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Arrestation d’une vingtaine de femmes après une marche de l'opposition à Yaoundé


La police arrête une vingtaine de femmes à la fin d’une manifestation de l’opposition à Yaoundé, Cameroun, 9 mars 2018. (VOA/Emmanuel Jules Ntap).

La manifestation visait, selon l’organisatrice, à exprimer le ras-le-bol des "femmes sur les problèmes auxquels elles font face au Cameroun." Elles ont été relachées dans la soirée, selon le correspondant de VOA Afrique sur place.

Une vingtaine de femmes ont été arrêtées vendredi alors qu’elles revenaient d’une manifestation organisée sous l’égide du concept Stand up for Cameroon par Edith Kah Walla, présidente du parti Cameroon People Party (CPP).

L'une d'elle a été interpellée avec son bébé. Elles ont été conduites dans les locaux de la délégation régionale de la police judiciaire à Yaoundé.

"Au Cameroun, les femmes n'ont pas le droit de célébrer le 8 mars comme elles veulent. Il faut exister dans le camp du régime ou pas du tout ", avait écrit dans un tweet Mme Walla avant la marche.

L’opposante Edith Kah Walla, en tête, marche avec d’autres femmes à Yaoundé, Cameroun, 9 mars 2018. (VOA/Emmanuel Jules Ntap).
L’opposante Edith Kah Walla, en tête, marche avec d’autres femmes à Yaoundé, Cameroun, 9 mars 2018. (VOA/Emmanuel Jules Ntap).

Elles ont été interpellées par la police à Yaoundé avec l’opposante Edith Kah Walla, qui a toujours prôné "le port des vêtements noirs les vendredis au Cameroun".

En matinée, près de 100 femmes, s’étaient d’abord réunies au siège du CPP à Yaoundé.

Elles ont sollicité une audience auprès du chef de l’Etat "pour résoudre les problèmes auxquels elles sont confrontées depuis des années au Cameroun".

Les responsables des forces de l’ordre disent avoir obéi aux instructions de leur hiérarchie. Elles ont été relachées dans la soirée, selon le correspondant de VOA Afrique sur place.

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