Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Monde

Madrid va finalement livrer 400 bombes à laser à l'Arabie saoudite

Le chef de la diplomatie espagnole, Josep Borrell, Madrid, Espagne, le 8 juin 2018.

L'Espagne va finalement livrer 400 bombes de précision à l'Arabie saoudite, après avoir remis en cause ce contrat controversé en raison de la guerre au Yémen, a annoncé jeudi le chef de la diplomatie espagnole.

"Au final, la décision est de livrer ces bombes pour honorer un contrat datant de 2015 (...) et dans lequel nous n'avons découvert aucune irrégularité justifiant de ne pas l'exécuter", a déclaré Josep Borrell sur la radio Onda Cero.

"Il faut honorer ce contrat", a ajouté le ministre socialiste.

Sur fond de craintes de crise diplomatique entre Madrid et Ryad, alliés de longue date, la ministre de la défense Margarito Robles s'était montrée lundi prête à débloquer ce contrat portant sur 400 bombes à guidage laser pour un montant de 9,2 millions d'euros.

Le gouvernement avait pourtant annoncé le 4 septembre renoncer à livrer ces bombes déjà payées, une annonce intervenue après des bombardements au Yémen, en août, de la coalition pro-gouvernementale menée par l'Arabie saoudite, ayant tué des dizaines d'enfants.

Sur le plan commercial, cette annulation mettait en danger un contrat nettement plus important: la commande de cinq corvettes, pour 1,8 milliard d'euros, qui devaient être construites par l'entreprise publique espagnole de chantiers navals Navantia en Andalousie, bastion socialiste.

Ces derniers jours, les salariés y ont manifesté leurs craintes pour l'emploi si la commande des corvettes n'était pas finalisée.

Interrogé sur les critiques des ONG, qui craignent que ces armes ne soient utilisées pour bombarder les civils, Josep Borrell a répondu que c'était un armement d'une "précision extraordinaire de moins d'un mètre" qui "ne produit pas de dommages collatéraux".

Avec AFP

Toutes les actualités

Guerre commerciale: dégel téléphonique entre Chinois et Américains

Les principaux négociateurs chinois et américains ont eu lundi un entretien téléphonique, ont annoncé les médias officiels chinois

Après six semaines de glaciation, les négociateurs de la Chine et des Etats-Unis pour le commerce ont enfin repris langue lundi, à quelques jours d'un entretien très attendu entre Donald Trump et Xi Jinping.

Des droits de douane en hausse, des "listes noires" d'entreprises à l'index et une guerre technologique qui vient de plus en plus se surimposer à la guerre commerciale: la tension a atteint des sommets au cours du mois et demi écoulé entre les deux premières économies mondiales.

Réduisant la tension, les principaux négociateurs chinois et américains ont eu lundi un entretien téléphonique, ont annoncé mardi les médias officiels chinois.

Au cours de cet entretien, le vice-Premier ministre chinois Liu He, le représentant américain au Commerce Robert Lighthizer et le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin ont "échangé des opinions sur les questions économiques et commerciales", a indiqué l'agence d'Etat Chine nouvelle.

Cette conversation a eu lieu "à la demande de la partie américaine" et les participants sont convenus de garder le contact, a-t-elle ajouté.

Une reprise des discussions était attendue après l'annonce la semaine dernière d'un coup de fil entre les deux présidents. Xi Jinping a fait savoir à cette occasion qu'il était prêt à s'entretenir avec Donald Trump en marge du sommet du G20 vendredi et samedi à Osaka (Japon).

L'entretien bilatéral est prévu samedi, selon un haut responsable américain. L'enjeu est élevé: Donald Trump menace d'imposer des droits de douane supplémentaires sur la totalité des exportations de Pékin si aucun accord avec la Chine n'est trouvé à Osaka. Quelque 300 milliards de dollars de produits chinois importés chaque année aux Etats-Unis sont dans le collimateur.

Début mai, accusant Pékin d'être revenu sur des promesses faites précédemment au cours des négociations, Donald Trump annonçait soudainement une hausse de 10% à 25% des droits de douane pesant sur 200 milliards de dollars de produits chinois importés annuellement aux Etats-Unis, en plus de 50 milliards de dollars d'importations déjà taxées à 25%.

Pékin, qui rejette cette accusation, a répliqué en relevant début juin ses propres droits de douane sur des produits américains représentant environ 60 milliards de dollars d'importations annuelles.

- Huawei contre FedEx -

Les Etats-Unis reprochent à la Chine d'être largement responsable de leur énorme déficit commercial. Ils exigent que Pékin achète davantage de produits américains mais réclament aussi des réformes de structures pour interdire par exemple les subventions aux entreprises publiques, les transferts de technologie forcés aux entreprises étrangères et le "vol" de la propriété intellectuelle américaine.

Mais cet affrontement commercial est de plus en plus dominé par un conflit technologique, Donald Trump accusant le géant asiatique de copier les secrets de fabrication de son pays et de menacer la sécurité nationale.

Washington a ainsi bloqué en mai l'accès du géant Huawei -- numéro deux mondial des smartphones -- et de plusieurs autres firmes chinoises à la technologie américaine pour des raisons de sécurité.

Le coup est très dur pour Huawei, qui dépend pour ses smartphones du système d'exploitation de Google, Android, ainsi que de puces électroniques "made in USA". A compter de mi-août, les exportations destinées à Huawei devront faire l'objet d'une autorisation spéciale de l'administration américaine.

En réaction, Pékin a annoncé la création de sa propre liste noire d'entreprises étrangères "non fiables". La composition de cette liste n'a toutefois pas encore été annoncée.

Le gouvernement chinois s'en prend particulièrement au géant américain du courrier, FedEx, accusé d'avoir mal acheminé des colis de Huawei.

Donald Trump a par ailleurs averti qu'il comptait évoquer avec M. Xi les tensions à Hong Kong, où d'énormes manifestations se sont déroulées contre un projet de loi autorisant les extraditions vers la Chine communiste.

Pékin a fait savoir qu'il était hors de question d'aborder le sujet à Osaka.

Avec AFP

Sanctions: Téhéran accuse Trump de "fermer la voie de la diplomatie"

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, à Téhéran, en Iran, le 13 juin 2019. Site Web officiel de Khamenei / Document remis à l'attention de REUTERS - Cette image a été fournie

En imposant de nouvelles sanctions "stériles", visant cette fois-ci le chef de l'Etat iranien, les Etats-Unis ont décidé de fermer de manière "permanente" la voie de la diplomatie entre Washington et Téhéran, a déclaré mardi l'Iran.

"Imposer des sanctions stériles contre le guide suprême de l'Iran [l'ayatollah Ali Khamenei, NDLR] et le chef de la diplomatie iranienne [Mohammad Javad Zarif], c'est fermer de façon permanente la voie de la diplomatie avec le gouvernement prêt à tout de Trump", a écrit le porte-parole des Affaires étrangères, Abbas Moussavi, sur Twitter.

"Le gouvernement [du président américain Donald] est en train de détruire tous les mécanismes internationaux existants destinés à assurer la paix et la sécurité mondiale", ajoute M. Moussavi.

Téhéran et Washington ont rompu leurs relations diplomatiques en 1980.

Les Etats-Unis ont annoncé lundi des sanctions présentées comme "dures" et frappant la République islamique : elles visent M. Khamenei, et plusieurs commandants des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran.

M. Trump, qui accuse l'Iran de chercher à se doter de l'arme nucléaire et d'être un "parrain du terrorisme", a signé un décret empêchant "le guide suprême, son équipe et d'autres qui lui sont étroitement liés d'avoir accès à des ressources financières essentielles".

Egalement visé, M. Zarif, visage de la politique iranienne de détente avec l'Occident, considéré comme un modéré et abhorré des ultraconservateurs iraniens, doit être placé sur la liste des sanctions "cette semaine", a indiqué le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin.

Selon ce dernier, Washington va geler des "milliards de dollars" d'actifs iraniens supplémentaires.

L'Iran a rétorqué à l'ONU en appelant Washington à arrêter son "aventurisme militaire" et sa "guerre économique", en jugeant que le "climat" n'était pas propice à des discussions avec les Etats-Unis.

Avec AFP

L'ancien vice-ministre de l'agriculture chinois à la tête de la FAO

L'ancien vice-ministre de l'agriculture chinois à la tête de la FAO
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:00 0:00

Trump ira en Corée du Sud après le G20

Le président Donald Trump s’adresse aux journalistes à la Maison-Blanche à Washington, le 22 juin 2019, avant d’embarquer dans Marine One pour le voyage à Camp David, dans le Maryland.

Le président américain Donald Trump se rendra ce week-end en Corée du Sud, après le sommet du G20, pour s'entretenir avec son homologue sud-coréen Moon Jae-in des négociations sur le nucléaire avec Pyongyang, actuellement dans l'impasse, a annoncé le bureau présidentiel à Séoul.

M. Trump s'envolera pour la Corée du Sud samedi à l'issue du G20 au Japon, ont précisé des responsables sud-coréens.

Cette visite intervient après un échange de lettres entre le président américain et le leader nord-coréen Kim Jong Un, ce dernier ayant qualifié d'"excellent" le contenu de la missive de Donald Trump, selon l'agence officielle nord-coréenne KCNA.

Le 11 juin, Donald Trump avait indiqué avoir reçu une lettre "magnifique" et "très chaleureuse" de Kim Jong Un, ajoutant qu'il continuait à faire confiance au Nord-Coréen malgré l'absence de progrès tangibles sur la dénucléarisation.

Un responsable sud-coréen a déclaré aux journalistes que M. Trump "envisageait" une visite dans la Zone démilitarisée (DMZ) mais qu'il n'y avait aucun projet de sommet trilatéral entre MM. Trump, Moon et Kim.

La péninsule coréenne a connu en 2018 une remarquable détente après des années de tensions relatives aux programmes balistique et nucléaire de Pyongyang. Cet apaisement a été marqué par une série de rencontres diplomatiques, dont deux sommets entre MM. Kim et Trump.

Mais le deuxième sommet entre les deux hommes, en février à Hanoï, s'est soldé par un fiasco retentissant et les négociations entre Américains et Nord-Coréens sont depuis dans l'impasse.

Kim Jong Un a reçu la semaine dernière en visite d'Etat Xi Jinping, premier président chinois à se rendre à Pyongyang en 14 ans.

Des experts ont vu dans cette visite de M. Xi, avant sa rencontre avec M. Trump en marge du G20, le signe de la volonté du président chinois de montrer l'influence dont Pékin continue à jouir en Corée du Nord.

Les protestations anti-extradition continuent à Hong
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:49 0:00

Ko Min-jung, porte-parole de la présidence sud-coréenne, a déclaré que MM. Trump et Moon auraient des "discussions en profondeur sur les moyens d'établir un régime de paix permanente au travers de la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne".

Les responsables américains parlent généralement spécifiquement de la "dénucléarisation de la Corée du Nord".

Ce sera la huitième rencontre entre M. Moon et M. Trump qui s'est pour la dernière fois rendu en Corée du Sud en novembre 2017, quand il n'avait pas pu se rendre sur la DMZ en raison d'un épais brouillard.

"M. Trump se rendra certainement sur la DMZ si le temps le permet parce que c'est le lieu où l'on peut observer directement la baisse des tensions militaires entre les deux Corées", a déclaré à l'AFP Koh Yu-hwan, professeur d'études nord-coréennes à l'Université Dongguk University de Séoul.

"Se rendre sur la DMZ pourrait être une façon de réaffirmer l'importance du processus de dénucléarisation".

Mais il serait "stupéfiant" que M. Trump y rencontre M. Kim, a-t-il dit, en raison de "l'impasse dans les discussions sur le nucléaire".

Nuit de liesse à Istanbul après la victoire de l'opposition

Ekrem Imamoglu, candidat à la mairie du Parti populaire républicain (CHP), principal parti de l'opposition, accueille ses partisans lors d'un rassemblement dans le district de Beylikduzu, à Istanbul, en Turquie, le 23 juin 2019.

Les mines étaient fatiguées mais joyeuses lundi à Istanbul, après une nuit de célébration pour fêter la victoire écrasante de l'opposition face au candidat du président Recep Tayyip Erdogan aux élections municipales.

Dans les bastions de l'opposition, comme Besiktas sur la rive européenne ou Kadiköy sur la rive asiatique de la ville, les Stambouliotes ont fait la fête jusqu'à tard dans la nuit, agitant des drapeaux, dansant au milieu des voitures et buvant des bières "à la santé de Tayyip".

Quasiment inconnu il y a quelques mois, Ekrem Imamoglu a fait une entrée fracassante sur la scène politique nationale en rééditant dimanche sa victoire annulée trois mois plus tôt contre un poids lourd du parti au pouvoir, l'ex-Premier ministre Binali Yildirim.

Mieux: alors que seulement 13.000 voix séparaient les deux candidats lors du premier scrutin en mars, invalidé à la suite de recours du parti au pouvoir AKP, M. Imamoglu a devancé M. Yildirim de près de 800.000 voix dimanche, jour où s'est rejouée l'élection.

"Ce n'était pas bien de recommencer cette élection, mais le fait qu'il y a eu un tel écart au final, c'est une bonne chose pour Istanbul", estime Servan Soydan, un Stambouliote qui soutient l'opposition, en promenant son chien lundi matin.

L'enthousiasme était moins marqué dans les médias, pour la plupart contrôlés par le pouvoir. "Istanbul a voté", titraient sobrement plusieurs journaux. Le quotidien progouvernemental Sabah se démarquait en estimant que "la démocratie (avait) gagné".

Nombre d'analystes estiment qu'en demandant la répétition de l'élection à Istanbul, M. Erdogan et son parti ont commis une erreur de calcul, faisant de M. Imamoglu une victime et une figure désormais de premier plan.

La "victoire massive" de M. Imamoglu "est une leçon de démocratie: les gens tiennent à ce que leurs droits soient respectés", souligne dans un tweet Marc Pierini, analyste à Carnegie Europe et ancien ambassadeur de l'Union européenne à Ankara.

Devant le résultat sans appel -- 54% des voix pour M. Imamoglu--, le président Erdogan a félicité le candidat de l'opposition dimanche soir.

Son parti, l'AKP, reste le plus populaire à l'échelle nationale. Mais il pâtit des difficultés économiques que connaît actuellement la Turquie, avec une inflation à 20%, un affaissement de la livre turque et un chômage élevé.

Voir plus

XS
SM
MD
LG