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Le Parlement nigérien adopte un nouveau code électoral

Le parlement nigérien le 24 mars 2016. (VOA/ Bagassi Koura)

Le Parlement du Niger a adopté lundi un nouveau code électoral, en l'absence des partis de l'opposition qui ont quitté l'hémicycle avant même les débats.

Le texte a été voté à l'unanimité des 133 députés présents, a indiqué Iro Sani, un des vice-présidents du Parlement.

Avant de se retirer de l'hémicycle, les élus de l'opposition ont déposé une motion de censure contre le gouvernement de Brigi Rafini.

La motion, qui n'aura aucune chance de passer, le parti au pouvoir disposant de la majorité absolue, est notamment motivée par le fait que "le gouvernement tente d'imposer un code électoral non consensuel" et son "incapacité à enrayer la menace terroriste" qui "monte en puissance" dans le pays.

Le nouveau code électoral adopté est "un outil excellent pour des élections libres et transparentes", a commenté devant les élus, Bazoum Mohamed, le ministre nigérien de l'Intérieur et candidat à la présidentielle de 2021.

"Nous faisons face à des agissements d'organisations terroristes (...) nous ne pouvons pas nous permettre le luxe de générer d'autres fronts à caractère domestique", a-t-il rétorqué.

Depuis deux ans, l'opposition, dont le parti de Hama Amadou, arrivé deuxième à la présidentielle de 2016, refuse de siéger à la commission électorale (Céni) et conteste le code électoral élaboré en 2017 sur une base "non consensuelle".

M. Amadou, qui vit en exil depuis 2016 à l'étranger, risque de se voir écarter du prochain scrutin en vertu de l'article 8 du code pour avoir été condamné à un an de prison dans une affaire de trafic international de bébés.

Plusieurs tentatives de révision consensuelle du code entre partis présidentiels et opposition n'ont pas abouti depuis octobre 2018. Des élections présidentielle et législatives doivent avoir lieu en 2021 au Niger. Ces scrutins doivent être précédés par des élections municipales et régionales.

Le président Mahamadou Issoufou a assuré qu'il ne modifierait pas la Constitution pour briguer un troisième mandat.

Le Niger est en proie à des incursions jihadistes récurrentes dans l'ouest proche du Mali et du Burkina Faso ainsi que dans le sud-est voisin du Nigeria.

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Issoufou auprès de militaires et des populations victimes de Boko Haram à Diffa

Le président nigérien Issoufou Mahamadou avec les populations de Diffa, le 9 novembre 2019. (Crédit : Présidence de la république du Niger)

Le président nigérien Issoufou Mahamadou est allé remonter le moral des troupes et soutenir les populations locales de cette région secouée par les assauts répétés de la secte islamiste.

Depuis la toute première attaque de la secte Boko Haram à Diffa en février 2015, c'est la deuxième fois que le président Issoufou Mahamadou se rend dans la région.

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Face aux dures épreuves qu'elles ont subies, les populations ont réclamé une visite symbolique de compassion du chef de l'Etat. Bien que tardive pour beaucoup, celle effectuée en quelques heures dans cette matinée du samedi 9 novembre n'a pas été boudée.

"Nous sommes vraiment très heureux de l'arrivée du président de la République à Diffa parce que, depuis un moment, la population vit dans une psychose à cause de l'insécurité à laquelle est venu s'ajouter le problème des inondations. Depuis un moment, les gens attendent l'arrivée du président et il n'est pas venu, mais aujourd'hui, il est là vraiment, et nous sommes très heureux de son arrivée", a confié un habitant venu à l'accueil.

Au delà du soutien aux populations civiles face la teneur de Boko Haram, la visite du président est aussi un signe d'encouragement supplémentaire aux forces de défense et de sécurité engagées sur le terrain dans le combat contre l'ennemi.

A la place d’armes de la zone de Défense n°5, Issoufou Mahamadou s'est directement adressé aux militaires. "Je tiens à vous exprimer de vive voix, toute ma satisfaction et toutes mes félicitations pour ce que vous faites sur le terrain, je tiens aussi à louer votre professionnalisme et votre combativité".

Boko Haram mène une guerre d’usure, d’où sa résilience qui inscrit la guerre dans la durée. Mais pour le président Issoufou, le terrorisme n’a pas d’avenir.

"Il sera vaincu car la cause qu’il défend n’a aucune noblesse, ni porteuse d’aucune valeur morale. Il sera vaincu, car sa cause n’a rien à voir avec l’islam qui est, comme on le sait, une religion de paix, une religion de juste milieu".

Le président nigérien Issoufou Mahamadou devant des militaires a la place d'armes de la zone de défense n°5 de Diffa, le 9 novembre 2019. (Crédit : Présidence de la république du Niger)
Le président nigérien Issoufou Mahamadou devant des militaires a la place d'armes de la zone de défense n°5 de Diffa, le 9 novembre 2019. (Crédit : Présidence de la république du Niger)

Avant de prendre congé des éléments des forces de défense et de sécurité le chef suprême des armées nigériennes les a exhortés "à plus de vigilance et de collaboration avec toutes les autorités administratives, coutumières et religieuses, les populations dans leur ensemble, les humanitaires, les pays amis et partenaires stratégiques qui accompagnent le Niger".

"Si nous agissons tous unis en synergie, les terroristes de Boko Haram n’ont aucune chance de l’emporter", a conclut le chef de l'Etat nigérien.

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Ouverture d'un sommet extraordinaire de la Cédéao sur la crise en Guinée-Bissau

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Sommet extraordinaire de la Cédéao à Niamey

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Aide de l'ONU à 40.000 réfugiés du Nigeria

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou à Ouagadougou, le 14 septembre 2019.

L'ONU a annoncé mercredi avoir débloqué huit millions de dollars pour venir en aide à plus de 40.000 réfugiés ayant fui les violences au Nigeria pour s'installer au Niger voisin. 

L'argent alloué par le Fonds central de réponses aux urgences du Système des Nations Unies (Cerf) doit assurer aux 41.000 réfugiés installés dans la région de Maradi (centre-sud nigérien) "une assistance d'urgence" en sécurité alimentaire, en nutrition, en eau, en hygiène et assainissement, en abris", précise l'ONU dans un communiqué.

Les réfugiés nigérians se sont installés depuis mai 2019 dans trois communes de Maradi (Guidan Roumji, Guidan Sori et Tibiri) "occasionnant d'importants besoins", y compris pour les populations locales, selon le communiqué.

Ces réfugiés sont issus des Etats de Sokoto, Katsina et Zamfara au Nigeria, qui sont des théâtres d'exactions de bandes armées, dont le groupe jihadiste Boko Haram.

Dès 2018, Niamey avait renforcé la surveillance de frontière avec le Nigeria pour faire face aux violences qui affectent également la région de Maradi.

Au Niger, des "bandits armés" procèdent à des enlèvements contre rançon, attaquent des commerçants et faisant des razzias de bétail qu'ils conduisent au Nigeria, d'après le ministère nigérien de l'Intérieur Mohamed Bazoum.

Entre 1er janvier et 31 août 2019, les autorités de Maradi ont répertorié 31 personnes tuées et 34 blessées dans 81 attaques de ces "bandits armés". 92 autres personnes ont été enlevées et 3.000 têtes de bétail emportées par les assaillants. Certaines personnes kidnappées ont été relâchées après le versement de rançons et d'autres libérées au cours d'opérations militaires, a indiqué à l'AFP une source sécuritaire.

En décembre 2O18, dix militaires - cinq Nigériens et cinq Nigérians - avaient été tués lors d'une opération conjointe le long de cette frontière. "Onze bandits" avaient également été neutralisés dans l'opération, selon l'armée du Niger.

Le Niger, un des Etats les plus pauvres au monde, abrite 450.000 réfugiés (Nigérians, Maliens et Burkinabé) et déplacés internes, chassés par les violences jihadistes ou des bandes armées, a indiqué l'ONU qui s'inquiète du manque de fonds pour couvrir tous les besoins.

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