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Un pétrolier iranien arraisonné à Gibraltar, Téhéran proteste

Les pêcheurs vérifient leur filet devant les navires amarrés dans le port de Fujairah le 2 juillet 2019 à l'est des Émirats arabes unis (EAU).

Un navire iranien soupçonné de livrer du pétrole à la Syrie, en violation des sanctions contre Damas, a été arraisonné jeudi au large du territoire britannique de Gibraltar, entraînant la convocation de l'ambassadeur britannique à Téhéran.

Selon le ministre espagnol des Affaires étrangères Josep Borrell, l'opération aurait eu lieu suite à une "demande adressée par les Etats-Unis au Royaume-Uni".

Elle intervient quelques jours après l'annonce du dépassement par Téhéran de la limite imposée à ses réserves d'uranium faiblement enrichi, sur fond de tensions exacerbées avec Washington qui font craindre un embrasement dans la région du Golfe.

En réaction à l'interception de ce navire baptisé Grace 1 et battant pavillon panaméen, Téhéran a convoqué l'ambassadeur du Royaume-Uni en Iran pour dénoncer "l'interception illégale d'un pétrolier iranien", selon un porte-parole des Affaires étrangères iraniennes.

Gibraltar n'a pas précisé l'origine du pétrole mais selon la publication spécialisée dans le transport maritime Lloyd's List, ce pétrolier aurait chargé en Iran en avril avant de faire le tour de l'Afrique et de rentrer en Méditerranée où il a été intercepté jeudi alors qu'il faisait route vers la Syrie, selon Gibraltar.

- "Violation des sanctions" -

"Nous avons des raisons de croire que le Grace 1 amenait sa cargaison de pétrole brut à la raffinerie de Banias en Syrie (...) propriété d'une entité sujette aux sanctions de l'Union européenne contre la Syrie" et agissait "en violation" de ces sanctions, a indiqué le chef du gouvernement de Gibraltar, Fabian Picardo, dans un communiqué.

Damas est la cible depuis le début du conflit en 2011 de sanctions internationales, qui touchent notamment son secteur pétrolier.

En novembre, le Trésor américain a menacé de sanctions les personnes ou sociétés livrant des produits pétroliers au gouvernement syrien. Le Premier ministre syrien Emad Khamis a indiqué que les livraisons de pétroliers iraniens s’étaient arrêtées depuis.

Selon Damas, le secteur des hydrocarbures syrien a subi depuis 2011 des pertes estimées à 74 milliards de dollars.

Jeudi après-midi, l'équipage du navire, stationné à l'est de Gibraltar, était interrogé par les autorités du territoire britannique situé à l'extrême sud de l'Espagne.

La police et les douanes de Gibraltar, assistées d'un détachement de Royal Marines britanniques, ont arraisonné le pétrolier tôt jeudi à environ quatre kilomètres au sud du "Rocher".

- Souveraineté -

L'opération a eu lieu alors que le pétrolier ralentissait dans une zone utilisée par les navires pour se faire ravitailler notamment en nourriture et considérée par Gibraltar comme faisant partie des eaux territoriales britanniques. Ce qui est contesté par l'Espagne, qui revendique la souveraineté sur ce territoire.

"Nous étions naturellement au courant de cette opération" mais "nous sommes en train de regarder de quelle manière cela touche à notre souveraineté", a souligné Josep Borrell devant la presse.

Dans un communiqué, le ministère britannique des Affaires étrangères a "salué cette action ferme des autorités de Gibraltar qui ont agi pour faire respecter le régime européen de sanctions à l'encontre de la Syrie".

Fabian Picardo a indiqué avoir "écrit aux présidents de la Commission et du Conseil européens, pour leur communiquer les sanctions prises" par Gibraltar à l'encontre du navire. Mais contactée par l'AFP, la Commission européenne s'est refusée à tout commentaire.

Avant d'être arraisonné à Gibraltar, le Grace 1, qui avait quitté les Emirats le 13 mai, a fait le tour de l'Afrique depuis le Golfe au lieu d'emprunter le canal de Suez, selon Marine Traffic.

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Lapid appelle à user "de la force" si l'Iran se dote de l'arme nucléaire

Le Premier ministre israélien Yaïr Lapid à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies le 22 septembre 2022.

Le Premier ministre israélien Yaïr Lapid a exhorté jeudi à l'Assemblée générale de l'ONU la communauté internationale à user "de la force" si l'Iran développait l'arme nucléaire et réitéré son soutien à la création d'un Etat palestinien "pacifique".

Israël mène ces derniers mois une intense offensive diplomatique pour tenter de convaincre les Etats-Unis et les principales puissances européennes (Royaume-Uni, France, Allemagne) de ne pas renouveler l'accord sur le programme nucléaire iranien (JCPOA) de 2015 dont l'administration Trump s'était désengagée.

Depuis une dizaine de jours, différents responsables ont suggéré que l'accord pourrait ne pas être renouvelé avant au moins la mi-novembre, un délai que le Premier ministre Lapid tente d'utiliser pour pousser les Occidentaux à imposer une approche plus dure dans leurs négociations.

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"La seule manière d'empêcher l'Iran d'avoir l'arme nucléaire est de mettre une menace militaire crédible sur la table. Et là, et seulement là, il sera possible de négocier un accord plus long et plus solide avec eux", a déclaré M. Lapid à la tribune de l'Assemblée générale.

"Il faut que cela soit clair pour l'Iran que s'il va de l'avant avec son programme nucléaire, le monde ne réagira pas avec des mots, mais usera de la force", a ajouté M. Lapid.

Israël, qui considère l'Iran comme son ennemi numéro un, reproche aussi à Téhéran de financer le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien, deux mouvements armés basés aux frontières de l'Etat hébreu.

Malgré les "obstacles", un "accord avec les Palestiniens, fondé sur deux Etats pour deux peuples, est la bonne chose à faire pour assurer la sécurité et l'économie d'Israël, et offrir un futur à nos enfants", a ajouté M. Lapid, en pleine campagne pour les législatives du 1er novembre.

"Aujourd'hui encore, une grande majorité d'Israéliens soutiennent cette vision de la solution à deux Etats et je suis l'un d'eux. Nous n'avons qu'une condition: qu'un futur Etat palestinien soit pacifique", a ajouté M. Lapid, dont le discours à l'ONU, qui avait fuité en Israël, était déjà critiqué par ses adversaires politiques.

Les négociations de paix israélo-palestiniennes sont au point mort depuis 2014. Et la stratégie actuelle du gouvernement Lapid est de tenter de soutenir l'économie palestinienne sans toutefois se lancer dans un nouveau processus de paix avec le chef de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, âgé de 87 ans et qui doit prendre la parole vendredi à l'Assemblée générale.

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Le président iranien Ebrahim Raisi a déclaré qu'il n'y aurait pas d'accord pour relancer l'accord sur le nucléaire iranien de 2015 à moins que les États-Unis ne fournissent des garanties qu'ils ne vont plus se retirer du pacte, comme l'a fait l'administration Trump en 2018.

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