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Niger

Nouveau bilan dans l'explosion du camion-citerne à Niamey

Le camion-citerne après son explosion à Niamey au Niger le 6 mai 2019.

Soixante personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'explosion d'un camion-citerne dans la nuit de dimanche à lundi, selon un nouveau bilan communiqué mardi par les autorités.

"Le bilan a malheureusement évolué, il s'est alourdi peu avant l'inhumation lundi après-midi (des personnes décédées) pour atteindre jusqu'à 60 morts", a affirmé à la télévision d'Etat le capitaine Hamani Adamou Abdoul-Aziz, commandant du Groupement d'incendie et de sécurité de Niamey.

Un précédent bilan officiel faisait état de 58 morts dont 55 au moment de l'explosion intervenue lundi aux environs de 01H00 (locale et GMT), à quelques centaines de mètres de l'aéroport international de Niamey. La plupart des victimes tentaient de récupérer de l'essence qui coulait du camion renversé.

Le bilan pourrait encore s'alourdir, car d'autres personnes, brûlées au troisième degré, "ont peu de chance de survivre", a indiqué Hamani Adamou Abdoul-Aziz.

Selon les premiers éléments de l'enquête de la police judiciaire (PJ), une défaillance technique est à l'origine du renversement du camion qui transportait 50.000 litres d'essence et avait quitté la semaine dernière la Soraz (Société de raffinage de Zinder) dans le centre-sud du pays, à 1000 kilomètres de la capitale.

"Selon les explications du conducteur du camion-citerne qui est entre nos mains, il était là afin (d'accomplir) les formalités douanières pour transporter son carburant au Burkina Faso, lorsqu'il a eu un incident électrique qui a provoqué des défaillances sur toutes les commandes (du camion), particulièrement sur les freins, il n'avait d'autre choix que d'essayer de stopper sa machine et le véhicule s'est renversé", a raconté à la télévision Boubacar Rabiou Daddy, le directeur de la PJ.

Avant l'explosion, les populations ont "refusé" d'obtempérer aux forces de l'ordre qui voulaient les tenir à distance du danger et "les pompiers ont même été caillassés", a-t-il dénoncé.

Autour du véhicule, qui s'est renversé autour de minuit, "il y avait beaucoup de mouvement, beaucoup de jeunes qui cherchaient à siphonner le carburant qui fuyait, en créant des ouvertures avec des bâtons dans la citerne", a expliqué le directeur de la PJ.

D'après les premiers témoignages, un motocycliste qui venait de remplir des bidons a cherché à faire redémarrer son engin, ce qui a produit l'étincelle qui a conduit à l'embrasement et l'explosion du véhicule.

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La journaliste et blogueuse nigérienne Samira Sabou enfin libre

La Cour de justice à Niamey, Niger, le 13 mars 2017. (VOA/Abdoul-Razak Idrissa)

En détention préventive depuis le début du mois de juin, Samira Sabou a été blanchie par un juge qui a décidé d'un non-lieu dans l'affaire qui oppose la journaliste au fils du président Issoufou Mahamadou.

C'est aux environs de 18h TU que la jeune journaliste a regagné son domicile mardi 28 juillet 2020. "C’est la victoire de tous ceux qui sont épris de justice", lance-t-elle.

La jeune journaliste et blogueuse nigérienne Samira Sabou a été libérée
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Plus tôt dans la matinée, une magistrate l’a libérée – pour infraction non constituée – après près de deux mois de détention prévention. Samira Sabou était poursuivie pour "diffamation par voie électronique" sur plainte de Mamane Sani Issoufou Mahamadou, directeur de cabinet adjoint et fils du président de la république.

En réaction à cette décision qu'il salue et qui montre l'indépendance de la justice au Niger, l'avocat de la blogueuse affirme que sa cliente "ne devait même pas être gardée une seconde en prison" car ses écrits sur Facebook relevaient de l'exercice de sa profession. "Elle n’a cité le nom de personne", ajoute maître Bouddal Effred Mouloul.

Dans une publication sur facebook en mai 2020, la journaliste-blogueuse soulignait que certains marchés du ministère de la défense jugés irréguliers après un audit profitaient "au fils du patron".

Le directeur de cabinet adjoint et fils du président de la république a alors déduit qu’il s’agissait de lui et décida de porter plainte pour diffamation. Samira Sabou sera alors interpelée et placée sous mandat dépôt à la prison civile de Niamey sous le coup de la loi polémique portant lutte contre la cybercriminalité, récemment adoptée.

Lors du son procès, le parquet a requis une peine de cinq semaines de prison ferme ainsi qu'une amende d'un million de franc CFA contre la jeune journaliste. L’avocat du plaignant avait lui réclamé 5 millions en réparation du préjudice subi par son client.

La juge en charge du dossier n’a donc suivi aucun d’eux. Et sa décision est venu réconforter beaucoup de défenseurs - nationaux et internationaux - des droits humains et libertés.

La jeune journaliste et blogueuse nigérienne Samira Sabou a été libérée

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L'OIF va auditer le fichier électoral en cours de finalisation

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Surpeuplées, les prisons nigériennes sont des incubateurs pour les djihadistes

Des soldats devant l'entrée de la prison de Niamey, le 1er juin 2013. AFP PHOTO

Les prisons du Niger sont surpeuplées et mélangent des délinquants violents avec des personnes condamnées pour des délits mineurs.

Dans plusieurs établissements pénitentiaires du Niger, des détenus djihadistes jouent des rôles d'éducateurs religieux, indique un rapport du Collectif de défense des droits de l’homme du pays.

Les enquêteurs du collectif ont relevé un risque élevé de radicalisation djihadiste dans les prisons qu'ils ont visitées. "Ils (les détenus djihadistes) côtoient sans restriction les autres", a déclaré le coordonnateur du Collectif des organisations de défense des droits de l'homme et de la démocratie Kaani Abdoulaye, lors de la présentation du rapport à la presse à l'occasion du Mandela Day (18 juillet).

Risque de radicalisation dans les prisons nigériennes
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A la prison civile de Niamey, tout comme dans celle de haute sécurité de Koutoukalé et au camp pénal de Kollo "des détenus djihadistes remplissent le rôle de chef spirituel", indique le rapport.

"Au lieu de jouer son rôle, la prison risque de devenir un incubateur de radicalisation", s’inquiète Kaani Abdoulaye.

Des détenus ordinaires ont affirmé aux enquêteurs du CODDHD avoir de bonnes relations avec leurs codétenus djihadistes, d’autres disent même qu’ils (détenus djihadistes) sont de "très bons amis musulmans".

Le document met en lumière aussi l’ineffectivité des droits humains dans les établissements pénitentiaires. Il s'agit du droit à l’intégrité physique et morale, le droit à l'alimentation, le droit à la santé, le droit à un environnement sain ou encore les droits aux loisirs et l’éducation.

La lenteur des procédures judiciaires pour les personnes en détention provisoire a également été relevé comme une violation des droits humains par le CODDHD qui estime que cela peut également "nourrir un sentiment d’injustice qui peut alimenter la radicalisation".

Depuis 2014, le collectif des organisations de défense des droits de l'homme et de la démocratie, effectue des visites dans les prisons du pays.

Deux problèmes majeurs sont récurrents : la surpopulation carcérale et la non séparation des détenus selon la gravité de leurs infractions.

Le CODDHD a fait des recommandations aux pouvoirs publics: "prendre des mesures pour séparer les détenus selon la nature de leurs infractions et former le personnel pénitentiaire en matière de détection des risques de radicalisation au sein des maisons d’arrêts".

Risque de radicalisation dans les prisons nigériennes

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