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Niger

Arrestation de l'opposant Hama Amadou après son retour au pays

L'ancien Premier ministre du Niger, Hama Amadou, pose pour une photo dans son bureau à l'Assemblée nationale à Niamey, le 16 septembre 2013.

Le principal opposant nigérien Hama Amadou, rentré au Niger le 14 novembre, a été incarcéré lundi pour purger les huit mois restant de sa peine de un an de prison pour trafic de bébés, a indiqué à l'AFP ses proches.

"Hama Amadou a été incarcéré tôt ce lundi à la prison de Filingué (ouest de Niamey) pour purger les huit mois qui lui restent de sa peine", a affirmé à l'AFP un membre de sa famille sous couvert d'anonymat. "Il s'est présenté lui même au tribunal avant d'être conduit eu prison".

"Samedi il s'était entretenu avec ses avocats pour discuter de cette procédure", a précisé cette source.

M. Amadou, en exil depuis mars 2016, était rentré jeudi au Niger pour le deuil de sa mère décédée fin octobre.

L'opposant, âgé de 69 ans, avait été condamné à un an de prison pour son implication dans un trafic de bébés avec le Nigeria et impliquant également une de ses épouses. Il avait été incarcéré en novembre 2015 à son retour d'un premier exil.

En mars 2016, entre les deux tours de la présidentielle à laquelle il était arrivé deuxième sans pouvoir faire campagne en raison de son incarcération, Hama Amadou, avait été autorisé à se rendre en France pour des raisons de santé. Il n'était plus rentré au Niger jusqu'à son retour jeudi.


Il a été désigné en août candidat à la présidentielle de décembre 2020 par son parti, le Mouvement démocratique nigérien (Moden), principal mouvement d'opposition.

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Nouvelle attaque contre l'armée dans l'ouest

Un soldat nigérien à l'extérieur de la ville de Diffa, dans le sud-est du Niger, le 18 juin 2016.(Archives)

Des hommes armés ont attaqué mardi une position de l'armée nigérienne dans la zone d'Inates (ouest), près de la frontière du Mali, a indiqué à l'AFP une source sécuritaire.

"C'est une position de notre armée dans la zone d'Inates qui a été attaquée. Les assaillants venus par dizaines, et par petits groupes à motos, ont attaqué le camp qu'ils ont encerclé aux environs de 19H25 locales (18H25 GMT)", a expliqué cette source à l'AFP.

Elle n'a pas pu fournir de bilan dans l'immédiat.

"L'attaque a été repoussée et la situation est actuellement sous contrôle. Des renforts ont été envoyés sur place", a-t-elle cependant assuré.

Le 1er juillet 2019, 18 soldats nigériens ont été tués et 4 portés disparus lors de l'attaque de ce même poste militaire avancé d'Inates, revendiquée par le groupe Etat islamique.

Auparavant, c'est dans cette même zone d'Inates que 18 combattants de l'organisation Etat islamique dans le Grand Sahara (EIGS) avaient été tués lors d'une opération conjointe des forces armées nigériennes, françaises et américaines menée du 8 au 18 juin.

Le 14 mai, une embuscade de l'EIGS avait coûté la vie à 28 soldats nigériens dans une zone voisine.

En octobre 2017, l'EIGS avait revendiqué une attaque dans laquelle quatre soldats américains et cinq militaires nigériens avaient péri dans la zone de Tongo Tongo, située dans la région de Tillabéri (ouest), à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec le Mali.

L'attaque de ce mardi est la deuxième en deux jours contre des positions de l'armée nigérienne.

Lundi, trois militaires nigériens et quatorze "terroristes" ont été tués dans une attaque contre un camp de l'armée dans la région de Tahoua (ouest) voisine de Tillabéri et proche du Mali, a indiqué mardi soir le ministère nigérien de la Défense.

Pays très pauvre, le Niger - comme ses voisins sahéliens, le Mali et le Burkina Faso - fait face à des attaques récurrentes des groupes jihadistes dans l'Ouest. Le Niger est aussi confronté aux raids du groupe islamiste nigérian Boko Haram dans le Sud-Est.

Avec AFP

Don américain d'équipements militaires et de blindés pour la lutte antijihadiste

Des soldats mauritaniens à un avant-poste de la force opérationnelle G5 Sahel dans le sud-est de la Mauritanie, le long de la frontière avec le Mali, le 22 novembre 2018.

Les Etats-Unis vont donner au Niger des équipements militaires et 60 véhicules blindés, d'un coût total de 21 millions de dollars, pour la force antijihadiste du G5-Sahel.

Treize véhicules blindés Mamba, 86 systèmes radios et quatre containers blindés ont déjà été remis la semaine passée au ministère nigérien de la Défense, selon un communiqué de l'ambassadeur des Etats-Unis, Eric Whitaker, transmis à l'AFP.

Les 47 autres véhicules "blindés tactiques", des pièces de rechange et des équipements de protection individuelle seront bientôt acheminés au Niger. Ces équipements sont destinés aux militaires nigériens engagés dans les opérations de la force antijihadiste du G5-Sahel (Niger, Tchad, Mali, Burkina Faso et Mauritanie), précise l'ambassade.


Les Etats-Unis vont par ailleurs fournir au Niger un avion de transport militaire Hercules C-130 en février 2020. Ils ont déjà fourni plus de 14 millions de dollars en formations de pilotes, d'équipages, de mécaniciens et en pièces détachées.

Washington avait déjà offert en 2015 au Niger deux avions de type Cessna C-208 pour surveiller son vaste territoire, ainsi que des véhicules blindés de transport de troupes et des petits bateaux à moteur.

Le Niger a également début 2019 reçu un bâtiment abritant un centre de communication et de transmissions militaires pour aider ce pays à lutter contre les groupes islamistes, notamment Boko Haram.

Washington a accru ces dernières années sa présence militaire au Niger, qui lui a permis de construire une importante base de drones à Agadez (nord) dont le coût est estimé à une centaine de millions de dollars et qui donne aux Etats-Unis une plate-forme de surveillance de premier plan au Sahel.

En 2015, le Niger et les Etats-Unis avaient signé un accord militaire sur "la sécurité et la bonne gouvernance", selon lequel les deux pays s'engageaient "à travailler ensemble sur la lutte contre le terrorisme".

Le Niger, pays sahélien pauvre, fait face à des groupes jihadistes à ses frontières malienne et libyenne au nord et à Boko Haram à sa frontière nigériane au sud-est. Le 4 octobre 2017, quatre soldats américains et cinq militaires nigériens avaient été tués dans une embuscade à Tongo Tongo, un village proche du Mali.

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