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Moyen-Orient

71 combattants tués dans des affrontements entre jihadistes et forces du régime en Syrie

Un combattant de l'opposition syrienne se tient à un poste de contrôle dans la ville d'Idleb, au nord-ouest de la Syrie, le 13 octobre 2018.

Soixante-et-onze combattants ont été tués dans des affrontements ces dernières heures entre forces dominées par des jihadistes et troupes du régime syrien dans le nord-ouest du pays, a rapporté jeudi l'Observatoire syrien des droits humains (OSDH).

Les combats se poursuivent depuis mercredi soir aux abords de la région d'Idleb, dirigée par les jihadistes du groupe Hayat Tahrir al-Cham (HTS), dominé par l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda, notamment dans le nord de la province de Hama.

Depuis fin avril, le régime syrien et son allié russe ont intensifié leurs frappes sur la province d'Idleb et ses environs. La région abrite trois millions de civils. Outre HTS, d'autres factions jihadistes et rebelles sont présentes.

Tard mercredi soir, les forces dominées par HTS se sont emparées du village et de la colline de Hamameyat. Depuis, "les combats se poursuivent et les forces du régime mènent une contre-attaque pour reprendre le village, en sus de bombardements aériens et à l'artillerie lourde" sur la zone reconquise par les HTS et les rebelles, a indiqué le directeur de l'Observatoire, Rami Abdel Rahmane.

Les affrontements ont jusqu'ici tué 41 combattants côté régime et 30 côté rebelles et jihadistes, selon l'OSDH.

Le porte-parole de HTS, Abou Khaled al-Chami, a affirmé que les combattants jihadistes et rebelles avaient lancé une attaque après la tombée de la nuit, prenant aux forces du régime de Bachar al-Assad le contrôle de la colline "lourdement fortifiée".

Naji Moustafa, porte-parole du Front de libération nationale, allié des jihadistes, a pour sa part indiqué que cette colline était "stratégique du fait qu'elle surplombe (...) les voies de ravitaillement des forces ennemies".

La région d'Idleb, qui échappe toujours au contrôle de Damas, fait l'objet de l'escalade la plus violente depuis un accord conclu en septembre 2018 entre la Russie et la Turquie, parrain des rebelles, visant à éviter une offensive d'envergure.

Les bombardements russes et syriens ont tué 560 civils depuis fin avril, selon l'OSDH, et poussé à la fuite quelque 330.000 personnes, d'après l'ONU. Quant aux tirs rebelles et jihadistes, ils ont tué plus de 40 civils dans les zones tenues par le régime, d'après la même source.

Jeudi dans la province de Hama, des raids russes ont encore tué un civil dans le village de Latamneh, tandis qu'une femme est morte des suites des tirs rebelles contre la localité de Karnaz, selon l'OSDH.

La Syrie est déchirée depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 370.000 morts.

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Rashida Tlaib renonce à aller voir sa famille en Israël

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Deux élues démocrates américaines interdites d’entrer en Israël

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Israël, pressé par Trump, interdit la visite d'élues démocrates du Congrès américain

Les députées démocrates Rashida Tlaib et Ilhan Omar à Capitol Hill à Washington, le 15 juillet.(AP Photo/J. Scott Applewhite)

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a interdit jeudi à deux élues démocrates du Congrès américain, Rashida Tlaib et Ilhan Omar, d'effectuer la visite qu'elles ont prévue en Israël, une décision prise après que le président américain Donald Trump a fait une demande en ce sens.

Rashida Tlaib et Ilhan Omar, les deux premières femmes musulmanes élues au Congrès américain, font partie de l'aile progressiste du Parti démocrate et ont critiqué les politique adoptées par Donald Trump et par Israël à l'égard des Palestiniens.

Cette décision de Tel Aviv, immédiatement condamnée par de nombreux démocrates aux Etats-Unis et par des représentants palestiniens, pourrait renforcer le soutien dont disposent Netanyahu et Trump au sein de l'électorat conservateur alors qu'ils sont tous les deux en campagne - élections législatives en Israël le 17 septembre, élection présidentielle aux Etats-Unis en novembre 2020.

Omar a dénoncé un "affront" et une "insulte aux valeurs démocratiques". Israël avait dans un premier temps autorisé la visite des deux élues avant de changer d'avis sous la pression de Trump, a dit à Reuters une source ayant pris part mercredi à des discussions entre Netanyahu, ses conseillers et des membres du gouvernement.

Le site d'information Axios avait rapporté samedi que le président américain faisait pression en ce sens auprès de Tel Aviv, ce que la Maison blanche avait alors démenti. Donald Trump a écrit jeudi sur Twitter que "cela serait un signe de grande faiblesse si Israël permettait aux élues Omar et Tlaib d'effectuer une visite... Elles sont une disgrâce !".

Interrogé ensuite par les journalistes, il a refusé de dire s'il s'était entretenu avec Netanyahu mais a indiqué avoir "parlé à des personnes" en Israël. Le président américain s'en est pris à plusieurs reprises à Omar et Tlaib, ainsi qu'à deux autres élues démocrates du Congrès issues de minorités, Alexandria Ocasio-Cortez et Ayanna Pressley. Il a déclenché la controverse le mois dernier en leur demandant de "retourner" d'où elles viennent.

Avec Reuters

Tlaib et Omar personna non grata en Israël

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Heurts sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem, des dizaines de blessés

Des accrochages ont éclaté et les forces de l'ordre, qui contrôlent l'accès de l'esplanade des mosquées à Jerusalem (Photo d'archives)

Des affrontements entre policiers israéliens et fidèles sur l'esplanade des Mosquées, haut lieu de tension à Jérusalem, ont fait des dizaines de blessés palestiniens dimanche, jour d'importantes commémorations juive et musulmane.

Au premier jour de l'Aïd al-Adha et après la prière à la mosquée Al-Aqsa, située au milieu de l'esplanade, des centaines de Palestiniens ont commencé à scander en arabe "Par notre âme, par notre sang, nous nous sacrifions pour toi Al-Aqsa".

Des accrochages ont éclaté et les forces de l'ordre, qui contrôlent l'accès de l'esplanade, ont utilisé des grenades assourdissantes pour tenter de disperser des manifestants qui ont tiré des projectiles, selon un journaliste de l'AFP sur place.

"C'est notre mosquée, c'est notre Aïd, mais l'armée est arrivée et elle a commencé à frapper et à lancer des grenades assourdissantes", a déclaré à l'AFP Assia Abou Snineh, 32 ans.

Le Croissant-Rouge palestinien a fait état 61 blessés, dont une quinzaine ont été hospitalisés. La police a dénombré quatre blessés dans ses rangs et fait état de sept arrestations.

Face aux tensions, la police a dans un premier temps bloqué l'accès du site aux juifs qui commémorent une importante fête religieuse, Ticha Beav. Mais, après des critiques, elle a rouvert la seule porte d'entrée que les juifs peuvent emprunter pour accéder au site.

Les juifs sont autorisés à s'y rendre pendant des heures précises mais pas à y prier afin d'éviter d'attiser les tensions.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré avoir décidé à l'avance d'autoriser les juifs à y entrer "en consultation avec les corps de sécurité".

"La question n'était pas de savoir s'ils pourraient y aller mais de trouver la meilleure manière de le faire pour (assurer) la sécurité publique et c'est ce que nous avons fait", a-t-il déclaré dans une vidéo postée sur Whatsapp.

- "Il est à nous!" -

La situation s'est néanmoins tendue lorsque des centaines de juifs ont pu pénétrer dans le périmètre de l'esplanade.

Les musulmans croient que le site "est à eux mais il est à nous!", a affirmé une jeune femme juive, Sophia Gehula Cohen, entrée sur le site. "Ça fait 2.000 ans qu'on attend pour être ici et le jour (anniversaire) où le Temple est détruit, on nous dit de ne pas entrer, c'est grave!"

Au coeur du conflit israélo-palestinien, l'esplanade des Mosquées se trouve à Jérusalem-Est, secteur palestinien de la ville occupé depuis 1967 par Israël, qui l'a ensuite annexé sans que cela ne soit reconnu par la communauté internationale.

Dans un communiqué, Ryad a condamné "la prise d'assaut de la mosquée Al-Aqsa et l'attaque de fidèles au premier jour de l'Aïd al-Adha" par "les forces d'occupation israéliennes", selon l'agence de presse officielle saoudienne SPA.

L'esplanade est le troisième lieu saint de l'islam et le site le plus sacré pour les juifs car considéré comme le lieu de leurs deux Temples, dont Ticha Beav commémore la destruction, par les Babyloniens en 587 avant J.-C. puis par les Romains en l'an 70.

Si l'entrée de l'esplanade des Mosquées est contrôlée par Israël, l'administration des lieux demeure la prérogative du Waqf, une fondation musulmane sous contrôle jordanien.

La Jordanie et l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) ont dénoncé "l'agression" contre l'esplanade des Mosquées par les forces israéliennes, aussi blâmées par le secrétaire général de la Ligue arabe qui a appelé la communauté internationale à calmer le jeu pour éviter "une bataille religieuse dans la ville sainte de Jérusalem".

"Cela montre la dimension religieuse du conflit" israélo-palestinien, a de son côté réagi Ismaïl Haniyeh, chef du mouvement islamiste palestinien Hamas qui contrôle la bande de Gaza et qui est l'ennemi d'Israël.

- Tirs à Gaza -

Dans le troisième échange de tirs meurtriers ces derniers jours près de la barrière séparant Gaza du territoire israélien, un Palestinien a par ailleurs ouvert le feu dimanche sur des soldats israéliens avant d'être tué dans la riposte, selon des responsables.

"A la suite de cet incident, un char israélien a tiré sur un poste militaire de l'organisation terroriste Hamas dans la même zone", a précisé l'armée israélienne, assurant qu'il n'y avait pas eu de pertes de son côté.

Le ministère de la Santé du Hamas à Gaza a confirmé le décès du Palestinien de 26 ans, originaire de Beit Hanoun, dans le nord de la bande de Gaza, dont la dépouille a été transportée dans un hôpital local.

Samedi, l'armée israélienne avait tué quatre Palestiniens armés de fusils d'assaut, de lance-roquettes et de grenades qui tentaient selon elle s'infiltrer en Israël à partir du sud de Gaza.

Plus tôt cette semaine, un jeune soldat israélien ne portant ni uniforme, ni arme a été retrouvé mort, poignardé, près d'une colonie juive en Cisjordanie occupée. Les autorités israéliennes ont depuis arrêté deux suspects pour le meurtre du soldat Dvir Sorek qui a bouleversé Israël.

Avec AFP

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