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Les Egyptiens votent pour un deuxième mandat assuré pour Sissi

Des électeurs se préparent à aller voter au Caire, le 26 mars 2018.

Les Egyptiens ont commencé à voter lundi matin en Egypte pour un scrutin présidentiel de trois jours dénué de suspense, l'homme fort du pays Abdel Fattah al-Sissi étant assuré de décrocher un deuxième mandat.

Le scrutin s'est ouvert à 9 heures (7 heures GMT) avec des dizaines de personnes faisant la queue devant certains bureaux.

Dans une école du quartier cairote d'Héliopolis, placée sous haute sécurité, le président Sissi a été parmi les premiers à voter, selon les images de la télévision égyptienne. Il n'a fait aucune déclaration à la presse.

Un peu plus tard dans la matinée, le Premier ministre Chérif Ismaïl a également voté à Héliopolis. "Rien ne fera peur au peuple égyptien, ni les attaques terroristes ni quoi que ce soit d'autre", a-t-il déclaré en sortant du bureau de vote. "Grâce à Dieu, le taux de participation sera élevé", a-t-il dit.

Devant plusieurs bureaux de vote, des supporteurs de M. Sissi dansaient en brandissant des drapeaux égyptiens.

>> Lire aussi : Sissi semble incontournable malgré la crise dans le sud en Egypte

Dans un pays confronté à des attaques jihadistes depuis 2013 et où le groupe Etat islamique (EI) a promis de s'en prendre à des lieux liés aux élections, les opérations de vote sont placées sous haute surveillance.

Les résultats officiels seront proclamés le 2 avril.

Rival et partisan

Détecteurs de métaux et soldats en armes à l'entrée, véhicules blindés stationnés dans plusieurs points de la capitale: les mesures de sécurité prises par les autorités étaient ostensibles lundi.

Samedi, deux policiers ont été tués dans un attentat à Alexandrie (nord), deuxième ville du pays. L'attaque n'a pas été revendiquée mais six suspects islamistes ont été abattus dimanche, selon le ministère de l'Intérieur.

Quelque 60 millions d'électeurs, sur près de 100 millions d'habitants du pays le plus peuplé du monde arabe, sont appelés à voter sur trois jours.

>> Lire aussi : La journaliste du Times expulsée pour avoir violé la loi en Egypte

Dans ce scrutin, les Egyptiens ont le choix entre M. Sissi, 63 ans, archi-favori, et Moussa Mostafa Moussa, 65 ans, unique rival mais aussi partisan déclaré du président.

Après que tous les autres candidats potentiels ont été écartés, emprisonnés ou découragés, M. Mostafa Moussa s'est lancé dans la course pour éviter au président de se retrouver seul candidat, tout en se défendant d'être une "marionnette" au service de M. Sissi.

Chef du minuscule parti libéral Al-Ghad, il a peu de chances de récolter un nombre significatif de voix, selon les experts.

En 2014, M. Sissi faisait déjà face à un seul adversaire: Hamdeen Sabbahi, figure connue de la gauche. Il l'avait emporté par 96,9% des voix.

Dans un entretien télévisé la semaine dernière, le président a affirmé que l'absence de concurrents sérieux n'était pas de son fait. "J'aurais aimé que soient présents un, deux, trois ou 10 des meilleurs" candidats.

Dans ce contexte, les regards se tourneront vers le taux de participation susceptible de légitimer une réélection. A la dernière présidentielle, il avait atteint 37% après deux jours de scrutin, puis 47,5% après une prolongation d'une journée.

Lors de sa campagne, M. Sissi a multiplié les apparitions théâtrales lors d'événements largement diffusés à la télévision et relatés dans les journaux.

Les villes, en particulier Le Caire, sont inondées de portraits du chef de l'Etat, objet d'un véritable culte de la personnalité, à côté de rares affiches de son adversaire.

Nombre d'Egyptiens qui soutiennent M. Sissi estiment qu'il est l'artisan du retour au calme dans le pays après le chaos qui a suivi la révolution de 2011 ayant renversé Hosni Moubarak.

Dès le début de son premier mandat, le président avait promis de ramener la stabilité y compris économique.

Réformes douloureuses

Un ambitieux mais douloureux programme de réformes, avec dévaluation de la monnaie et diminution des subventions d'Etat, a été entrepris en 2016. Ces mesures ont entraîné une flambée des prix affectant durement les Egyptiens.

Sur le plan sécuritaire, le pays a été frappé par de nombreux attentats jihadistes depuis 2013, après la destitution par l'armée, alors aux mains de M. Sissi, de l'islamiste Mohamed Morsi, premier président égyptien élu démocratiquement mais vite devenu impopulaire.

Une vaste opération militaire a été lancée en novembre 2017 pour rétablir la sécurité dans le nord de la péninsule du Sinaï (est), où sévit une branche locale de l'EI. Elle a fait plus de 100 morts parmi les jihadistes mais aussi au moins 20 parmi les militaires, selon des chiffres officiels.

Si la révolution de 2011 avait suscité des espoirs de liberté chez les Egyptiens, sept ans plus tard, M. Sissi dirige le pays d'une main de fer.

Cinquième président égyptien issu des rangs de l'armée depuis la chute de la monarchie en 1952, il a engagé une répression implacable contre l'opposition islamiste, mais aussi libérale et laïque.

Plusieurs milliers de partisans de l'ex-président islamiste ont été tués ou emprisonnés, et des centaines, dont M. Morsi lui-même, ont été condamnés dans des procès de masse expéditifs.

Trente journalistes sont actuellement emprisonnés en Egypte, selon Reporters sans frontières (RSF), et près de 500 sites internet sont bloqués.

Avec AFP

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En Libye, les combats c'est aussi sur les réseaux sociaux

Des combattants islamistes de la Brigade Misarata tirent en direction de l'aéroport de Tripoli dans une tentative d'arracher le contrôle d'une puissante milice rivale à Tripoli , Libye, 26 juillet 2014.

Si les combats font rage au sud de la capitale depuis le début de l'offensive des troupes du maréchal Khalifa Haftar contre Tripoli, le conflit s'embrase aussi sur les réseaux sociaux.

Pour la population, Facebook est le premier moyen d'accès à l'information, sans toutefois aucune garantie d'être bien informé.

Et les deux camps rivaux l'ont bien compris. Le réseau social est une arme redoutable dans le camp de l'Armée nationale libyenne (ANL) autoproclamée du maréchal Haftar comme dans celui des forces du Gouvernement d'union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale et basé à Tripoli.

D'ailleurs sur la ligne de front, on tient parfois son arme d'une main et on filme avec son téléphone de l'autre.

La semaine dernière, le colonel Mohamad Gnounou, porte-parole des forces pro-GNA, a ainsi accusé les pro-Haftar de "s'infiltrer dans certains endroits, prendre des photos puis se retirer", et annoncer ensuite avoir pris le contrôle d'un site militaire ou d'un quartier.

Tous les coups sont permis pour discréditer "l'ennemi" ou porter un coup à son moral.

Cette semaine, un Américain, pilote de chasse présumé, a dû publier une vidéo dans laquelle il tenait un journal américain avec la date du jour pour démentir qu'il était en Libye où il est devenu une célébrité malgré lui.

Une photo de lui dans un avion de chasse libyen a été relayée durant plusieurs jours par les pro-Haftar, accusant les forces du GNA de recourir à "des mercenaires pour bombarder les Libyens".

Le porte-parole de l'ANL, Ahmad al-Mesmari, a même fait afficher cette photo piochée sur les réseaux sociaux, à plusieurs reprises, lors de ses conférences de presse quotidiennes.

"Il est vrai qu'on a une vague énorme de désinformation propagée via les réseaux sociaux, mais c'est aussi parce que chaque partie a investi considérablement pour amener les médias à adopter un récit qui lui soit favorable", estime l'analyste libyen Emad Badi.

Et cela rend quasi impossible de démêler le vrai du faux.

Certains responsables ont fini par se lasser de la vague d'intox.

"Si je devais corriger chaque jour les informations qui concernent seulement l'ONU, j'y passerai tout mon temps", a déploré jeudi l'émissaire de l'ONU en Libye, Ghassan Salamé, dans une interview à l'AFP.

Versions

La semaine dernière, trois vidéos filmées en même temps, au même endroit sur la ligne de front, ont circulé sur les réseaux sociaux... Mais avec trois versions radicalement différentes.

Sur la première, une scène invraisemblable: des combattants des deux camps arrêtent soudainement de s'affronter et se prennent dans les bras aux cris de "Libye unie".

Dans les deux autres, chaque camp qui filme de son côté affirme que ses rivaux déposent les armes et se rendent.

Les armes ont fini par avoir raison des bonnes intentions. La scène de communion n'a duré que quelques minutes. Les circonstances restent un mystère.

Mais "quelle que soit la version réelle des faits, une Libye unie a triomphé du moins durant quelques instants", commente un internaute.

Mercredi, après la chute de roquettes sur des quartiers résidentiels dans le sud de la capitale, faisant six morts, les deux camps se sont rejeté la responsabilité.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes ont endossé le rôle d'experts militaires, cartes et spécificités des armes à l'appui, pour tenter de prouver que le camp rival était derrière les bombardements.

"Trajet sûr"

Certains vont plus loin, en diffusant des messages de haine ou d'incitation à la violence, encouragés par l'impunité qui prévaut dans ce pays plongé dans le chaos depuis 2011.

"L'anonymat sur les réseaux sociaux encourage certaines personnes à nourrir un discours agressif et haineux, voire l'incitation au crime", déplore Mayss Abdel-Fattah, 26 ans, étudiante en sociologie à l'université de Zawiya (ouest).

"Ces +mauvais+ usagers ont le sentiment que personne ne viendra leur demander des comptes, ce qui est très souvent le cas", ajoute-t-elle.

Des photos de combattants blessés, tués ou emprisonnés, ou des véhicules calcinés ou saisis, sont automatiquement publiées sur Facebook par un camp ou un autre, pour tenter de prouver sa supériorité.

Comme les internautes, chacune des télévisions libyennes a choisi son camp, rendant difficile de disposer d'une information fiable.

Elles relayent parfois sans gêne des vidéos ou photos sans la moindre vérification, juste parce qu'elles servent leurs causes.

"Cela ne sert à rien d'allumer la télévision. Les chaînes libyennes sont soit en retard ou alors tellement partiales que ça devient comique si l'on n'est pas du même camp", estime Karim, les yeux rivés sur son téléphone, à la terrasse d'un café en bord de mer à Tripoli.

Malgré l'intox qui inonde les réseaux sociaux, certains ont réussi à en faire bon usage au profit de la population.

Un groupe de jeunes libyens a ainsi créé en 2016 le groupe "SafePath" (Trajet sûr), qui compte aujourd'hui 162.000 membres sur Facebook.

Il permet aux internautes en temps de guerre d'avoir une idée sur les routes à éviter ou celles qui sont fermées à la circulation en raison des combats.

Des parents congolais inquiets pour leurs enfants en formation à Cuba

FAC de droit de l'université Marien Ngouabi à Brazzaville, le 20 mars 2012. (VOA/Arsène Severin)

Plus de 2.000 étudiants congolais sont sans bourse à Cuba depuis 27 mois. A Brazzaville, les parents suivent la situation via les réseaux sociaux, mais surtout grâce au téléphone.

De nombreux parents d'élèves, angoissés, sont dans l'incertitude : "Avec tout ce qui se passe à Cuba, ni le gouvernement, ni la représentation diplomatique de notre pays au niveau de Cuba ne communiquent, ne nous disent ce qui se passe. Au niveau du ministère de l'Enseignement supérieur, c'est le silence total. Quand l'enfant vous rapporte l'information à chaud, avec des pleurs,...comprenez l'émotion des parents qui sont ici à Brazzaville".

Un autre parent témoigne : "27 mois, laisser l'enfant d'autrui dans une ville inconnue où il n'y a aucun parent, aucune sœur, aucun frère...non, c'est cruel ! Les enfants sont traumatisés, ils n'étudient plus bien, on ne sait pas quelle sera leur performance scolaire".

Les parents des élèves boursiers à Cuba s'inquiètent
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Ces quelque 2.000 étudiants congolais en médecine sont arrivés à La Havane, il y a trois ans. Mais ils n'ont pas de bourse depuis 27 mois.

Les parents doivent donc envoyer de l'argent pour soutenir leurs enfants à Cuba : "On est obligé de se serrer les coudes, malgré la vulnérabilité que nous avons aujourd'hui pour soutenir l'enfant de temps à autre".

"C'est ce que nous faisons tous les mois, avec les maigres salaires que nous avons aujourd'hui. On ne va pas demander au gouvernement cubain qui prend déjà la scolarité, l'hébergement et même la ration de nos enfants, de payer par exemple les serviettes hygiéniques".

Depuis quelques semaines, la revendication s'est transformée en des manifestations, poussant la police cubaine à intervenir. Des vidéos de cette scène tournée par des étudiants eux-mêmes, circulent à Brazzaville, et alimentent les commentaires sur place.

Férreol Ngassakys, député du PCT, le parti présidentiel, qui mène une campagne contre les fake news et le mauvais usage des réseaux sociaux, se veut rassurant : "Cela ne se circonscrit pas seulement à Cuba. C'est une situation d'ensemble. Nous n'arrêtons pas de plaider pour la cause de nos étudiants, notamment à hémicycle. Nous travaillons pour que justement des solutions soient trouvées, c'est la volonté du chef de l'Etat de résoudre cette situation".

La société civile locale envisage une enquête complète de la situation avant d'interpeller les autorités. Joe Washington Ebina, président du FULD indique:

Joe Washington Ebina, président de FULD, à Brazzaville, le 19 septembre 2018. (VOA/Arsène Severin)
Joe Washington Ebina, président de FULD, à Brazzaville, le 19 septembre 2018. (VOA/Arsène Severin)

​"Maintenant, nous devenons la risée du continent et du monde, puis que les jeunes congolais sont en train de manifester d'une manière incroyable. La société civile est en train d'enquêter, nous voulons avoir plus d'informations pour voir comment faire une déclaration sur cette situation. Mais pour l'instant, nous sommes très préoccupés de constater qu'il y a un abandon notoire. A la fin, nous nous demandons : à quoi servent les dirigeants?"

Dans un communiqué publié jeudi, le porte-parole du gouvernement, Thierry Lézin Moungalla a annoncé qu'une délégation officielle quittait Brazzaville pour Cuba.

La Cour suprême ougandaise valide la suppression de la limite d'âge pour la présidence

Le président ougandais Yoweri Museveni à la réunion annuelle du Forum économique mondial (WEF) à Davos, en Suisse, le 24 janvier 2019.

"Le président du parlement ne devrait en aucun cas transmettre une loi au président en sachant parfaitement qu'elle contient certaines provisions allant à l'encontre de la constitution", a-t-elle déclaré.

Le texte adopté fin 2017 réintroduit une limite au nombre de mandats présidentiels, qui avait été supprimée en 2005. Mais cette limite, fixée à deux mandats de cinq ans, n'entrera en vigueur qu'après la prochaine élection, ce qui pourrait permettre à M. Museveni de se présenter à nouveau à deux reprises.

M. Museveni n'en est pas à son coup d'essai. En 2005, la Constitution avait été modifiée pour supprimer la limitation à deux mandats présidentiels, lui permettant ainsi de briguer ses troisième, quatrième et cinquième mandats.

M. Museveni est le seul président que la plupart des Ougandais connaissent, dans un pays où un habitant sur deux a moins de 16 ans. La jeunesse ougandaise a récemment montré sa soif de changement en soutenant l'ex-chanteur devenu député Robert Kyagulanyi, alias Bobi Wine, dans ses déboires contre le pouvoir.

M. Kyagulanyi a été une des principales figures de proue de la résistance à la suppression de la limite d'âge pour la présidence. Le député d'opposition avait été arrêté et inculpé de trahison à la suite du caillassage du convoi de M. Museveni en marge d'une élection législative partielle à Arua (nord) le 14 août 2018.

Dans les échauffourées qui avaient suivi ce jour-là à Arua, la police avait ouvert le feu et tué le chauffeur de M. Kyagulanyi.

Le 20 février, le parti au pouvoir en Ouganda a annoncé avoir approuvé la candidature du président Yoweri Museveni pour la présidentielle de 2021, lors de laquelle il briguera un sixième mandat.

L'ex-président de la Cour suprême du Nigeria jugé coupable de corruption

Le président Muhammadu Buhari inaugure le nouvel immeuble de l'Agence de lutte contre la corruption et les crimes financiers (EFCC) à Abuja, 15 mai 2018. (Twitter/EFCC Nigeria)

L'ancien président de la Cour suprême du Nigeria a été reconnu coupable jeudi de corruption et condamné à dix ans de suspension par le Tribunal du code de conduite (CCT), dans un procès aux motivations politiques, selon l'opposition.

Walter Onnoghen, qui était le plus haut magistrat du pays, avait été suspendu de ses fonctions environ un mois avant les élections présidentielle et législatives du 23 février, par le président Muhammadu Buhari.

Une décision qui avait provoqué la colère de l'opposition et du monde de la justice, qui avaient dénoncé une dérive autoritaire et un "coup d'Etat contre l'appareil judiciaire" - la révocation du président de la Cour suprême nécessitant selon la loi un vote avec une majorité des deux tiers au Sénat.

Walter Onnoghen avait plaidé non coupable des six chefs d'accusation qui pèsent contre lui, notamment pour des affaires de fraude et de corruption.

"L'accusé a clairement enfreint le Code de conduite des fonctionnaires et il est donc reconnu coupable et il lui est interdit d'exercer des fonctions publiques pendant 10 ans", a déclaré Danladi Umar, président du tribunal de déontologie du pays, le Tribunal du Code de conduite, qui statue sur les affaires impliquant des agents publics.

Le juge a également ordonné que l'argent découvert sur des comptes bancaires de M. Onnoghen, en devises étrangères et non déclarés, soit confisqué par le gouvernement.

Walter Onnoghen avait démissionné de la présidence de la Cour suprême plus tôt dans le mois.

Muhammadu Buhari avait été élu en 2015 sur la promesse d'éradiquer la corruption, ce "cancer" qui gangrène le premier producteur de pétrole du continent africain.

Il avait fait part de sa frustration, après que la Cour suprême eut invalidé des condamnations pour corruption, dont certaines concernaient des hommes politiques de l'opposition.

Mais la Cour suprême est aussi l'organe judiciaire chargé de trancher les éventuels litige électoraux, et M. Buhari avait placé à sa tête, en remplacement de Walter Onnoghen, un homme du nord du Nigeria, son fief.

Les détracteurs du chef de l'Etat voient dans les accusations contre M. Onnoghen une chasse aux sorcières menée contre les opposants du parti au pouvoir et de Muhamadu Buhari, réélu en février pour un second mandat.

Son adversaire malheureux, Atiku Abubakar, avait dénoncé une "parodie d'élection".

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