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Les Etats-Unis disent avoir frappé Al-Qaïda dans le nord-ouest de la Syrie

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président américain Donald Trump avant une réunion au Palace Hotel lors de la 72ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies, à New York, le 18 septembre 2017.

Les Etats-Unis, fer de lance de la coalition internationale anti djihadistes, ont annoncé lundi avoir frappé la veille des dirigeants d'Al-Qaïda dans le nord-ouest de la Syrie où six commandants d'un groupe extrémiste ont été tués, selon une ONG.

Sur un autre front de la guerre en Syrie, six civils et neuf combattants pro régime ont péri durant des frappes israéliennes dimanche près de Damas et Homs (centre), a indiqué lundi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Les Etats-Unis ont dit avoir frappé dimanche le groupe djihadiste Al-Qaïda, pour la première fois depuis deux ans dans le nord-ouest du pays, où le régime syrien et son allié russe visent sans relâche des groupes anti régime depuis avril.

Dans un communiqué, le Commandement central américain a indiqué lundi que "les forces américaines avaient mené une frappe contre la direction d'Al-Qaïda en Syrie (AQ-S) dans une structure d'entraînement".

Cette opération a pris pour cible des personnes "responsables d'avoir planifié des attaques menaçant des citoyens américains, nos partenaires et des civils", selon le Centcom.

"Six chefs" djihadistes tués

Dimanche soir, l'OSDH a indiqué qu'une frappe dans la région d'Alep a fait huit morts, dont six commandants du groupe Hourras al-Din, lié à Al-Qaïda, disant qu'il pouvait s'agir d'une frappe de la coalition menée par les Etats-Unis.

"Six chefs, dont deux Tunisiens, deux Algériens, un Egyptien et un Syrien, ont été tués par un bombardement visant une réunion dans (...) un secteur à l'ouest d'Alep", a indiqué l'OSDH. Le bombardement a également tué deux combattants du groupe, selon la même source.

Hourras al-Din a indiqué lundi dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux qu'un "groupe de frères djihadistes" avait été tué dans une attaque contre un "centre religieux".

Ce groupe est actif dans une région échappant encore au régime et qui comprend une grande partie de la province d'Idleb ainsi que des secteurs des provinces voisines de Hama, Alep et Lattaquié.

Cette région est dominée par le groupe Hayat Tahrir al-Cham (HTS), ex-branche syrienne d'Al-Qaïda, aux côtés duquel combat Hourras al-Din.

En septembre 2014, les Etats-Unis ont mis sur pied une coalition internationale pour lutter contre l'EI qui s'était emparé trois mois plus tôt de vastes territoires en Syrie et en Irak.

Ils ont pris pour cible des chefs djihadistes dans le nord-ouest de la Syrie, mais leurs frappes ont considérablement diminué depuis 2017.

Avec la coalition, les Etats-Unis ont ensuite concentré leur action dans l'est du pays où ils ont aidé les Forces démocratiques syriennes (FDS) à lutter contre les djihadistes dans une zone frontalière avec l'Irak.

En mars, les FDS s'étaient emparées des dernières positions djihadistes dans le village de Baghouz, proclamant la défaite du "califat" de l'EI.

Depuis fin avril, le régime de Damas et son allié russe ont intensifié leurs frappes sur la région d'Idleb, qui fait l'objet d'un accord conclu en 2018 entre Ankara, parrain des rebelles actifs dans la zone, et Moscou, censé créer une "zone démilitarisée".

Mais cet accord n'a jamais été appliqué dans son intégralité, en raison du refus des djihadistes de se retirer de la zone tampon prévue.

Accord américano-russe ?

Selon Sam Heller, analyste du centre de réflexion International Crisis Group, les Etats-Unis ont été exclus par la Russie de l'espace aérien de la région d'Idleb depuis le début de l'administration Trump en 2017.

"Il n'est pas clair si la dernière frappe est le signe qu'un nouvel accord a été conclu, ou si les Etats-Unis estimaient très urgent de bombarder ces combattants", d'après cet expert.

Les frappes américaines de dimanche interviennent deux jours après une rencontre entre le président américain Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine en marge du sommet du G20 à Osaka au Japon.

Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a affirmé qu'il n'y avait "pas de lien" entre la frappe et cette rencontre.

Déclenché par la répression de manifestations, le conflit en Syrie a connu l'implication de plusieurs acteurs régionaux et internationaux, outre les groupes djihadistes. Il a fait plus de 370.000 morts et poussé à la fuite des millions personnes.

Signe de sa complexité, Israël a frappé dimanche des positions iraniennes près de Damas et visé un centre de recherche et un aéroport militaire à l'ouest de la ville de Homs où des combattants du Hezbollah chiite libanais et des Iraniens sont déployés, selon l'OSDH.

Six civils et neuf combattants pro régime ont péri durant ces frappes, selon cette même source.

Une porte-parole de l'armée israélienne n'a pas souhaité réagir à ces allégations.

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Biden choisit Janet Yellen pour le Trésor

Conférence de presse de la présidente sortante de la Réserve fédérale américaine, Janet Yellen, à Washington, le 13 décembre 2017. (Reuters)

Le président américain élu Joe Biden a confirmé lundi qu'il allait nommer à la tête du Trésor Janet Yellen, ex-présidente de la Banque centrale.

Janet Yellen, dont la nomination doit encore être confirmée par le Sénat, devrait devenir la première femme à diriger le Trésor après avoir été la première femme à la tête de la Réserve fédérale (Fed).

M. Biden a également annoncé la nomination de Wally Adeyemo au poste de secrétaire adjoint du Trésor, qui est d'origine nigériane. M. Adeyemo a été directeur adjoint du Conseil économique national, conseiller à la sécurité nationale et chef de cabinet au Bureau de la protection financière des consommateurs.

"S'il est confirmé, M. Adeyemo serait le premier secrétaire adjoint au Trésor afro-américain", a en outre souligné M. Biden.

Le président élu démocrate a également nommé Neera Tanden comme directrice du Bureau de la gestion et du budget. C'est aussi une première pour une femme d'origine indienne à ce poste.

Parmi les autres nominations, à noter celle de Cecilia Rouse, qui doit prendre la tête du Conseil économique du président.

Là encore, une nomination inédite, relève M. Biden: "Elle deviendra la première Afro-Américaine et seulement la quatrième femme à diriger ce Conseil en 74 ans d'existence".

M. Biden sera également entouré de Jared Bernstein, un proche de longue date puisque celui-ci avait été son propre économiste en chef au cours des premières années de l'administration de l'ancien président Barack Obama. M. Bernstein sera membre du Conseil économique.

Heather Boushey, cofondatrice du Washington Center for Equitable Growth, qualifiée d'"économiste éminente" dont les travaux de recherches ont été centrés sur les inégalités économiques, sera également membre du Conseil.

Joe Biden nomme une équipe de communication à la Maison Blanche entièrement féminine

La porte-parole du département d'État, Jen Psaki, participe à une réunion à Washington, le 27 février 2015.

Le président élu des Etats-Unis, Joe Biden, a annoncé dimanche la composition de son équipe de communication à la Maison Blanche, qui sera exclusivement féminine, ce que son entourage a qualifié de première dans l'histoire du pays.

Parmi les personnes désignées figure Jen Psaki, qui occupera le poste très en vue d'attachée de presse de la Maison Blanche.

Jen Psaki, 41 ans, a occupé plusieurs postes haut placés, dont celui de directrice de la communication de la Maison Blanche sous l'administration Obama-Biden.

"Honorée de travailler à nouveau pour @JoeBiden, un homme pour lequel j'ai travaillé sous l'administration Obama-Biden lorsqu'il a contribué à diriger la reprise économique, reconstruit nos relations avec nos partenaires (ce qui se révèle une bonne pratique) et a apporté de l'empathie et de l'humanité dans presque toutes les réunions auxquelles j'ai assisté", a réagi Jen Psaki sur Twitter.

Joe Biden et la vice-présidente élue Kamala Harris cherchent à mettre l'accent sur la diversité dans les nominations annoncées jusqu'à présent, avant de prêter serment le 20 janvier.

"Je suis fier de présenter aujourd'hui la première équipe de communication pour la Maison Blanche composée exclusivement de femmes", a indiqué M. Biden dans un communiqué.

"Ces professionnelles de la communication, qualifiées et expérimentées, apportent des perspectives variées à leur travail et partagent le même engagement pour reconstruire ce pays", a-t-il ajouté.

Postes économiques

En plus de Mme Psaki, six autres femmes ont été nommées.

Parmi elles, Kate Bedingfield, directrice adjointe de campagne de M. Biden, a été nommée directrice de la communication de la Maison Blanche. Mme Bedingfield a déjà officié en tant que directrice de la communication de Biden alors qu'il était vice-président.

Ashley Etienne deviendra directrice de la communication de Kamala Harris et Symone Sanders est propulsée conseillère et porte-parole de la vice-présidente.

Pili Tobar a été nommée directrice adjointe à la communication de la Maison Blanche et Karine Jean Pierre, attachée de presse adjointe.

Elizabeth Alexander sera la directrice de communication de la future Première dame Jill Biden.

Ces nominations ne nécessitent pas la confirmation du Sénat, contrairement à la plupart des postes du cabinet.

D'autres nominations devraient intervenir dans la semaine. Selon le New York Times, elles comprendront celle de Cecilia Rouse à la tête du Cercle des conseillers économiques du président, première femme noire à ce poste.

Neera Tanden prendrait la direction du Bureau de la gestion et du budget, première Indienne Américaine à cette position.

Cela fait suite à la nomination attendue de Janet Yellen, l'ancienne présidente de la Réserve fédérale, la banque centrale américaine, pour devenir la première femme secrétaire au Trésor, si elle est confirmée par le Sénat.

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