredi, il a reçu par téléphone les félicitations des Premiers ministres australien Scott Morrison et japonais Yoshihide Suga, ainsi que du président sud-coréen Moon Jae-in, après celles d'autres alliés traditionnels des Etats-Unis les jours précédents.

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Assaut du Capitole : une Commission du Congrès parle de “tentative de coup d’état"

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Premier procès d'un présumé assaillant du Capitole

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Plainte contre Donald Trump, Rudy Giuliani et deux groupes d’extrême droite

Le président américain Donald Trump (à dr.) embrasse l'ancien maire de la ville de New York, Rudolf Giuliani, lors d'un rassemblement de campagne à Greenville, N.C., le 6 septembre 2016.

Un élu américain et un groupe de défense des droits ont déposé mardi une plainte contre l'ancien président Donald Trump devant un tribunal fédéral, selon un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Les parties plaignantes exigent une compensation financière non spécifiée pour le rôle présumé de l’ancien chef de l’État dans l'attaque du Capitole le 6 janvier, lit-on dans une copie de la plainte qui est parvenue à VOA Afrique.

La plainte, qui a été déposée devant un tribunal fédéral de première instance pour la ville de Washington, où se trouve le Capitole, a été portée par le représentant Bennie Thompson, un démocrate du Mississippi. Ce dernier est appuyé par la National Association for the Advancement of Colored People, NAACP, l'une des plus anciennes organisations de défense des droits des minorités ethniques.

"Ku Klux Klan Act"

En plus des dommages et intérêts, la plainte demande au tribunal de déclarer que M. Trump, qui a quitté ses fonctions le 20 janvier, est coupable d'avoir violé une loi fédérale.

Cette loi, connue de façon informelle sous le nom de "Ku Klux Klan Act", avait été promulguée en 1871 par le président Ulysses Grant, un ancien général qui avait vaincu la rébellion pro-esclavagiste du sud, sous le président Abraham Lincoln lors de la Guerre civile américaine.

La loi interdit tout "complot" visant à empêcher que les membres du Congrès s'acquittent de leurs fonctions officielles, selon la plainte.

Tout comme ce fut le cas dans les deux procès de l'ancien chef d'État devant le Sénat - où il a été acquitté en bonne et due forme - les plaignants tiennent M. Trump pour responsable d’avoir incité une foule enragée à prendre d'assaut le Capitole. Une attaque qui a entraîné, directement et indirectement, la perte de six vies humaines.

Outre le 45e président, sont également accusés son avocat Rudy Giuliani et deux groupes d’extrême droite : les Proud Boys (garçons fiers) et les Oath Keepers (gardiens du serment), accusés d’avoir organisé les aspects tactiques de l’attaque contre le siège du Congrès.

M. Giuliani, 76 ans, est l'ancien maire de la ville de New York. Il est devenu célèbre au niveau national pour sa gestion -- au niveau local -- du lendemain des attaques terroristes du 11 septembre 2001. Il s'était porté candidat lors des primaires du parti républicain à la présidentielle de 2008, mais n'a pas réussi, n'ayant remporté aucun État. Il retire sa candidature et au final c’est l'ancien sénateur de l’Arizona, John McCain, qui gagne. L'élection générale avait finalement été remportée par le démocrate Barack Obama.

Dans leur action en justice, les plaignants soutiennent qu'un "plan commun" a été ourdi par M. Trump, 74 ans, et M. Giuliani pour empêcher le décompte des votes du Collège électoral, qui donnaient Joe Biden vainqueur.

Décrit dans le procès comme une "organisation fraternelle pro-occidentale pour les hommes qui refusent de s'excuser d'avoir créé le monde moderne ; alias les chauvinistes occidentaux", le groupe Proud Boys est accusé d'avoir "organisé et mené l'insurrection au Capitole le 6 janvier 2021".

L'autre entité poursuivie en justice est le groupe des Gardiens du serment (Oath Keepers), qui est décrit comme "une milice" basée à Las Vegas, dans l'État du Nevada. Selon les documents du procès, ce groupe est composé "de militaires et d’agents de la force publique, actuels et anciens".

Immunité présidentielle

Le procès de mardi s'appuie fortement sur les déclarations faites sur les réseaux sociaux par les accusés et des tiers.

"Trump, Giuliani, Proud Boys et Oath Keepers ont planifié, coordonné et exécuté un plan commun pour empêcher le Congrès de remplir ses fonctions officielles en certifiant les résultats de l'élection présidentielle", écrivent les plaignants.

Selon la jurisprudence américaine, les procès en procédure civile ne conduisent généralement pas à l'emprisonnement.

D'après le quotidien USA Today, en général les présidents américains bénéficient d'une vaste immunité contre toutes poursuites judiciaires pour les actes qu'ils ont commis dans le cadre de leurs fonctions officielles. Mais la plainte déposée mardi a été déposée contre M. Trump en tant qu’individu, et non comme président. La partie plaignante affirme que les faits qui sont reprochés à Donald Trump ont été commis hors du cadre de ses fonctions officielles, ce qui engage sa responsabilité individuelle.

Il revient désormais à un ou plusieurs juges de trancher.

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Le parti républicain survivra-t-il à l'ère Trump?

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La fin dramatique de la présidence de Donald Trump et le prochain procès en destitution ont fracturé le Parti républicain. Comme le rapporte Elizabeth Lee de la VOA, tous ceux qui ont voté pour Trump ne se considèrent pas nécessairement comme républicains et tous les républicains, pas forcément partisans de Trump.

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Une photo de Bernie Sanders fait le tour du monde

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Jennifer Ellis n'a jamais rencontré Bernie Sanders, et pourtant, son nom est entré depuis mercredi dans l'Histoire des Etats-Unis, aux côtés du sénateur du Vermont: c'est elle qui a cousu les fameuses moufles que portait "Bernie" à la cérémonie d'investiture de Joe Biden. Elle raconte à l'AFP l'histoire de la fameuse paire de moufles qui a créé mini-buzz.

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