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L'ONU suspend l'aide humanitaire après l'attaque de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria

Une femme traverse le camp de personnes déplacées de Rann, au nord-est du Nigeria, près de la frontière camerounaise, le 29 juillet 2017.

L'ONU a annoncé samedi la suspension pour une semaine de son aide humanitaire à Rann après la mort de trois de ses collaborateurs dans une attaque du groupe islamiste Boko Haram dans cette localité du nord-est du Nigeria.

L'attaque s'est produite jeudi soir dans cette localité, proche du Cameroun, où se trouve un camp de déplacés et où près de 80.000 personnes dépendent de l'aide alimentaire et sanitaire.

Un travailleur humanitaire a aussi été grièvement blessé dans l'attaque et trois autres sont portés disparus. Huit soldats nigérians d'une base militaire proche du camp de déplacés, qui était apparemment visée, ont également été tués.

>> Lire aussi : Au moins trois humanitaires de l'ONU tués par Boko Haram dans le nord-est du Nigeria

"Les opérations à Rann ont été temporairement suspendues pour une semaine depuis hier (vendredi) matin", a déclaré une porte-parole de l'ONU à Abuja, Samantha Newport.

"Hier, nous avons évacué 52 travailleurs humanitaires et les trois décédés", a-t-elle ajouté à l'AFP.

Les morts sont des Nigérians qui travaillaient pour l'Organisation internationale pour les migrations et l'Unicef. Les autres victimes sont aussi nigérianes.

Mme Newport a estimé que la suspension de l'aide pour une semaine n'aurait qu'un "impact minimal" sur le camp de déplacés qui accueille 55.000 personnes.

Les autres opérations de l'ONU dans la région ne sont pas affectées, a-t-elle ajouté.

Vendredi, l'ONG Médecins sans frontières a annoncé avoir suspendu ses activités à Rann et retiré 22 membres de son personnel, précisant vouloir y revenir "aussi vite que les conditions le permettent".

Avec AFP

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Pénurie de gaz au Tchad : appel à manifester en dépit d'une interdiction

Bonbonnes de gaz butane vide à N’Djamena, le 4 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le Collectif tchadien contre la vie chère a appelé mardi les Tchadiens à "manifester pacifiquement" jeudi pour protester contre la pénurie de gaz qui affecte le pays depuis plus de deux mois, en dépit d'une interdiction du gouvernement.

"Nous appelons les Tchadiens, jeunes, femmes, enfants touchés par cette situation à sortir massivement avec leurs bonbonnes de gaz et marmites vides" jeudi dans les rues, a déclaré le porte-parole du collectif, Dyngamnayal Nely Versinis, selon un communiqué.

Lundi, le gouvernement tchadien avait pris un arrêté pour interdire la marche lancée par ce collectif de la société civile. Mi-mars, une première marche avait déjà été interdite.

"Le gouvernement dans sa logique de restreindre la liberté d'expression, a pris un arrêté pour interdire ladite manifestation sans qu'aucune raison valable ne soit avancée", a indiqué le collectif qui a décidé "de maintenir la marche" jeudi "sur toute l'étendue du territoire".

Depuis fin janvier, la raffinerie de Djarmaya, seule source d'approvisionnement en gaz du pays, tourne au ralenti.

En cause, la révision des machines de la centrale, qui détient le monopole du gaz dans le pays, et qui n'aurait pas été anticipée.

Pour parer à la situation, le gouvernement avait autorisé l'importation de gaz du Nigeria ou du Cameroun, mais les besoins en énergie de la population ne sont toujours pas satisfaits.

"Aujourd'hui, il s'agit plus d'un bras de fer entre le gouvernement et la société chinoise actionnaire de la raffinerie pour la renégociation de contrats qui est en cause", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère tchadien de l'Economie.

Au Tchad, les manifestations de la société civile sont souvent interdites par le gouvernement qui invoque des "raisons de sécurité".

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