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A Paris, les présidents français et ghanéens vantent le "rôle essentiel" des diasporas africaines

Nana Akufo-Addo et Emmanuel Macron à Paris en France le 11 juillet 2019.

Emmanuel Macron et Nana Akufo-Addo ont participé jeudi à une réunion avec des entrepreneurs, des représentants associatifs mais aussi des célébrités telles que l'ex-footballeur Lilian Thuram et l'animatrice Hapsatou Sy.

Les présidents français et ghanéen, Emmanuel Macron et Nana Akufo-Addo, ont vanté jeudi à Paris sous les ors de l'Elysée le "rôle essentiel" des diasporas africaines, devant un parterre de personnalités appelées à réinventer le lien avec le continent.

"Cette avant-garde que vous êtes j'en ai besoin pour réussir", a lancé M. Macron à l'assemblée qui comptait des entrepreneurs, des représentants associatifs mais aussi des célébrités telles que l'ex-footballeur Lilian Thuram, le rappeur Abd al Malik, l'animatrice Hapsatou Sy, le créateur de mode Youssouf Fofana et le meilleur sommelier de France, le Franco-Congolais Albert Malongo Ngimbi.

A l'issue d'une rencontre bilatérale, les deux chefs d'Etat se sont prêté à un échange de deux heures "à bâtons rompus" avec quelque 400 représentants des diasporas africaines de France dans la salle des fêtes du palais de l'Elysée.

"Notre principale tâche c'est de transformer notre continent", a lancé le président ghanéen. "Il faut qu'on arrête de penser que le père Noël va venir pour développer notre continent. Il n'y a que nous qui pouvons développer le continent, il n'y a pas de père Noël", a-t-il tonné en souhaitant impliquer les diasporas "dans le développement du continent".

"Les diasporas (...) sont un formidable levier parce qu'elles connaissent les codes, elles ont les accès. Elles sont en quelque sorte nos meilleurs ambassadeurs et la meilleure façon sur le plan culturel, sur le plan économique, sur le plan sportif, sur le plan politique, de dire comment la France et l'Europe peuvent mieux travailler avec l'Afrique et développer ces liens nouveaux", a renchéri Emmanuel Macron.

- "Ni Français en France, ni Africain en Afrique" -

"C'est la première fois que la diaspora est à l'Elysée. On a apprécie le geste", a salué Moussa Soumbounou, directeur général franco-malien de Universal Music Afrique. "Au quotidien, on n'est pas vraiment Français en France, ni vraiment Africain en Afrique. Ce signe de reconnaissance, d'appartenance à la France, c'est une bonne surprise".

Maguette Diakhaté, présidente de l'Association de coopération des femmes africaines (Acofa), se dit, elle, "un peu frustrée" malgré "des échanges très intéressants". "La plupart des participants étaient de très haut niveau, déconnectés de la base", a estimé cette Franco-Sénégalaise. "Il faudrait aussi faire venir des petites entreprises, des associations".

Le président Akufo-Addo a lancé fin 2018 "l'Année du retour", douze mois pendant lesquels le pays d'Afrique de l'Ouest organisent des festivals ou des événements pour commémorer les victimes de l'esclavage.

Une manière aussi de rappeler aux Africains de la diaspora, même plusieurs siècles après le départ forcé de leurs ancêtres, que leurs racines se trouvent sur le continent et les inciter à "rentrer à la maison".

En 2000, le Parlement ghanéen a voté une loi permettant à toute personne de la diaspora de s'installer et de travailler plus facilement dans le pays.

"Il y a une chose qu'il vous faut garder à l'esprit: le destin de toutes les personnes noires où qu'elles se trouvent dans le monde est lié à l'Afrique. Une Afrique qui réussit élève le statut de tous les citoyens du monde d'origine africaine et améliore la façon dont vous êtes perçus, dont on vous regarde", a conclu le président ghanéen.

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Brexit: Johnson défend son accord avant un vote historique

Le Premier ministre britannique Boris Johnson quitte le podium après un discours et une conférence de presse lors d'un sommet de l'UE à Bruxelles, le 17 octobre 2019.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a déployé ses derniers efforts vendredi pour convaincre les députés réticents à soutenir son accord de Brexit lors d'un vote historique samedi, assurant qu'il n'y avait "pas de meilleure issue" pour quitter l'Union européenne le 31 octobre.

Alors que le feu vert du Parlement britannique reste très incertain, le Premier ministre conservateur s'est engagé sur tous les fronts, appelant des parlementaires, réunissant ses ministres et donnant une série d'entretiens à la télévision pour défendre le compromis arraché in extremis à Bruxelles.

"Il n'y a pas de meilleure issue que celle que je vais préconiser demain", a-t-il assuré à la BBC. "J'invite tout le monde à imaginer demain soir que nous avons réglé tout cela et respecté la volonté du peuple, nous aurons alors l'occasion d'aller de l'avant".

Sur la chaîne ITV, il a invité les députés à "penser à un monde" où l'obstacle du Brexit, qui paralyse la vie politique depuis trois ans, aura "été dépassé": "La nation poussera un grand soupir de soulagement".

Trois mois après être arrivé au pouvoir avec la promesse de réaliser le Brexit coûte que coûte le 31 octobre, le dirigeant a créé la surprise des deux côtés de la Manche en arrachant un accord alors que les négociations semblaient patiner.

"Ceux qui n'ont pas pris (Boris Johnson) au sérieux avaient tort", a déclaré le président français Emmanuel Macron, lors d'une conférence de presse vendredi, pendant un sommet européen à Bruxelles.

Le dirigeant conservateur doit maintenant obtenir le feu vert du Parlement lors d'une séance exceptionnelle à Westminster, la première à se dérouler un samedi depuis la guerre des Malouines il y a 37 ans.

Boris Johnson a réuni vendredi après-midi ses ministres pour faire le point. Si le texte est avalisé par les députés, l'exécutif présentera dès lundi le projet de loi destiné à le mettre en oeuvre, ont indiqué ses services.

- Persuasion par téléphone -

Le dirigeant se bat pour chaque voix, tant le vote s'annonce serrer samedi. Il a multiplié jeudi et vendredi les coups de téléphone aux députés, selon ses services, dans une entreprise de persuasion visant tous les partis.

Le gouvernement conservateur ne dispose plus que de 288 élus, contre une majorité absolue de 320 voix à la Chambre des communes, qui avait rejeté trois fois l'accord de divorce de l'ex-Première ministre Theresa May, la poussant à la démission.

Les partis de l'opposition ont déjà prévenu qu'ils voteraient contre l'accord de Johnson, le Labour y voyant un risque de détérioration des droits des travailleurs après le Brexit.

Surtout, le parti unioniste nord-irlandais DUP, allié de l'exécutif au parlement, est vent debout contre le compromis, qui ébrèche selon lui l'intégrité du Royaume-Uni en prévoyant un traitement différent pour l'Irlande du Nord.

"Le peuple veut que nous mettions en oeuvre le Brexit maintenant. Et les parlementaires, qu'ils soient du Labour, du Lib Dem, Plaid, SNP, ou DUP... nous voulons tous avancer", a assuré le Premier ministre sur ITV.

Boris Johnson pourrait gagner des points en obtenant le soutien de la vingtaine de conservateurs opposés à un Brexit sans accord, qu'il a lui-même expulsés du Parti le mois dernier.

Dans son viseur également: les potentiels rebelles travaillistes, représentant des circonscriptions favorables au "Leave".

"C'est un mauvais accord mais si je pensais qu'il n'y aurait pas de Brexit du tout, j'envisagerais de voter pour", a admis le travailliste Graham Stringer sur la BBC.

- En cas d'échec -

Un échec de Boris Johnson au Parlement prolongerait la grande incertitude dans laquelle le Royaume-Uni est plongé depuis l'approbation du Brexit par référendum en juin 2016.

Une loi votée en septembre par l'opposition le contraint à demander à Bruxelles un nouveau report de trois mois du Brexit, qui nécessiterait l'aval de l'UE.

Le dirigeant exclut catégoriquement de repousser le Brexit, déjà reporté deux fois, sans dire toutefois comment il s'y prendrait.

Son accord établit des règles particulières pour les douanes concernant les marchandises arrivant en Irlande du Nord, qui reste dans le territoire douanier britannique, selon que celles-ci sont destinées à y rester ou à passer dans le marché unique européen.

Il s'agit d'éviter le retour d'une frontière physique entre l'Irlande du Nord britannique et la république d'Irlande, qui restera membre de l'UE, afin de préserver la paix après des décennies de violences.

Plus généralement, le texte prévoit les conditions du divorce entre le Royaume-Uni et l'UE après 46 ans de vie commune, notamment en matière de droits des citoyens et de respect des engagements financiers. Il introduit une période de transition jusqu'à décembre 2020.

Syrie: aucun soldat américain ne vérifiera le respect de la "zone de sécurité" sur le terrain (Pentagone)

Des membres de la défense civile syrienne, connus sous le nom de Casques blancs, retirent une victime des décombres d'un bâtiment détruit suite à une attaque aérienne à Idlib, Syrie, 15 mars 2017

Les Etats-Unis poursuivent leur retrait du nord de la Syrie et aucun soldat américain n'aidera à faire respecter la "zone de sécurité" entre les Kurdes et la Turquie, a prévenu vendredi le ministre américain de la Défense Mark Esper.

M. Esper a précisé à la presse au Pentagone que les forces américaines resteraient en contact avec la Turquie et les combattants kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS), auxquels les Etats-Unis s'étaient alliés dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI).

"Les Etats-Unis continuent leur retrait délibéré du nord-est de la Syrie, comme précédemment annoncé. La protection de nos soldats reste notre priorité absolue et, comme toujours, les forces américaines se défendront contre toute menace" pendant ce retrait, a-t-il indiqué.

"Aucun soldat ne participera sur le terrain au respect de cette zone de sécurité mais nous resterons en communication avec la Turquie et les FDS", a-t-il ajouté.

Selon un haut responsable du Pentagone, les Etats-Unis maintiendront néanmoins une surveillance aérienne de la zone, pour s'assurer notamment de la sécurité des prisons où sont détenus les combattants de l'EI.

Le ministre de la Défense a indiqué avoir téléphoné à son homologue turc Hulusi Akar pour protester contre les violations du cessez-le-feu annoncé jeudi.

"Je viens juste de parler au téléphone avec le ministre turc de la Défense", a-t-il dit dans une déclaration lue aux journalistes convoqués à la hâte.

"J'ai réitéré la position des Etats-Unis qui est que la Turquie doit respecter tous les termes de l'accord et que nous attendons de la Turquie qu'elle assure la sécurité et le bien-être de toute la population dans la zone contrôlée par les forces turques", a-t-il ajouté.

Les bombardements des forces d'Ankara ont tué vendredi 14 civils dans le nord de la Syrie selon une ONG, alors que la Turquie avait accepté de suspendre pendant cinq jours son offensive, réclamant un retrait des forces kurdes de sa frontière pour y mettre un terme définitif.

"Protéger les minorités religieuses et ethniques dans la région reste un objectif de l'administration" américaine, a-t-il assuré.

"Je lui ai aussi rappelé que la Turquie était responsable du maintien de la sécurité des détenus de l'EI dans les zones concernées", a poursuivi M. Esper.

Washington impose des sanctions douanières contre des produits européens

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