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Deux membres de la société civiles écroués au Niger


La police militaire patrouille dans le centre de Niamey, Niger, 20 février 2010.

Deux militants de la société civile nigérienne arrêtés la semaine dernière après une manifestation interdite contre la loi de finances, ont été inculpés et écroués.

"Ibrahim Diori et Maikoul Zodi, ont été inculpés (ce jeudi) et placés sous mandat de dépôt respectivement dans les maisons d'arrêt de Kollo et Say (sud de Niamey)", a annoncé le Collectif où ils militent.

Un troisième militant, Abdourahamane Idé Hassane, dirigeant d'une association de jeunesse, a bénéficié d'une "liberté provisoire", précise cette source.

Les trois hommes sont poursuivis pour "participation à une manifestation interdite et dégradation de biens publics", selon le Collectif. Ils ont été arrêtés le 15 avril, après des heurts à Niamey entre la police et des manifestants qui ont bravé l'interdiction d'une marche contre la loi de finances.

Les autorités avaient interdit cette manifestation pour "des raisons de sécurité". Mais les organisateurs de la contestation ont dénoncé "le caractère illégal" de l'interdiction et appelé leurs militants et à "organiser la résistance citoyenne". Ils avaient projeté d'organiser "une marche et un sit-in" devant le Parlement "jusqu'à minuit".

>> Lire aussi : Heurts entre policiers et manifestants anti-loi de Finances au Niger

Les quatre principales figures de la fronde contre la loi de finances avaient déjà été arrêtées le 25 mars dans des circonstances similaires puis écroués.

Depuis octobre 2017 et la préparation du budget 2018, un collectif de la société civile, l'opposition politique et quelques syndicats organisent régulièrement des manifestations pour demander "l'abrogation" de la loi de finances qu'ils jugent "antisociale". Les protestataires reprochent au gouvernement d'avoir créé de nouvelles taxes et de nouveaux impôts et d'avoir "accordé des cadeaux fiscaux d'une vingtaine de milliards de francs CFA" (une trentaine de millions d'euros) aux compagnies de téléphonie.

Début avril, le président du Niger Mahamadou Issoufou avait estimé que la loi de finances 2018 était "contestée" par "une minorité" des Nigériens et qu'elle "répond(ait) aux aspirations du peuple".

Avec AFP

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