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Le premier Conseil constitutionnel du Cameroun entre en fonction


Les membres du conseil constitutionnel du Cameroun lors de leur prise de fonction à Yaoundé, au Cameroun, le 6 mars 2018. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

À Yaoundé, onze magistrats ont prêté serment mardi au cours d’un congrès réunissant l'Assemblée nationale et le sénat. Ils ont juré main sur la constitution et l’autre sur le drapeau du Cameroun "impartialité, respect de la constitution, abstention de prise de position publique pendant l’exercice de leurs fonctions".

Aussitôt en fonction, le Conseil constitutionnel doit gérer éventuellement le contentieux électoral des élections sénatoriales du 25 mars prochain au Cameroun en cas de saisine.

C’est la même institution - dirigée par Clément Atangana, un magistrat hors échelle, qui pendant longtemps dirigeait des mains de maître la commission générale de recensement des votes logée à la Cour suprême - qui va désormais, procéder à proclamation des verdicts de scrutins organisés au Cameroun.

>> Lire aussi : Réaménagement du gouvernement au Cameroun

La désignation de ce dernier ainsi que des 10 autres membres n’avait pas reçu l’assentiment de tous les acteurs politiques du Cameroun.

Certains estimant que "le président de la République avait nommés des personnes acquises à sa cause soit de part leurs anciennes fonctions, ou appartenance au parti au pouvoir".

Vacance du pouvoir

Cette année, le Cameroun devrait organiser quatre scrutins majeurs (présidentielle, sénatoriales, législatives et municipales).

Il a fallu attendre 22 ans pour voir cette institution entrer en fonction pour la première fois. Le Conseil constitutionnel avait été créé par la loi du 18 janvier 1996, révisant la constitution du 2 juin 1972.

En cas de vacance de pouvoir au Cameroun, seul le conseil constitutionnel peut le constater, veiller à la régularité du scrutin présidentiel.

C’est le même Conseil constitutionnel qui investit uniquement à la charge de Président de la République, le candidat qu’il aura proclamé vainqueur de l’élection présidentielle.

C’est dire combien cet organe est important dans l’échiquier politique et institutionnel du Cameroun.

Emmanuel Jules Ntap, correspondant à Yaoundé

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