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Moyen-Orient

Au moins 18 civils tués dans des bombardements dans le nord-ouest de la Syrie

Une attaque aérienne russe a détruit un bâtiment à Maaret al-Numan dans la province d'Idleb en Syrie le 22 juillet 2019.

Des bombardements du régime syrien et de son allié russe ont tué mercredi au moins 18 civils, dont cinq enfants, dans le nord-ouest de la Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Parmi les 18 victimes, se trouvent dix membres d'une même famille, dont trois enfants, tués lors de raids aériens russes près de la ville de Khan Cheikhoun, dans la province d'Idleb, cible de frappes intenses depuis fin avril, a précisé l'OSDH.

Les huit autres victimes ont été tuées dans des raids et tirs d'artillerie visant d'autres zones de cette province qui échappe encore au régime de Bachar al-Assad, selon l'ONG.

Mardi, sept civils ont été tués dans des frappes du régime sur plusieurs localités d'Alep et d'Idleb, d'après l'Observatoire. Lundi, des bombardements ont tué au moins 50 personnes, dont la majorité dans des raids aériens contre un marché de la province d'Idleb, dans la ville de Maaret al-Noomane, selon la même source.

Ces frappes ont été imputées par l'OSDH à l'aviation russe, ce que Moscou a démenti.

Soutenu par l'aviation russe, le pouvoir syrien a intensifié depuis près de trois mois ses raids aériens contre cette province dominée par des jihadistes, ainsi que les zones adjacentes dans les régions limitrophes d'Alep, Hama et Lattaquié.

Depuis fin avril, au moins 720 civils ont été tués dans les bombardements sur Idleb, selon l'OSDH, et 330.000 personnes ont fui les violences, d'après l'ONU.

Ces violences interviennent malgré un accord conclu en septembre 2018 entre la Russie et la Turquie, marraine de certains groupes rebelles, visant à éviter à Idleb une offensive d'envergure des forces loyales à Damas.

L'initiative prévoyait une "zone démilitarisée" pour séparer les territoires tenus par les jihadistes et les rebelles des zones gouvernementales.

"Le cauchemar à Idleb est en train de s'amplifier. Nous avons assisté à l'une des attaques les plus meurtrières perpétrées contre des zones civiles depuis le début de l'escalade militaire il y a près de trois mois", a déploré lundi Mark Cutts, un des responsables de l'ONU pour la coordination humanitaire face à la crise syrienne.

Déclenchée en 2011 par la répression de manifestations prodémocratie, la guerre en Syrie a fait plus de 370.000 morts et déplacé plusieurs millions de personnes.

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Le Liban en fête, dans l'espoir d'une "nouvelle indépendance"

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Quatre manifestants tués à Bagdad, la contestation ne faiblit pas

Manifestants dans les rues de Badgad en Iran le 22 novembre 2019.

Quatre manifestants ont été tués à Bagdad lors d'un nouveau vendredi de contestation en Irak, où la plus haute autorité chiite a appelé à modifier la loi électorale, unique réforme proposée jusqu'ici et déjà rejetée par la rue.

En près de deux mois de contestation, plus de 340 personnes ont été tuées, quasiment toutes des manifestants, dans des affrontements qui se concentrent désormais dans le centre de Bagdad dont les rues commerçantes sont devenues un champ de bataille urbain, jonché de douilles et d'étuis métalliques de grenades lacrymogènes mortelles.

Face à la plus grave crise sociale de l'Irak post-Saddam, le pouvoir, un temps ébranlé mais désormais plus déterminé que jamais à se maintenir, a proposé des aides sociales et une réforme de la loi électorale qui peine à prendre forme au Parlement.

Et qui, surtout, ne convainc pas face à des foules qui réclament une refonte du système politique, une purge des "corrompus" et une classe dirigeante entièrement renouvelée.

Heurts entre manifestants et forces anti-émeute à Bagdad en Irak
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Vendredi, dans la rue Rachid et aux abords de trois ponts reliant la place Tahrir, épicentre de la contestation, aux principales institutions du pays, quatre manifestants ont été tués -deux par balles et deux par des grenades lacrymogènes des forces de l'ordre- et 30 blessés, selon des sources médicales.

Ces grenades sont dénoncées car elles sont de type militaire et dix fois plus lourdes que celles utilisées ailleurs dans le monde.

- "Ça ne changera rien" -

Depuis le début le 1er octobre du premier mouvement social spontané d'Irak, plus de 15.000 personnes ont été blessées à Bagdad et dans le sud du pays gagné aussi par la contestation.

Dans son prêche hebdomadaire, le grand ayatollah Ali Sistani, figure tutélaire de la politique irakienne qui a récemment apporté un soutien de poids aux revendications des manifestants sans toutefois retirer sa confiance aux dirigeants, est revenu sur la réforme de la loi électorale.

Il a estimé que voter une telle réforme était la priorité pour sortir de la "grande crise". Le système électoral irakien, l'un des plus complexes au monde, est accusé de favoriser les grands partis et surtout leurs têtes de liste et d'empêcher l'arrivée de nouveaux venus et d'indépendants.

Mais le projet de loi soumis par le gouvernement d'Adel Abdel Mahdi au Parlement ne semble pas répondre aux exigences de renouvellement des manifestants mais aussi de l'ONU qui a réclamé des "améliorations" à ce texte, toujours pas soumis à la première lecture du Parlement.

"De nouvelles élections ne changeront rien: on va revoir les mêmes têtes et le même gouvernement", a balancé d'un revers de main Ahmed Mohammed, un manifestant sur Tahrir.

Car sur cette place, lois et amendements constitutionnels sont loin de satisfaire les Irakiens qui réclament un changement radical.

- "Il nous ment" -

"Les dirigeants ont perdu toute légitimité, leurs propositions ne nous représentent pas. On veut que le gouvernement démissionne", s'est emporté Abou Ali, un manifestant de 32 ans.

Autour de lui, les manifestants occupent jour et nuit l'emblématique place Tahrir et ont repris leurs campements sur trois ponts -al-Joumhouriya, Senek et al-Ahrar- qui mènent à la très sécurisée Zone verte où siègent le Parlement et l'ambassade des Etats-Unis, ainsi qu'aux bureaux du Premier ministre et à l'ambassade d'Iran.

Le grand voisin iranien est conspué et son drapeau brûlé en place publique par des Irakiens qui voit en lui l'architecte du système politique rongé par la corruption et le clientélisme.

Au sud de Bagdad, d'importantes manifestations bloquent aussi de nouveau les villes de Hilla, Nassiriya, Diwaniya, Najaf et Kerbala.

"Nous sommes déterminés à poursuivre la mobilisation jusqu'à la démission du gouvernement et la dissolution du Parlement", a lancé Nassir al-Qassab, un dignitaire tribal qui manifeste à Kout. "Nous rejetons ces propositions du gouvernement, il nous ment et cherche à gagner du temps".

Samedi, un premier membre du gouvernement pourrait faire les frais de la crise. Les députés entendront le ministre de l'Industrie, Saleh al-Joubouri, qui pourrait être le premier fusible du remaniement gouvernemental annoncé.

Netanyahu inculpé pour corruption en Israël

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Netanyahu dénonce un coup d'Etat après son inculpation

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Jérusalem, le dimanche 17 novembre 2019. (Gali Tibbon / Pool via AP)

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dénoncé jeudi un "coup d'Etat" et a promis de ne pas démissionner après son inculpation pour corruption, fraude et abus de confiance.

Cette mise en examen annoncée par le procureur général Avichai Mandelblit est sans précédent pour un chef de gouvernement israélien en exercice. Il s'agit en outre d'une crise inédite pour le chef de file du Likoud, qui est au pouvoir sans discontinuer depuis 2009.

Rien ne le contraint à quitter ses fonctions, mais ses ennuis judiciaires viennent assombrir un avenir politique déjà incertain, faute de majorité après les législatives d'avril et de septembre, alors qu'un troisième scrutin en moins d'un an se profile à brève échéance.

"Il s'agit d'une tentative de coup d'Etat fondée sur des éléments fabriqués et d'un processus d'investigation corrompu et partial", s'est-il indigné dans une allocution télévisée.

"Je continuerai à diriger le pays, conformément à la lettre de la loi, avec responsabilité, dévouement et préoccupation pour notre avenir à tous", a poursuivi le Premier ministre.

Les enquêteurs "ne cherchent pas la vérité, mais à me nuire (...) Ce que je vis n'est pas facile. Je suis aussi un être humain. Ce que ma famille traverse est insupportable. Tous les jours, tous les soirs, mon sang et celui de ma femme et de mon fils sont versés", a-t-il ajouté.

"Il n'y a pas de coup d'Etat en Israël, juste une tentative de s'accrocher au pouvoir", lui rétorque sur Twitter Benny Gantz, son principal adversaire, qui dirige le parti centriste Bleu et blanc.

Le chef du gouvernement et son épouse Sara sont soupçonnés d'avoir accepté pour 265.000 dollars de cadeaux de la part du producteur hollywoodien Arnon Milchan et du magnat australien James Packer.

VERS UN RETOUR AUX URNES

Benjamin Netanyahu est également soupçonné d'avoir tenté d'obtenir une couverture plus clémente de la part du Yedioth Ahronoth en proposant au propriétaire du plus grand journal israélien de faire adopter une loi défavorable à un titre concurrent. Il aurait agi de même avec la compagnie Bezeq Telecom Israel, lui accordant des privilèges en échange d'une couverture plus favorable de la part d'un site d'information contrôlé par l'entreprise de télécoms.

Il est passible de dix ans de prison pour le chef de corruption et trois ans pour chacun de ceux de fraude et d'abus de confiance, mais son procès n'aura vraisemblablement pas lieu avant plusieurs mois en raison de la crise politique. Il peut en outre tenter d'obtenir l'immunité parlementaire.

Ayant perdu l'appui de l'ultranationaliste Avigdor Lieberman, Benjamin Netanyahu n'a pas été en mesure reconduire sa coalition de droite et d'extrême droite après les élections du 9 avril et du 17 septembre.

Benny Gantz n'est pas parvenu lui non plus à trouver une majorité parlementaire au centre et à gauche.

Le président Reuven Rivlin a invité jeudi les parlementaires à désigner un nouveau candidat. "C'est une période sombre et âpre dans les annales de l'Etat d'Israël", a-t-il dit après avoir officialisé l'échec de Benny Gantz.

Les 120 députés de la Knesset disposent à présent d'un délai de 21 jours au cours duquel ils peuvent désigner le candidat de leur choix parmi leurs pairs. A défaut, de nouvelles élections législatives seront automatiquement organisées dans les 90 jours.

"Dans les 21 jours à venir, il n'y aura plus ni bloc, ni parti", a précisé le président Rivlin. "Chacun d'entre vous devra sonder sa conscience et répondre à une seule question: quel est mon devoir envers l'Etat d'Israël ?"

Etant donné l'émiettement des forces politiques représentées à la Knesset, il semble peu probable que les Israéliens puissent faire l'économie d'un retour aux urnes.

Avec Reuters

Israël: inculpé, Benjamin Netanyahu dénonce un "coup d'Etat"

Benjamin Netanyahu à Jérusalem le 13 novembre 2019.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dénoncé jeudi soir un "coup d'Etat" contre lui après avoir été inculpé par la justice pour corruption, promettant qu'il n'allait "pas abandonner".

Un peu plus tôt dans la soirée, le procureur général Avichaï Mandelblit avait annoncé qu'il inculpait le Premier ministre le plus pérenne de l'histoire d'Israël pour corruption, fraude et abus de confiance dans trois affaires différentes.

"Ce qui se passe ici est une tentative de mener un coup d'Etat contre le Premier ministre", a assuré M. Netanyahu, le premier chef de gouvernement israélien en exercice à être inculpé, appelant "à enquêter sur les enquêteurs" qui ont mené les investigations contre lui.

Depuis Jérusalem, le ton vindicatif, il a dénoncé lors d'une conférence de presse de "fausses accusations motivées par des considérations politiques" qui visent "à (l)e faire tomber". Mais, a-t-il assuré, "je ne suis pas prêt à abandonner".

Dans la principale affaire, M. Netanyahu est accusé d'avoir accordé des faveurs au patron d'un groupe de télécommunication en échange d'une couverture médiatique favorable d'un des médias de ce groupe.

Dans les deux autres dossiers, il est soupçonné d'avoir reçu de luxueux cadeaux de la part de milliardaires et d'avoir tenté de s'assurer des articles favorables dans le plus grand quotidien payant du pays.

M. Netanyahu, 70 ans, est toujours Premier ministre puisque son rival, le centriste Benny Gantz, n'a pas réussi à former un gouvernement de coalition après les élections de septembre.

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