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Moyen-Orient

Yémen: le régime de sanctions de l'ONU renouvelé sur fond de tensions avec Moscou

De G à D, la vice-présidente suisse, la ministre suédoise des Affaires étrangères, le SG de l’ONU A. Guterres et le coordinateur des secours d'urgence M. Lowcock à une réunion sur la crise humanitaire au Yémen le 26 février 2019 aux Nations Unies à Genève. Ph Fabrice COFF/AFP

Le Conseil de sécurité de l'ONU a renouvelé mardi jusqu'en février 2021 son régime de sanctions pour le Yémen, au terme d'une négociation très tendue entre Londres et Moscou qui a rejeté, menace de veto à l'appui, toute mention - même implicite - relative à l'Iran.

Treize pays ont adopté une résolution proposée par le Royaume-Uni, deux se sont abstenus, la Russie et la Chine.

Le régime de sanctions, qui expirait mercredi, comprend la prolongation du mandat des experts de l'ONU chargés de contrôler l'embargo sur les armes imposé en 2015 et la possibilité d'imposer des gels d'avoirs et des interdictions de voyages.

Alors que la négociation ne présentait pas depuis une semaine de difficultés majeures, la Russie s'est soudainement opposée lundi au texte rédigé par le Royaume-Uni, menaçant de recourir à son droit de veto et proposant un contre-projet, selon des diplomates.

Moscou a notamment refusé toute mention relative à l'Iran, pays cité dans le dernier rapport des experts de l'ONU, a-t-on précisé de mêmes sources.

Dans ce document, remis fin janvier, les experts affirment que les rebelles Houthis au Yémen disposent depuis 2019 de nouveaux armements (drones et missiles de croisière) dont certains "ont des caractéristiques techniques similaires à des armes fabriquées en Iran".

L'Iran, qui soutient les Houthis, a toujours démenti leur fournir des armes.

Lors de la négociation, le Royaume-Uni, qui avait repris les conclusions des experts, a d'abord abandonné toute identification de l'Iran. Londres a ensuite accepté in extremis, après une médiation de la France et de la Belgique, de supprimer toute référence à la similarité d'armes possédées par les Houthis avec de l'armement fabriqué dans la région, selon des diplomates.

- "Tactique de négociations" -

Lors des interventions, Rodney Hunter, pour les Etats-Unis, a accusé "l'Iran de passer (depuis des années) en contrebande des armes aux Houthis" en violation de l'embargo sur les armes imposé au Yémen comme de celui concernant Téhéran.

Pour leur part, le Royaume-Uni et la France ont vivement critiqué l'attitude, qui se répéte selon eux dans différents dossiers, de la Russie qui menace de son veto en proposant un texte concurrent pour imposer au final ses vues.

Le veto ne peut pas devenir "une tactique de négociations", s'est insurgée l'ambassadrice britannique Karen Pierce. "Quand on s'engage dans une négociation pour ne pas soutenir un texte à la fin, c'est une pratique tordue", a-t-elle dit en substance.

"Les résolutions de ce Conseil sont le fruit de compromis. Chacun doit donc faire des concessions et personne ne peut espérer obtenir tous les gains souhaités au début d'une négociation", a abondé son homologue français, Nicolas de Rivière.

Pour sa défense, l'ambasseur russe, Vassily Nebenzia, a dénoncé "une crise artificielle", en se plaignant que "toutes les préoccupations russes n'aient pas été prises en compte" par le Royaume-Uni. Evoquant des "méthodes de travail non constructives", il a souligné que l'approche ne pouvait pas être celle de "c'est à prendre ou à laisser".

La guerre oppose au Yémen depuis plus de cinq ans les Houthis, soutenus par l'Iran, et les forces du gouvernement, appuyées depuis 2015 par une coalition militaire menée par l'Arabie saoudite. Selon plusieurs ONG, elle a fait des dizaines de milliers de morts, essentiellement des civils et provoqué d'après l'ONU la pire crise humanitaire au monde.

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Premier vol commercial direct de Dubaï vers Israël

Un avion Flydubai est vu au salon aéronautique de Dubaï le 8 novembre 2015.

La compagnie aérienne à bas prix Flydubai a lancé jeudi les premiers vols directs vers Tel-Aviv, deux mois après la normalisation des relations entre les Emirats arabes unis et Israël, sous l'égide des Etats-Unis.

L'avion a décollé jeudi matin, a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'aéroport international de Dubaï, l'un des plus importants au monde.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sera présent à l'arrivée du vol à l'aéroport international Ben Gourion, a déclaré sur Twitter Ofir Gendelman, son porte-parole pour les médias arabes.

Les Emirats arabes unis ont signé en septembre un accord négocié par les Etats-Unis pour officialiser leurs relations avec l'Etat hébreu, le premier accord de ce type conclu par un Etat arabe du Golfe.

Les Emirats arabes unis sont le troisième pays arabe à avoir normalisé les relations avec Israël, après l'Egypte en 1979 et la Jordanie en 1994 qui avaient ainsi mis fin à l'état de guerre avec leur voisin israélien.

Il a été rapidement suivi par Bahreïn, un autre pays du Golfe.

Flydubai avait annoncé au début du mois qu'elle allait "opérer 14 vols par semaine entre l'aéroport international de Dubaï et l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv".

"Le début des vols réguliers contribuera au développement économique et créera de nouvelles opportunités d'investissement", avait déclaré le PDG de Flydubai, Ghaith al-Ghaith, lors de l'annonce du service au début de ce mois.

La compagnie aérienne de Dubaï assurera la liaison deux fois par jour, et les compagnies aériennes israéliennes El Al et Israir devraient toutes deux lancer leurs services commerciaux entre les deux villes le mois prochain.

Etihad Airways, basée à Abu Dhabi, la capitale des Emirats, avait annoncé le début de ses vols vers Tel-Aviv pour mars 2021.

Avec leurs économies durement touchées par la pandémie de coronavirus, les Emirats et Israël comptent sur les retombées économiques de leur accord de normalisation, y compris dans le domaine du tourisme.

Les pays du Golfe se sont rapprochés d'Israël ces dernières années, en particulier ceux qui partagent avec l'Etat hébreu la même inimitié à l'égard de l'Iran.

Mais l'officialisation de ce rapprochement par les Emirats et Bahreïn a rompu avec un consensus arabe qui conditionnait les relations avec Israël à une solution du conflit avec les Palestiniens et au retrait de l'Etat hébreu de tous les territoires arabes occupés depuis 1967.

Poids lourd de la région, l'Arabie saoudite a jusqu'à présent refusé de normaliser officiellement ses relations avec Israël, mais donné son feu vert au survol de son territoire par les vols commerciaux se rendant ou partant d'Israël, signifiant ainsi qu'il n'avait pas d'objection à l'établissement de relations entre l'Etat hébreu et des pays arabes du Golfe.

Après l'annonce de l'accord avec les Emirats arabes unis par le président américain Donald Trump en août, la compagnie aérienne israélienne El Al a transporté une délégation de responsables américains et israéliens à Abou Dhabi pour le premier vol commercial entre les deux pays.

Cette visite a été suivie par une visite officielle d'une délégation des Emirats arabes unis à Tel-Aviv le mois dernier ainsi que par une série de vols transportant des hommes d'affaires.

Un travailleur humanitaire condamné à mort pour viols sur mineurs au Pakistan

Aire de jeux à Lahore au Pakistan, 11 novembre 2017. (Photo AP/K.M. Chaudary)

Un travailleur bénévole a été condamné à mort au Pakistan, reconnu coupable de viols et abus sexuels en série sur mineurs et d'avoir téléchargé des vidéos pornographiques mettant en scène des mineurs.

"Il sera pendu jusqu'à ce que mort s'ensuive", a déclaré le tribunal dans son verdict du 18 novembre, qui doit être confirmé par la Haute Cour de Lahore.

Sohail Ayaz avait été reconnu coupable de délits similaires au Royaume-Uni et en Italie avant d'être extradé vers le Pakistan où il a continué de s'en prendre à des enfants, selon la police.

Ce travailleur bénévole avait collaboré avec l'ONG Save the Children, ainsi que dans le cadre d'un projet humanitaire en Afghanistan, selon un haut responsable de la police, Rai Mazhar.

M. Ayaz aurait avoué avoir violé environ 30 enfants au Pakistan, selon les enquêteurs, qui auraient trouvé en sa possession des dizaines de milliers de vidéos pornographiques.

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