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Mali

Au moins cinq morts dans l'explosion accidentelle d'un camion-citerne à Bamako

Camion citerne calciné après une explosion qui a tué plus de 55 personnes près de l'aéroport de Niamey le 6 mai 2019.

Au moins cinq personnes ont été tuées mardi dans l'explosion accidentelle d'un camion-citerne dans le centre de la capitale malienne Bamako, selon un témoin et un correspondant de l'AFP.

"Un camion citerne s'est renversé et les gens qui étaient là sont venus pour le soulever. C'est en le soulevant que l'explosion a eu lieu. La flamme est sortie sur tous les gens qui étaient là", a déclaré à l'AFP un témoin, Moussa Zala, conseiller du chef du quartier où l'accident s'est produit.

Explosion accidentelle d'un camion-citerne bourré de carburant
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Le correspondant de l'AFP a vu cinq corps calcinés, alors que les pompiers intervenaient encore sur l'incendie, qui s'est produit sur une grande artère de Bamako.

Le bilan est de "cinq morts et d'une quinzaine de blessés", a indiqué un responsable des services de secours s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.

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Mesures disciplinaires à l'aéroport de Bamako après la diffusion d'une vidéo

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Quelques milliers de Maliens manifestent leur soutien à l'armée après les revers

Général Ibrahim Dahirou Dembélé, ministre de la Défense et Général Keba Sangaré chef d'état major armée de terre, au Mali, le 8 septembre 2019. (VOA/Kassim Traoré)

Quelques milliers de Maliens se sont réunis vendredi à Bamako pour manifester leur soutien à l'armée nationale, frappée par deux attaques meurtrières en un mois et confrontée aux doutes quant à sa capacité à faire face aux menées djihadistes, a rapporté un correspondant de l'AFP.

"Je soutiens mon armée", "L'armée malienne se bat pour sauver le pays", ou "Il faut donner les équipements nécessaires aux hommes", pouvait-on lire sur les banderoles ou les calicots lors de ce rassemblement à l'initiative d'organisations de la société civile.

Vêtues de noir, plusieurs veuves de soldats morts au combat se sont mêlées aux manifestants qui étaient au nombre de 5.000 selon les organisateurs, de 3.500 selon la police.

L'armée malienne vient de perdre en quelques semaines une centaine de soldats dans les deux attaques djihadistes les plus meurtrières qu'elle ait essuyées depuis des années.

Ces revers et la dégradation de la situation sécuritaire ont renforcé les interrogations sur la faculté de l'armée à faire pièce aux agissements djihadistes et aux autres violences auxquelles ce vaste pays est en proie depuis 2012 et qui ont fait des milliers de morts, civils et combattants.

"Nous voulons qu'on donne de bon équipements à l'armée. Nos maris ont choisi le métier qui donne vite la mort. Mais il faut les protéger sur le terrain avec l'équipement indiqué", a déclaré à l'AFP Aïcha Diakité, 33 ans, dont le mari soldat est décédé lors d'une des deux récentes attaques, à Boulkessy, près du Burkina Faso.

Les événements des dernières semaines ont aussi suscité des expressions de rejet des forces française et onusienne présentes au Mali. Une frange des manifestants a réclamé leur départ vendredi.

"Nous demandons le départ des troupes de l'ONU et françaises. Si elles ne peuvent pas intervenir contre les terroristes, elles n’ont pas leur place ici. Nous demandons aux Russes de venir", a déclaré Ousmane Coulibaly, 24 ans, étudiant diplômé sans emploi.

"Barkhane, Minusma, dégage!", lisait-on sur des banderoles faisant référence aux forces française et onusienne.

Plus de 60 victimes de trafic humain libérées

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Un chef djihadiste malien placé sur la liste terroriste américaine

Dialogue entre Dogons et Peuls, Koro, région de Mopti, Mali.

Les Etats-Unis ont placé jeudi sur leur liste terroriste Amadou Koufa, le chef d'un groupe djihadiste malien affilié à Al-Qaïda accusé d'avoir mené de multiples attaques dans le centre du pays.

Amadou Koufa, un prédicateur membre de la communauté peule, est le chef de la "katiba Macina", active dans la région au nom du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), principale alliance djihadiste du Sahel.

Issu d'une famille pauvre de la région de Mopti, Amadou Koufa recrute en priorité au sein des Peuls, dont il se pose en défenseur. Depuis 2015, les affrontements se sont multipliés entre cette communauté d'éleveurs nomades et les ethnies bambara et dogon, pratiquant essentiellement l'agriculture, qui ont créé leurs "groupes d'autodéfense".

Selon le département d'Etat, le GSIM est responsable de la mort de plus de 500 civils depuis deux ans. L'alliance, créée en 2017 et placée l'année dernière sur la liste terroriste américaine, est responsable de la mort de plus de 500 civils depuis 2017. Parmi les attaques figure une action simultanée contre l'état-major général des armées du Burkina Faso et l'ambassade de France à Ouagadougou en mars 2018 (8 morts et 85 blessés).

La décision américaine intervient deux jours après l'annonce de la mort d'un des principaux responsables du GSIM, le Marocain Ali Maychou. Considéré comme le numéro deux de l'alliance, il a été tué par les forces françaises au Mali début octobre, selon la ministre française des Armées, Florence Parly.

Maychou était "le deuxième terroriste le plus recherché au Sahel" derrière le chef du GSIM Iyad ag Ghali, a souligné à l'AFP Mme Parly.

Le secrétaire d'Etat Mike Pompeo a salué l'opération militaire française, assurant qu'il fallait "rechercher et détruire les terroristes où qu'ils se trouvent".

Selon un responsable de la diplomatie américaine, la progression d'Al-Qaïda et du groupe Etat islamique (EI), également actif dans la région, est un défi majeur dans la région.

Le nord du Mali était tombé en 2012 sous la coupe des djihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, qui se poursuit. Mais des zones entières du pays échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU et les pays du Sahel, parmi les plus pauvres au monde, semblent incapables d'enrayer les attaques des djihadistes qui visent désormais le centre et le sud du Mali et les pays voisins.

Avec AFP

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