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Au Caire, la liesse des électeurs pro-Sissi

Les Egyptiens dansent avec des drapeaux égyptiens devant un bureau de vote au Caire, le 26 mars 2018.

Autour des bureaux de vote du Caire lundi, des centaines d'électeurs en liesse chantent la gloire de leur président Abdel Fattah al-Sissi au début d'un scrutin de trois jours dépourvu de compétition véritable.

Dans le quartier populaire de Haram, près des pyramides de Guizeh, des femmes dansent dans la file d'attente avant d'aller déposer leur bulletin dans l'urne. Un homme fait résonner son tambour aux couleurs -rouge, blanc et noir- de l'Egypte.

"Vive l'Egypte! Vive l'Egypte et sa grande armée!", chante une femme, un bandana aux couleurs nationales autour des cheveux et brandissant un grand drapeau égyptien.

>> Lire aussi : Les Egyptiens votent, deuxième mandat assuré pour Sissi

Un groupe d'employés d'une entreprise pharmaceutique publique arrive, chantant eux aussi la gloire de M. Sissi, de la police et de l'armée.

"Nous sommes tous réunis à l'appel du syndicat (de l'entreprise)", explique Sahar Salah, l'une des employés et mère de famille de 41 ans. "Nous venons célébrer Sissi puis chacun ira dans son bureau de vote avant de retourner au travail", précise-t-elle.

'Pas d'alternative'

"Quelle est l'alternative?", demande Adel Sameh, un conseiller en assurance de 66 ans. "Si nous ne venions pas voter, est-ce que cela serait bénéfique pour l'Egypte? Non, il n'y a pas d'alternative à Sissi", répond-t-il.

Seuls quelques rares automobilistes et passants audacieux ont brièvement invectivé voire insulté les supporters de M. Sissi, avant de s'éloigner rapidement, selon des journalistes de l'AFP.

Depuis plusieurs semaines, des opposants au régime ont appelé au boycott en qualifiant le scrutin de "mascarade", après que les concurrents les plus sérieux ont été écartés.

>> Lire aussi : Sissi semble incontournable malgré la crise dans le sud en Egypte

L'unique adversaire de M. Sissi, le président du petit parti libéral Al-Ghad, Moussa Mostafa Moussa, est aussi un partisan notoire du chef de l'Etat.

Dans ces conditions, le taux de participation est le seul véritable enjeu pour le président.

Face à ce défi, les autorités et la presse, en majorité acquise au régime, ont incité ces derniers jours les citoyens à participer à l'élection, comme une forme de lutte contre le terrorisme.

Un attentat à la voiture piégée qui a tué deux policiers samedi à Alexandrie (nord) est venu rappeler que le risque d'attaques est toujours présent.

Le groupe Etat islamique (EI), actif notamment dans le nord de la péninsule du Sinaï, a d'ailleurs promis de perturber le déroulement du scrutin.

En attendant, dans le quartier de Haram, au Caire, la rue où se trouve le bureau de vote est barricadée par la police.

Chansons patriotiques

Dès l'ouverture des bureaux à 9 heures (7 heures GMT), le président Sissi a voté dans une école du quartier huppé d'Héliopolis, selon des images retransmises à la télévision.

Devant cet établissement, protégé par des portiques de sécurité et des gardes républicains, des citoyens ordinaires sont aussi venus voter au son d'un haut-parleur diffusant en boucle une chanson interprétée par Hakim, une star de la pop, appelant ses compatriotes à participer.

"Depuis la révolte (de 2011) je considère que c'est mon devoir de voter", s'enorgueillit Basma Cherif, professeure d'éducation physique.

Le soulèvement populaire de janvier 2011, sur fond de Printemps arabe, avait eu raison du président Hosni Moubarak, après 30 ans au pouvoir. L'Egypte a par la suite été confrontée à l'instabilité politique.

Depuis l'élection de M. Sissi en 2014, le pays s'est stabilisé mais l'opposition est réduite au silence et les ONG dénoncent régulièrement des violations des droits de l'Homme.

"Des gens disent que ce n'est pas la peine d'y aller", M. Sissi étant assuré de sa réélection, dit Mme Cherif.

"C'est encore plus important de voter aujourd'hui pour Sissi car il fait beaucoup de choses pour le pays", estime néanmoins cette supportrice convaincue du président.

Au coeur de la place Tahrir, symbole du soulèvement de 2011, un grand pick-up diffuse des chansons patriotiques alors que des dizaines de jeunes femmes et hommes brandissent des drapeaux en dansant.

Des extraits de discours de Sissi, au ton souvent nationaliste, passent en boucle sur un grand écran, installé sur cette place où, il y a un peu plus de sept ans, les Egyptiens s'étaient rassemblés pour réclamer la chute d'un régime autoritaire.

Avec AFP

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Combats entre des rebelles du Soudan du sud et des forces gouvernementales

Les combats au Soudan du Sud sont les premiers depuis la signature de l'accord de paix en septembre dernier.

Des combats ont éclaté mardi non loin de la capitale du Soudan du Sud entre les forces gouvernementales et des rebelles qui ont refusé l'accord de paix signé il y a quelques mois, a annoncé le groupe rebelle.

Les mesures de sécurité ont été renforcées à Juba, la capitale, selon le correspondant de l'AFP, au moment où les combats ont commencé à 100 kilomètres de là, à Lobonok. Ces combats sont les premiers depuis la signature de l'accord de paix en septembre dernier.

Le Front national du salut (NAS), lancé par l'ancien général Thomas Cirillo Swaka en 2017 qui voulait renverser le régime du président Salva Kiir, a annoncé qu'il avait subi une attaque mardi matin.

Le NAS a précisé dans un communiqué avoir tué huit "soldats ennemis", information qui n'a pu être confirmée de source indépendante.

"Le commandement du NAS à Lobonok s'attend à plus d'attaques," selon le communiqué.

Lobonok se trouve près de la ville natale de l'ex-général Cirillo et a longtemps été un bastion des rebelles. Les derniers combats dans cette zone remontent à juin 2018.

"Depuis ce matin, nous n'arrivons pas à contacter nos commandants sur le terrain [à Lobonok] et nous n'avons pas d'informations fraîches de là-bas," a déclaré à l'AFP Lul Ruai Koang, porte-parole militaire sud-soudanais.

Cependant, des soldats ont été déployés à Juba, effectuant plus de contrôles de sécurité que d'habitude, selon le correspondant de l'AFP.

Le Soudan du Sud a sombré dans la guerre civile en décembre 2013 lorsque M. Kiir, un Dinka, a accusé M. Machar, son ancien vice-président et membre de l'ethnie nuer, de fomenter un coup d'État.

Le conflit, marqué par des atrocités et le recours au viol comme arme de guerre, a fait plus de 380.000 morts selon une étude récente, et poussé plus de quatre millions de Sud-Soudanais, soit près d'un tiers de la population, à quitter leurs foyers.

L'accord de paix a entraîné une forte décrue des combats, même s'ils n'ont pas complètement cessé. Cet accord prévoyait la formation d'un gouvernement transitoire d'union nationale au plus tard le 12 mai.

Avec AFP

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