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Macron en "grand débat" jeudi avec les "diasporas africaines" en France

Le président français Emmanuel Macron a rencontré les représentants français de l'association Ibuka pour la mémoire du génocide rwandais, deux jours avant le 25e anniversaire du génocide de 1994, au Palais présidentiel de l'Elysée à Paris le 5 avril 2019.

Le président français Emmanuel Macron, qui reçoit jeudi son homologue ghanéen, tiendra un "grand débat" avec quelque 400 personnes issues des "diasporas africaines" - Africains résidents en France, binationaux et Français d'origine africaine - engagées dans les relations entre France et Afrique.

Cet "échange interactif", aux côtés du président du Ghana, Nana Akufo-Addo, vise à "présenter un tableau plus complet des échanges et des enjeux avec le continent africain, expliquer pourquoi le président de la République consacre autant de temps à la relation avec l'Afrique et où il veut arriver", souligne la présidence.

"Nous voulons parler de l'Afrique par un prisme autre que le terrorisme au Sahel ou l'enjeu sécuritaire ou migratoire, en abordant les partenariats économiques, culturels, universitaires ou citoyens. Nous aborderons aussi les deux grandes initiatives de 2020, le sommet Afrique-France en juin à Bordeaux (sud-ouest) et la saison culturelle africaine de juin à décembre", ajoute la présidence.

Paris estime que si les Africains comprennent bien les nouvelles relations, plus égalitaires, qu'Emmanuel Macron veut instaurer entre la France et l'Afrique, les Français n'ont pas encore perçu ses intentions, faute d'une prise de parole en France.

Par exemple, la politique de restitutions d'oeuvres africaines a eu un énorme retentissement en Afrique, beaucoup moins en France, explique l'Elysée.

Pour faire passer ce message, le président veut s'appuyer sur les diasporas, "le public le plus sensible à cette vision plus ouverte de l'Afrique" et qui peut "aider à accélérer la transformation des relations franco-africaines".

Le public qui sera réuni jeudi dans la salle des fêtes de l'Elysée, choisi avec l'aide du "Conseil présidentiel pour l'Afrique", comprendra quelques stars, comme l'ex-footballeur Lilian Thuram, le rappeur Abd al Malik, l'animatrice Hapsatou Sy, le créateur de mode Youssouf Fofana et le meilleur sommelier de France, le Franco-Congolais Albert Malongo Ngimbi.

Les diasporas africaines "n'ont jamais été valorisées comme telles", note l'Elysée qui espère voir émerger d'autres visages pour les représenter, bien au-delà des clichés du sport ou de la musique.

Seront également présents une cinquantaine d'élus ayant des liens avec l'Afrique et la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, d'origine sénégalaise.

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Un clan mafieux nigérian démentelé en Italie

La police italienne réalisé une perquisition à Gattinara dans le Piémont.

La police italienne a annoncé jeudi l'arrestation de 19 personnes soupçonnées d'appartenir à un clan mafieux nigérian dont les responsables ont fait preuve d'une rare violence.

Plus de 300 agents ont participé aux arrestations et perquisitions dans neuf villes du nord de l'Italie, entre Bergame, Modène et Parme.

Après deux années d'enquête, facilitée par un informateur au sein du clan, la police estime avoir détruit l'essentiel de ce clan aux allures sectaires.

Parmi les personnes arrêtées figurent "ceux qui décidaient des nouvelles initiations, qui dirigeaient les réseaux de prostitution, qui dominaient par la force d'autres organisations criminelles, qui organisaient le trafic de drogue", assure-t-elle dans un communiqué.

Pour garder le contrôle de son territoire, le clan recourait à "la guérilla urbaine pendant plusieurs jours d'affilée", a-t-elle ajouté.

Selon la police, il s'inscrit dans la série de ces organisations criminelles étrangères qui ont adopté les codes de la mafia italienne mais restent "profondément rivaux".

Le clan, surnommé Maphite, a été créé dans les années 1980, tout comme d'autres gangs nigérians comme le Black Ax et les Vikings, et est devenu une véritable organisation criminelle dans les années 1990. Il est désormais implanté dans de nombreux pays à travers le monde.

Des figures surnommées Main Chief (le principal chef), Deputy Don (Don l'adjoint), Checker (le trésorier) et Fire (le feu) dirigeaient le clan, tandis qu'un comité se chargeait d'exécuter les ordres.

Les membres du clan, initiés selon des rites précis, devaient respecter un code de conduite très strict décrit dans une "bible verte", sous peine de punitions corporelles ou de mort.

Et les liens étroits que le clan gardait avec le Nigeria faisaient craindre aux récalcitrants des mesures de rétorsion non seulement en Italie mais aussi au pays, a ajouté la police.

Selon Paolo Borgna, procureur adjoint à Turin, ces mafias étrangères "naissent et se développent en offrant une protection à leurs concitoyens et en développant une sorte de justice parallèle impitoyable".

"C'est une caractéristique commune à toutes les mafias : on propose une protection, on exige une compensation, on impose la protection et finalement ceux qui refusent sont punis", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.

Le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini (extrême droite), qui fustige régulièrement les criminels étrangers en Italie, a salué l'opération en répétant : "Nous n'avons pas besoin de ce type d'immigration. Les ports sont fermés, les prisons ouvertes".

Opération anti-mariages forcés dans les aéroports britanniques

Campagne contre les mariages forcés en 2009 en France.

A l'aéroport londonien de Heathrow, une famille indienne est interceptée par des officiers britanniques, qui la soupçonnent de venir à Londres pour marier de force deux jeunes femmes.

Ce sont les bleus aux bras de la première, apparemment majeure, et le comportement perçu comme craintif de l'adolescente de 13 ans qui leur ont mis la puce à l'oreille. Mais les bleus sont dus à un accident de la route et la famille a atterri à Londres mardi pour un enterrement.

En discutant avec les proches, les officiers apprennent toutefois que les parents ont récemment trouvé un fiancé à la plus âgée des deux : un homme vivant dans l'état indien du Kerala, qui pourrait déménager au Royaume-Uni.

L'équipe, composée de policiers, d'agents d'immigration et de membres d'associations, explique alors ses droits à la jeune Indienne. "Elle est désormais au courant de (la notion du) consentement" et qu'elle a le droit de "le retirer à n'importe quel moment", estime après l'échange l'inspectrice Kate Bridger, qui participe à cette première journée d'opération de sensibilisation contre les mariages forcés lancée dans les aéroports britanniques.

Les adolescents "savent-ils qu'ils ne sont pas obligés de se marier?", poursuit Kate Bridger en s'adressant à ses coéquipiers, qui interrogeront 72 des 250 voyageurs du vol Air India en provenance de Bangalore. "L'objectif est d'avoir une conversation".

- Sept ans de prison -

Le Royaume-Uni a criminalisé en 2014 les unions forcées, en faisant de cette pratique une infraction pénale passible de sept ans de prison.

La plupart de cas de mariages forcés implique des Britanniques mariés à l'étranger, dans 110 pays, avec une concentration en Inde, au Pakistan et au Bangladesh, d'où l'intérêt particulier porté, au cours de l'opération, aux vols reliant ces pays au Royaume-Uni.

"Mais ce n'est pas qu'un problème d'Asie du Sud", dit à l'AFP Trudy Gittins, inspectrice de la police des Midlands de l'Ouest qui participe aussi à l'opération d'Heathrow. "Cela concerne de nombreuses cultures et communautés différentes".

Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, 1.764 cas ont été signalés en 2018, un bond de 47% sur un an. Un tiers des victimes étaient mineures, et trois quarts, des femmes. Un signalement impliquait un homme de 80 ans marié à un bébé de deux ans.

Trudy Gittins pointe aussi le cas de victimes LGBT, comme ces hommes homosexuels obligés de se marier à des personnes de sexe opposé pour satisfaire les exigences de familles conservatrices.

Selon la loi britannique, il est interdit d'exercer une pression physique, psychologique, financière, sexuelle ou émotionnelle dans le but d'aboutir à un mariage - civil ou religieux - non consenti par l'un des époux ou les deux.

Quant aux personnes inaptes à consentir elles-mêmes à un mariage, toute incitation, même sans violence et sans pression, est perçue comme un délit.

- Comme "être enterrées vivantes" -

Une première condamnation d'emprisonnement a été prononcée l'année dernière à l'encontre d'une mère, dont l'enfant de 13 ans a été violée par son prétendu "fiancé" au Pakistan.

Mais "notre objectif n'est pas de criminaliser les parents ou les membres de la famille élargie", a indiqué Parm Sandhu, officier de la police londonienne. "Notre objectif est de protéger les jeunes".

Des victimes ont décrit le mariage forcé comme "être enterrées vivantes", rappelle de son côté Trudy Gittins à ses troupes. "Je veux que vous ressentiez ces mots aujourd'hui".

A l'aéroport d'Heathrow, l'opération reçoit le soutien de certains voyageurs. "Nous avons été très surpris, nous n'avons jamais vu ça avant", dit à l'AFP Karan Shah, 31 ans, en voyage de trois semaines au Royaume-Uni avec sa femme. Eux se sont mariés à l'issue d'une union arrangée, mais consentie, souligne-t-il. Alors Karan Shah "lève très haut (s)on pouce" pour cette opération.

Brexit : derniers plaidoyers de Johnson et Hunt pour le 10, Downing Street

Boris Johnson et Jeremy Hunt lors d'un débat télévisé à Londres le 18 juin 2019.

Les candidats au poste de Premier ministre britannique vont répondre mercredi aux militants conservateurs sur leurs stratégies pour le Brexit, pour la dernière fois avant l'annonce du vainqueur et en pleine spéculation sur un départ de l'UE sans accord.

Lors d'une ultime session de questions-réponses à Londres, Boris Johnson et Jeremy Hunt devront expliquer, l'un après l'autre, comment ils comptent renégocier l'accord de sortie conclu entre la Première ministre sortante Theresa May et l'Union européenne - un défi de taille car Bruxelles a fermement refusé d'en rediscuter jusqu'à présent.

Six jours avant la désignation du nouveau Premier ministre, les craintes d'un Brexit sans accord ont encore fait chuter la livre sterling, qui a touché mercredi de nouveaux plus bas face à l'euro et au dollar.

Au coeur des préoccupations: le "filet de sécurité" irlandais. Boris Johnson et Jeremy Hunt veulent conclure un accord sans ce dispositif controversé ("backstop" en anglais) qui crée, en dernier recours, un "territoire douanier unique". L'objectif est notamment d'éviter le retour d'une frontière physique entre la province britannique d'Irlande du Nord et la République d'Irlande voisine pour préserver les accords de paix de 1998.

"Le backstop, comme il est, est mort, on doit trouver un autre moyen", a déclaré lundi lors d'un débat Jeremy Hunt, d'habitude connu pour ses positions moins tranchées que Boris Johnson, grand favori des militants. MM. Johnson et Hunt estiment que des moyens technologiques avancés pourraient permettre de contrôler les biens traversant la frontière irlandaise, et ce sans imposer de frontière "dure".

Pour Ursula von der Leyen, élue mardi à la tête de la Commission européenne, l'accord de retrait "apporte de la sécurité en préservant les droits des citoyens et la paix et la stabilité de l'île d'Irlande, alors que le Brexit crée de l'incertitude". "Ces deux priorités sont les miennes aussi", a-t-elle insisté.


Le gagnant, quel qu'il soit, va "se rendre compte qu'il va avoir besoin de faire des compromis", a jugé de son côté la ministre britannique du Travail, la conservatrice Amber Rudd. Son nom sera connu le 23 juillet et il devrait prendre ses fonctions le lendemain.

- Suspension du Parlement britannique ? -

Ancien ministre des Affaires étrangères et grand artisan de la victoire du référendum en faveur de la sortie de l'UE en 2016, Boris Johnson compte sur un "optimisme" déterminé pour ne pas céder aux 27.

Ursula Von der Leyen s'est dite "prête" à un nouveau report du Brexit - prévu initialement le 29 mars mais repoussé au 31 octobre -, si "une bonne raison" le justifie. Mais Boris Johnson s'y oppose et, pour lui, le Royaume-Uni quittera l'UE le 31 octobre, accord ou pas.

Il a aussi refusé d'écarter la possibilité de suspendre le Parlement britannique, qui pourrait vouloir bloquer une sortie sans accord. Selon la chaîne britannique Sky News, ses équipes considèrent la possibilité de terminer la session parlementaire plus tôt que prévu, ce qui empêcherait les députés de s'opposer à un "no deal" si un tel scénario se profilait fin octobre.

Au contraire Jeremy Hunt a assuré qu'il ne suspendrait pas le Parlement. L'actuel chef de la diplomatie britannique met en avant ses qualités de négociateur en tant qu'ancien chef d'entreprise à succès. Lundi, il a dit que s'il devenait chef du gouvernement, il consacrerait son mois d'août à "la construction" du nouvel accord, le mois de septembre à "discuter avec l'UE" et qu'il "permettrait" un report de "quelques jours de plus" en cas d'accord.

Von der Leyen élue présidente de la Commission européenne

L'Allemande Ursula von der Leyen s'adresse aux membres du Parlement européen après avoir été élue à la présidence de la Commission européenne à Strasbourg, dans l'est de la France, le 16 juillet 2019.

La démocrate-chrétienne Allemande Ursula von der Leyen a été élue mardi présidente de la Commission européenne par le Parlement européen à une courte majorité, par 383 voix contre 327, après avoir donné des gages à la gauche pour obtenir son soutien.

Elle devait en obtenir 374, soit la majorité des 747 membres actuellement élus à Strasbourg.

Son prédécesseur, Jean-Claude Juncker, issu comme elle du Parti populaire européen (PPE, conservateur), le groupe le plus important du Parlement, avait recueilli 422 voix sur les 376 nécessaires en juillet 2014.

Actuelle ministre de la Défense d’Angela Merkel, Ursula von der Leyen est née à Bruxelles il y a soixante ans alors que son père, Ernst Albrecht, travaillait à la Commission européenne. Elle devient la première femme à en assumer la présidence.

Sa candidature, fruit d’un compromis franco-allemand, avait été fraîchement accueillie par le Parlement, vexé que les candidats proposés par ses principaux groupes politiques aient été écartés par les chefs d’Etat et de gouvernement.

Le PPE et Renaissance, le groupe centriste où siège La République en marche, l’ont toutefois assurée de leur soutien. Le groupe des sociaux-démocrates, plus divisé, s’est in fine prononcé en sa faveur par une majorité des deux tiers, au vu de l’inflexion donnée par la candidate à son programme.

La délégation française est de celles qui ont voté contre sa nomination, aux côtés des Verts, de la gauche radicale et de l’extrême droite.

Mère de sept enfants et médecin de profession, Ursula von der Leyen est néanmoins créditée d’une fibre sociale et d’une approche libérale sur les sujets de société.

GAGES SUR LE SOCIAL ET L’ECOLOGIE

Dans un discours devant le Parlement, mardi matin, elle s’est efforcée de donner des gages à la gauche et aux écologistes sur l’Europe sociale et la lutte contre le réchauffement climatique.

Elle s’est engagée à ce que l’UE devienne “le premier continent neutre sur le plan climatique à l’horizon 2050” et à fixer un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre “de 50, voire 55% d’ici 2030” au lieu des 40% actuellement prévus.

Pour soutenir les investissements nécessaires, elle a proposé la transformation d’une partie de la Banque européenne d’investissement en “banque du climat” dotée d’une capacité d’investissement d’un milliard d’euros sur les dix prochaines d’années, une proposition d’Emmanuel Macron dans la campagne.

Elle s’est prononcée pour la création d’un “fonds de transition destiné à soutenir ceux qui sont le plus touchés” par les mesures en faveur du climat et pour une taxe carbone aux frontières, serpent de mer que ses partisans, dont les présidents français successifs depuis Nicolas Sarkozy, n’ont jamais réussi à imposer à leurs partenaires.

La chrétienne-démocrate, qui a rappelé qu’elle avait été ministre des Affaires familiales avant de s’occuper des Armées, s’est engagée à défendre “la dimension sociale” de l’UE comme corollaire de l’économie de marché.

Elle s’est prononcée pour un salaire minimum dans tous les pays de l’UE et pour un “fonds de réassurance chômage” destiné à soutenir les économies des pays touchés par un “choc extérieur”.

RESPECT DE L’ETAT DE DROIT

Elle s’est efforcée de rassurer les sociaux-démocrates, amers d’avoir vu leur candidat à la tête de la Commission, le Néerlandais Frans Timmermans, en être écarté du fait de l’opposition des gouvernements hongrois et polonais dont il avait combattu les écarts vis-à-vis des règles démocratiques.

“On se saurait transiger lorsqu’il est question de respecter l’Etat de droit”, a-t-elle dit en promettant l’instauration d’un mécanisme de contrôle supplémentaire du respect des règles.

Sur la question hautement inflammable de l’immigration, elle s’est engagée à “réduire les migrations irrégulières, lutter contre les passeurs, améliorer le droit d’asile et aider les réfugiés”, tout en appelant à plus de “solidarité avec les pays les plus exposés”, à savoir ceux du bassin méditerranéen.

Ursula von der Leyen a également confirmé sa promesse d’améliorer le système des “Spitzenkandidaten”, par lequel le groupe politique arrivé en tête des élections européennes place à la présidence de la Commission le candidat désigné par avance.

Elle a promis d’organiser dès 2020, comme le souhaitait Emmanuel Macron, une “conférence pour l’avenir de l’Europe” destinée à relancer le projet européen avec les citoyens.

Sociaux-démocrates et Renaissance ont obtenu que Frans Timmermans pour les premiers et la Danoise Margrethe Vestager, qui était la candidate des seconds pour la présidence de la Commission, en deviennent les deux vice-présidents exécutifs.

Le collège de 28 commissaires (dont elle-même, soit un par Etat membre) qu’elle va devoir constituer, sur la base des candidats proposés par les Etats, fera l’objet d’un second vote du Parlement, à l’automne, après que les eurodéputés auront auditionné chacun des postulants.

Avec Reuters

La France nomme un "envoyé spécial" dédié à l'épidémie Ebola en RDC

Le personnel médical de l'Unité de traitement Ebola à l'Hôpital général de Bwera, à la frontière avec la RDC.

La France, critiquée pour son absence de réaction, a annoncé mardi la nomination d'un envoyé spécial sur Ebola, le Pr Yves Lévy, chargé "d'orienter" sa réponse face à l'épidémie en République démocratique du Congo qui vient de gagner l'est du pays.

Selon le ministère des Affaires étrangères, le Pr Lévy est un spécialiste reconnu en immunologie, ancien PDG de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), qui "exercera cette mission à titre bénévole".

"L'épidémie de maladie à virus Ebola qui sévit actuellement dans l'est de la RDC est la plus grave jamais enregistrée dans le monde, après celle de 2014 en Afrique de l'Ouest" (qui avait fait 11.000 morts), a relevé un porte-parole lors d'un point de presse, s'inquiètant que "la réponse à l'épidémie (soit) aujourd'hui entravée par plusieurs facteurs dont la situation sécuritaire difficile".

"Face à cette situation très préoccupante, la France est déterminée à apporter une contribution renforcée aux efforts internationaux" a poursuivi le porte-parole rappelant que lors de sa visite à Kinshasa le 20 mai dernier, le ministre, Jean-Yves Le Drian, avait annoncé "la relance d'un partenariat bilatéral (...) dans lequel le secteur de la santé, et notamment la lutte contre l'épidémie Ebola, serait une priorité".

La France promet son soutien aux ONG déployées sur le terrain et son appui scientifique et de recherche, sans annoncer de budget dédié.

La confirmation mardi d'un cas d'Ebola à Goma, la grande ville de l'est de la RDC, constitue "un avertissement" a estimé l'Organisation mondiale de la santé (OMS) réunie lundi à Genève. Le patient, un pasteur, est décédé mardi.

Selon le responsable des situations d'urgence de l'OMS Mike Ryan "c'est un avertissement parce que chaque fois que la maladie se déplace, elle peut s'établir ailleurs", a-t-il déclaré à l'AFP.

L'épidémie, qui a fait 1.668 morts depuis qu'elle a été déclarée le 1er août, était circonscrite jusqu'à présent à la région de Beni-Butembo (environ 250 km à vol d'oiseau au nord de Goma) et très marginalement dans la province voisine de l'Ituri.

M. Ryan a regretté l'absence de contribution financière française notant que "l'OMS n'a reçu aucune contribution financière de la part du gouvernement".

Le ministre britannique du Développement international, Rory Stewart, dont le gouvernement a pris la tête de la mobilisation, a également appelé les pays francophones à redoubler d'efforts lors de cette réunion : "Ce serait bien que nous ayions davantage de personnels issus des pays francophones sur le terrain. Nous avons besoin d'expertise en français mais surtout nous allons avoir besoin de beaucoup d'argent, de centaines de millions de dollars pour apporter une vraie réponse et retomber à zéro (cas) cette année", a-t-il martelé.

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