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Les avocats des leaders de la société civile dénoncent leur détention prolongée au Niger


Des étudiants lors d’une manifestation à Niamey, 30 avril 2014.

Les avocats des acteurs de la société civile arrêtés en mars au Niger annoncent vouloir porter une plainte contre la détention prolongée de leurs clients.

Les dossierd de la trentaine d'acteurs de la société civile arrêtés en mars dernier pour organisation et participation à une manifestation interdite, n'avancent toujours pas. Chose inquiétante, selon leurs avocats, qui ont tenu à dénoncer la situation.

Le premier groupe de ces 26 acteurs de la société civile a été placé sous mandat dépôt dans différentes prisons du pays le 27 mars dernier, par un juge désigné pour instruire le dossier.

Depuis, aucun acte n'a été posé dans cette instruction selon les avocats de la défense.

Les avocats d'Ali Idrissa dénoncent le maintien en détention de leur client au Niger (vidéo)
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>> Lire aussi : Deux membres de la société civiles écroués au Niger

Le juge n'a jamais demandé à entendre ou rencontrer les prévenus comme prévu par la loi.

Les avocats ont ainsi introduit une requête afin de dessaisir ce juge du dossier du fait de son inaction, requête adressée au président du tribunal de Niamey.

Mais c'est le bureau du procureur, partie comme les avocats au procès, qui a répondu négativement.

Entre temps, l'état de santé de certains détenus a nécessité des examens dans les centres de santé de la capitale.

Mais leur évacuation traîne, aggravant leur situation. C'est le cas d’Ali Idrissa, coordonnateur du Réseau des organisations pour la transparence et l'analyse budgétaire (ROTAB).

''Son état de santé est grave, si dans les 48h qui suivent il n'est pas évacué, le pire peut se passer'', affirme son avocat Me Bouddal Effred Mouloul.

>> Lire aussi : La justice rejette le pourvoi de Hama Amadou au Niger

Pour toutes ces raisons, le conseil d'avocats des acteurs de la société civile a décidé de porter plainte pour détention arbitraire. En rappel, ces acteurs de la société avaient initié depuis novembre 2017 des manifestations de protestation contre certaines mesures fiscales contenues dans la loi des finances 2018 adopte par le parlement.

Ces mesures sont jugées antisociales par les organisateurs de ces manifestations. Tout le contraire, selon le gouvernement qui déclare avoir prévu ces mesures pour répondre à des exigences communautaires de l'Uemoa (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine).

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