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Nigeria

Au moins 15 soldats tués dans l'attaque d'une base militaire par Boko Haram

Soldats nigérians à Damasak, Nigeria le 18 mars 2015.

Au moins 15 soldats ont été tués dans l'attaque d'une base militaire par des combattants du groupe jihadiste Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, en proie à une sanglante insurrection armée depuis 10 ans, a-t-on appris mardi auprès de sources sécuritaires concordantes.

Des hommes soupçonnés d'appartenir à la faction de l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap) ont pris d'assaut lundi soir une base militaire à la périphérie de la ville de Gajiram, à 80 km de la capitale régionale, Maiduguri.

"Les corps de 15 soldats ont déjà été retrouvés dans le cadre des opérations de recherche et de secours", a déclaré à l'AFP un officier de l'armée nigériane sous couvert d'anonymat. "Ce chiffre pourrait changer étant donné que les opérations (de recherches) sont toujours en cours et que de nombreux soldats manquent toujours à l'appel".

Une autre source militaire jointe au téléphone a confirmé ce bilan.

"Quinze soldats ont payé le prix suprême, leurs corps ont été retrouvés et la recherche d'autres soldats portés disparus continue", a précisé cette source.

Les jihadistes ont emporté des armes et des véhicules après avoir mis en déroute l'armée et incendié la base, causant d'importants dégâts, selon les deux sources militaires.

Arrivés à bord de neuf pick-up, "ils ont délogé les soldats de la base après des combats", avait confié plus tôt à l'AFP une autre source sécuritaire sous couvert d'anonymat.

Selon des témoignages d'habitants, les jihadistes sont ensuite entrés dans la ville de Gajiram, où ils ont pillé des magasins et tiré des coups de feu en l'air, obligeant les habitants à se réfugier dans leurs maisons ou à fuir en brousse.

"Les hommes armés ont pénétré dans la ville vers 18h00 (17h00 GMT) après avoir vaincu les soldats de la base", a déclaré Mele Butari, un habitant de Gajiram.

"Ils sont restés près de cinq heures. Ils sont entrés par effraction dans les magasins et ont pillé les stocks de nourriture", a ajouté M. Butari. "Ils n'ont blessé personne et n'ont fait aucune tentative pour attaquer les gens qui s'étaient réfugiés dans la brousse ou chez eux".

Des habitants ont vu mardi matin des soldats revenir vers la ville depuis la brousse environnante, probablement après avoir fui durant l'attaque.

- Trois bases en un mois -

L'insurrection lancée par Boko Haram en 2009 dans le nord-est du Nigeria et sa répression par l'armée ont fait plus de 27.000 morts et 1,8 million de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

Elle a aujourd’hui gagné le Niger, le Tchad et le Cameroun voisins.

Gajiram et la base militaire attenante ont été attaquées à plusieurs reprises par les jihadistes.

Des dizaines de bases militaires ont été attaquées depuis un an par la faction affiliée au groupe Etat islamique, qui cible principalement l'armée et les symboles de l'Etat.

Depuis début juin, c'est au moins la troisième attaque contre une base recensée par l'AFP dans le nord-est du pays.

La semaine dernière, l'Iswap a revendiqué l'attaque de la base militaire de Kareto, également située dans l'Etat du Borno, affirmant avoir tué 20 soldats. Des sources sécuritaires avaient fait état de "plusieurs morts" à l'AFP, sans donner de bilan précis.

Et le 4 juin, la même faction avait revendiqué une série d'attaques contre cinq bases militaires de la région, parlant de 14 soldats tués. Ces allégations n'ont pu être vérifiées de manière indépendante, mais une source militaire a cependant confirmé que cinq soldats avaient été tués dans la base de la ville de Marte (Etat du Borno).

Par ailleurs, au moins 30 personnes ont été tuées et 40 blessées à Konduga (nord-est) dimanche dans un triple attentat-suicide attribué cette fois à la faction loyale au leader historique de Boko Haram, Abubakar Shekau.

Il s'agissait de l'une des attaques les plus meurtrières de ce groupe jihadiste contre des civils depuis des mois dans cette région.

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Le Nigeria lance la vaccination obligatoire pour les fonctionnaires

Au centre médical d’Abuja, les Nigérians attendent pour se faire vacciner, à Abuja, le 3 décembre 2021. (VOA/Gilbert Tamba)

Vaccin obligatoire pour tous les fonctionnaires du pays. Une décision du gouvernement qui intervient alors que trois cas du variant omicron ont été confirmés dans le pays. Le Nigeria totalise plus de 215.000 cas d’infections au covid-19 et près de 3.000 décès.

Depuis le 1er décembre, les travailleurs de la fonction publique sont invités à soumettre des résultats de tests PCR datant de moins de 72 heures ou une carte de vaccination comme alternative avant d'être autorisés à accéder à leurs bureaux.

Plusieurs mois après l'introduction des vaccins, certains Nigérians jouent la carte de la réticence et ne sont pas convaincus de la nécessité de se faire vacciner malgré les assurances répétées du gouvernement sur la sécurité des vaccins.

Le Nigeria a lancé une campagne de vaccination de masse contre le COVID-19 à Abuja, dont le but est d'empêcher une augmentation des cas de coronavirus. Nedreul Chuks manque encore de motivation pour se faire administrer le vaccin: "il n’ y a aucune raison encore peut-être que je n’ai pas encore décidé de trouver un temps pour aller me faire vacciner. Mais j’irai prendre le vaccin".

A la porte du secrétariat fédéral à Abuja, un pavillon de vaccination est installé près de la principale entrée de l'institution pour ceux qui souhaitaient se faire vacciner. Des foules de personnes se rassemblent chaque jours sur le site pour prendre le vaccin.

Des sites de vaccination sont également mis en place dans les établissements de santé privés, les universités, les églises et mosquées et les centres commerciaux.

Les autorités fédérales multiplient les rencontres pour faire face à la crise comme le dernier meeting avec les commissaires à la santé des 36 Etats le week-end dernier, le premier du genre depuis le début de la pandémie du coronavirus. C’est le ministre nigérian de la santé Osagie Ohanire qui a organisé la rencontre.

"Une campagne de vaccination de masse visant à faire vacciner 50% des Nigérians éligibles d’ici fin janvier 2022 est en cours. Mais le scepticisme vis à vis des vaccins reste toujours un défit et les Etats ont un rôle à joué. Honorables commissaires nous devons continuer à envisager des mesures avec le soutien du gouvernement fédéral pour faire face à ces problèmes et autres défis", a-t-il déclaré.

Vaccin obligatoire pour tous les fonctionnaires du Nigeria
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Le Nigeria a pu obtenir jusqu'à présent plus de 10 millions de doses de vaccins d'AstraZeneca, Moderna, Pfizer Bio-N-Tech et de Johnson & Johnson pour une population de plus de 200 millions d’habitants.

Selon l’autorité nationale des soins de santé primaire, plus de 7 millions de Nigérians éligibles, représentant 6,2 % de la population, ont reçu leurs premières doses de vaccins. Pendant ce temps plus de 3 millions de Nigérians, représentant 3,3 % de la population, ont été entièrement vaccinés au 2 décembre 2021.

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