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Les Houthis prennent des otages et torturent au Yémen

Les forces yéménites pro-gouvernementales ont tiré une mitrailleuse lourde au sud de l’aéroport d’Hodeida, dans la province d’Hodeida, au Yémen, le 15 juin 2018.

Les rebelles Houthis du Yémen, qui contrôlent notamment la capitale Sanaa, ont fréquemment pris des otages et commis de graves abus contre des détenus, y compris des actes de torture, a dénoncé Human Rights Watch (HRW).

L'organisation de défense des droits de l'Homme a indiqué dans un communiqué avoir documenté 16 cas où les autorités des Houthis, soutenues par l'Iran, ont emprisonné illégalement des personnes, principalement "pour soutirer de l'argent à leurs proches ou les échanger contre d'autres" aux mains de leurs adversaires.

"Des responsables Houthis ont traité des détenus brutalement", les frappant avec des barres de fer, des cannes en bois et des fusils d'assaut, une pratique "souvent équivalente à la torture", affirme HRW en citant d'anciens prisonniers.

Il y a eu aussi des menaces de viol contre des détenus ou des membres de leur famille de la part de responsables Houthis qui cherchaient à obtenir des informations ou des aveux, ajoute l'organisation.

Le mouvement rebelle doit arrêter de prendre des otages, libérer les personnes détenues arbitrairement, mettre fin à la torture et aux disparitions forcées et punir les responsables, demande HRW en rappelant que la prise d'otages est "un crime de guerre".

L'organisation profite de ce communiqué pour demander au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, en session à Genève, de renouveler le mandat d'un groupe d'experts sur le Yémen, chargé d'enquêter sur les abus commis par toutes les parties en conflit.

S'estimant marginalisés par le pouvoir central, les Houthis, issus de la minorité zaïdite (une branche du chiisme) très présente dans le nord du Yémen, sont entrés il y a quatre ans dans la capitale Sanaa avec la complicité d'unités militaires restées fidèles à un ancien président.

Combattants aguerris, ils ont ensuite conquis de vastes régions du nord et de l'ouest, provoquant l'intervention en 2015 d'une coalition militaire sous commandement saoudien qui a dénoncé un "coup de force" et qui cherche depuis à rétablir le gouvernement internationalement reconnu.

La guerre a fait quelque 10.000 morts, en majorité des civils, et plus de 56.000 blessés. Elle a provoqué la pire crise humanitaire du monde, trois Yéménites sur quatre étant totalement dépendants d'une aide, selon l'ONU.

Avec AFP

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L'Australie sur le pied de guerre pour faire face aux incendies

La ville de Sydney est enveloppée par une fumée provenant d'incendies dans le nord de la ville, en Australie, le 11 novembre 2019.

Des milliers de pompiers ont été déployés mardi dans l'est de l'Australie pour faire face aux incendies qui devraient s'intensifier en raison d'une combinaison de facteurs: des vents violents, des températures caniculaires et une végétation sèche.

Alors que des dizaines de feux de brousse n'étaient toujours pas maîtrisés, des températures atteignant les 40 degrés, des vents soufflant à 60 km/h sont attendus dans certaines régions de l'Etat de Nouvelles-Galles du Sud (sud-est).

Les pompiers ont prévenu qu'une vaste région située autour de Sydney était menacée par ces conditions "hors normes".

Depuis vendredi, les incendies sur la côte est de l'Australie ont déjà fait trois morts, détruit plus de 150 habitations et contraint des milliers d'habitants à fuir.

Shane Fitzsimmons, responsable des pompiers de l'Etat de Nouvelles-Galles du Sud (sud-est), a affirmé que dans les conditions actuelles, "si un incendie se déclare et s'établit ... nous ne l'arrêterons pas".

"Nous avons déjà d'importants incendies sur la côte nord de la Nouvelle-Galles du Sud. Certains couvrent à eux seuls une superficie de plus de 100.000 hectares, soit un périmètre d'un millier de kilomètres", a-t-il ajouté.

Les vents qui soufflent d'ouest en est et la végétation qui souffre d'une intense sécheresse risquent de propager les feux de brousse en direction des foyers de population vivant sur le littoral.

A titre préventif, environ 600 écoles ont été fermées, ainsi que de nombreux parcs nationaux et, par endroits, les habitants ont été invités à envisager de quitter leurs domiciles.

La police et l'armée apportent un appui logistique aux pompiers qui ont également reçu le soutien aérien de plus de 80 appareils.

"Maintenant, il est temps de réfléchir à partir, partez tôt et allez dans un endroit sûr", a conseillé M. Fitzsimmons.

Le rallye d'Australie, dernière manche du championnat du monde des rallyes de la FIA, qui devait débuter jeudi en Nouvelle-Galles du Sud, a été annulé mardi par les organisateurs.

"Il n'est pas opportun d'organiser le rallye", a déclaré dans un communiqué Andrew Papadopoulos, le président de cet événement, invoquant notamment des raisons de sécurité.

- "Les feux sont partout" -

Dans la petite ville de Taree, au nord de Sydney, des dizaines de personnes ont trouvé refuge dans un parc d'exposition.

Caroline Watson, 59 ans, est arrivée lundi soir avec son époux et leur chien.

"Les feux sont absolument partout ", a-t-elle dit à l'AFP. "Ils ne nous ont pas demandé de partir, mais on s'est dit que ça viendrait."

Dans les Blue Mountains, à l'ouest de Sydney, Alan Gardiner, un pompier de Winmalee, a indiqué que les habitants étaient "terrifiés et à bout de forces".

La ville porte encore les stigmates de l'incendie de 2013 qui avait détruit 200 habitations et la population est parfaitement consciente du fait, qu'en raison du peu d'axes routiers dans cette zone montagneuse, ils doivent envisager de partir avant qu'il ne soit trop tard.

Mais M. Gardiner veut encore croire que "la journée sera très calme. (...) S'il y a un incendie, ce sera catastrophique".

Les autorités ne pensent pas que la ville de Sydney, qui compte plus de quatre millions d'habitants, soit menacée mais elles ont lancé une alerte sanitaire en raison de l'épais nuage de fumée toxique qui recouvre la ville.

La présence de ces nuages de fumée, liés aux incendies de la semaine dernière, a été signalée jusqu'en Nouvelle-Calédonie, à près de 1.500 kilomètres de l'autre côté de la mer.

Sue Johnson, qui vit dans le nord de Sydney, a participé à l'évacuation de chevaux qui se trouvaient dans des zones menacées aux environs de Sydney.

"J'ai emmené deux chevaux au milieu de la nuit", a-t-elle expliqué, avant de préciser qu'elle a coupé la végétation autour de sa maison.

"J'espère que rien de tout cela ne sera nécessaire, a-t-elle souligné, mais les habitants ont "peur, très peur".

De tels incendies se produisent chaque année sur l'immense île-continent pendant le printemps et l'été en Australie. Cette année, elle a été particulièrement précoce et violente. Elle pourrait être l'une des pires qu'ait connue l'Australie.

En Nouvelle-Galles du Sud, un million d'hectares ont déjà brûlé, soit déjà trois fois plus que l'an dernier.

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