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Moyen-Orient

Washington veut "minimiser le risque de victimes civiles" au Yémen

Le président américain Donald Trump lors d’une réunion de son cabinet à la Maison Blanche, Washington, 10 avril 2018. (Twitter/Donald J. Trump)

En dépit de critiques au Congrès, les Etats-Unis continuent de fournir un soutien à la coalition militaire sous commandement saoudien au Yémen, qui vise à réduire les pertes en vies humaines, a déclaré dimanche un haut gradé américain.

Ce soutien, notamment en matière de renseignement, a pour but "en particulier" de mieux sélectionner les cibles afin de "minimiser le risque de victimes civiles", a expliqué le général de division David C. Hill, commandant adjoint de l'U.S. Army Central.

Il était interrogé par l'AFP en marge du salon international de la défense (Idex) qui se tient tous les ans à Abou Dhabi.

De nombreux parlementaires américains, y compris dans le camp républicain, ont critiqué ces derniers mois l'administration de Donald Trump pour la poursuite de la coopération avec Ryad en dépit des "bavures" saoudiennes au Yémen et du scandale lié à l'assassinat de l'éditorialiste Jamal Khashoggi.

"Nous, à l'US central command, restons concentrés sur la défaite d'Al-Qaïda et de l'EI (groupe Etat islamique) d'une manière générale dans la région", a expliqué l'officier américain.

Interrogé sur la situation de l'EI en Syrie, il a souligné que la fin du califat "ne signifie pas la fin de l'EI".

"Comme nous nous repositionnons (...), nous continuerons à travailler étroitement avec nos partenaires à travers la région" pour "neutraliser l'EI", a-t-il dit.

S'agissant du retrait militaire américain de Syrie, ce haut gradé s'est dit confiant que Washington "reste en posture pour continuer le combat contre l'EI".

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Rashida Tlaib renonce à aller voir sa famille en Israël

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Deux élues démocrates américaines interdites d’entrer en Israël

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Israël, pressé par Trump, interdit la visite d'élues démocrates du Congrès américain

Les députées démocrates Rashida Tlaib et Ilhan Omar à Capitol Hill à Washington, le 15 juillet.(AP Photo/J. Scott Applewhite)

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a interdit jeudi à deux élues démocrates du Congrès américain, Rashida Tlaib et Ilhan Omar, d'effectuer la visite qu'elles ont prévue en Israël, une décision prise après que le président américain Donald Trump a fait une demande en ce sens.

Rashida Tlaib et Ilhan Omar, les deux premières femmes musulmanes élues au Congrès américain, font partie de l'aile progressiste du Parti démocrate et ont critiqué les politique adoptées par Donald Trump et par Israël à l'égard des Palestiniens.

Cette décision de Tel Aviv, immédiatement condamnée par de nombreux démocrates aux Etats-Unis et par des représentants palestiniens, pourrait renforcer le soutien dont disposent Netanyahu et Trump au sein de l'électorat conservateur alors qu'ils sont tous les deux en campagne - élections législatives en Israël le 17 septembre, élection présidentielle aux Etats-Unis en novembre 2020.

Omar a dénoncé un "affront" et une "insulte aux valeurs démocratiques". Israël avait dans un premier temps autorisé la visite des deux élues avant de changer d'avis sous la pression de Trump, a dit à Reuters une source ayant pris part mercredi à des discussions entre Netanyahu, ses conseillers et des membres du gouvernement.

Le site d'information Axios avait rapporté samedi que le président américain faisait pression en ce sens auprès de Tel Aviv, ce que la Maison blanche avait alors démenti. Donald Trump a écrit jeudi sur Twitter que "cela serait un signe de grande faiblesse si Israël permettait aux élues Omar et Tlaib d'effectuer une visite... Elles sont une disgrâce !".

Interrogé ensuite par les journalistes, il a refusé de dire s'il s'était entretenu avec Netanyahu mais a indiqué avoir "parlé à des personnes" en Israël. Le président américain s'en est pris à plusieurs reprises à Omar et Tlaib, ainsi qu'à deux autres élues démocrates du Congrès issues de minorités, Alexandria Ocasio-Cortez et Ayanna Pressley. Il a déclenché la controverse le mois dernier en leur demandant de "retourner" d'où elles viennent.

Avec Reuters

Tlaib et Omar personna non grata en Israël

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Heurts sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem, des dizaines de blessés

Des accrochages ont éclaté et les forces de l'ordre, qui contrôlent l'accès de l'esplanade des mosquées à Jerusalem (Photo d'archives)

Des affrontements entre policiers israéliens et fidèles sur l'esplanade des Mosquées, haut lieu de tension à Jérusalem, ont fait des dizaines de blessés palestiniens dimanche, jour d'importantes commémorations juive et musulmane.

Au premier jour de l'Aïd al-Adha et après la prière à la mosquée Al-Aqsa, située au milieu de l'esplanade, des centaines de Palestiniens ont commencé à scander en arabe "Par notre âme, par notre sang, nous nous sacrifions pour toi Al-Aqsa".

Des accrochages ont éclaté et les forces de l'ordre, qui contrôlent l'accès de l'esplanade, ont utilisé des grenades assourdissantes pour tenter de disperser des manifestants qui ont tiré des projectiles, selon un journaliste de l'AFP sur place.

"C'est notre mosquée, c'est notre Aïd, mais l'armée est arrivée et elle a commencé à frapper et à lancer des grenades assourdissantes", a déclaré à l'AFP Assia Abou Snineh, 32 ans.

Le Croissant-Rouge palestinien a fait état 61 blessés, dont une quinzaine ont été hospitalisés. La police a dénombré quatre blessés dans ses rangs et fait état de sept arrestations.

Face aux tensions, la police a dans un premier temps bloqué l'accès du site aux juifs qui commémorent une importante fête religieuse, Ticha Beav. Mais, après des critiques, elle a rouvert la seule porte d'entrée que les juifs peuvent emprunter pour accéder au site.

Les juifs sont autorisés à s'y rendre pendant des heures précises mais pas à y prier afin d'éviter d'attiser les tensions.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré avoir décidé à l'avance d'autoriser les juifs à y entrer "en consultation avec les corps de sécurité".

"La question n'était pas de savoir s'ils pourraient y aller mais de trouver la meilleure manière de le faire pour (assurer) la sécurité publique et c'est ce que nous avons fait", a-t-il déclaré dans une vidéo postée sur Whatsapp.

- "Il est à nous!" -

La situation s'est néanmoins tendue lorsque des centaines de juifs ont pu pénétrer dans le périmètre de l'esplanade.

Les musulmans croient que le site "est à eux mais il est à nous!", a affirmé une jeune femme juive, Sophia Gehula Cohen, entrée sur le site. "Ça fait 2.000 ans qu'on attend pour être ici et le jour (anniversaire) où le Temple est détruit, on nous dit de ne pas entrer, c'est grave!"

Au coeur du conflit israélo-palestinien, l'esplanade des Mosquées se trouve à Jérusalem-Est, secteur palestinien de la ville occupé depuis 1967 par Israël, qui l'a ensuite annexé sans que cela ne soit reconnu par la communauté internationale.

Dans un communiqué, Ryad a condamné "la prise d'assaut de la mosquée Al-Aqsa et l'attaque de fidèles au premier jour de l'Aïd al-Adha" par "les forces d'occupation israéliennes", selon l'agence de presse officielle saoudienne SPA.

L'esplanade est le troisième lieu saint de l'islam et le site le plus sacré pour les juifs car considéré comme le lieu de leurs deux Temples, dont Ticha Beav commémore la destruction, par les Babyloniens en 587 avant J.-C. puis par les Romains en l'an 70.

Si l'entrée de l'esplanade des Mosquées est contrôlée par Israël, l'administration des lieux demeure la prérogative du Waqf, une fondation musulmane sous contrôle jordanien.

La Jordanie et l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) ont dénoncé "l'agression" contre l'esplanade des Mosquées par les forces israéliennes, aussi blâmées par le secrétaire général de la Ligue arabe qui a appelé la communauté internationale à calmer le jeu pour éviter "une bataille religieuse dans la ville sainte de Jérusalem".

"Cela montre la dimension religieuse du conflit" israélo-palestinien, a de son côté réagi Ismaïl Haniyeh, chef du mouvement islamiste palestinien Hamas qui contrôle la bande de Gaza et qui est l'ennemi d'Israël.

- Tirs à Gaza -

Dans le troisième échange de tirs meurtriers ces derniers jours près de la barrière séparant Gaza du territoire israélien, un Palestinien a par ailleurs ouvert le feu dimanche sur des soldats israéliens avant d'être tué dans la riposte, selon des responsables.

"A la suite de cet incident, un char israélien a tiré sur un poste militaire de l'organisation terroriste Hamas dans la même zone", a précisé l'armée israélienne, assurant qu'il n'y avait pas eu de pertes de son côté.

Le ministère de la Santé du Hamas à Gaza a confirmé le décès du Palestinien de 26 ans, originaire de Beit Hanoun, dans le nord de la bande de Gaza, dont la dépouille a été transportée dans un hôpital local.

Samedi, l'armée israélienne avait tué quatre Palestiniens armés de fusils d'assaut, de lance-roquettes et de grenades qui tentaient selon elle s'infiltrer en Israël à partir du sud de Gaza.

Plus tôt cette semaine, un jeune soldat israélien ne portant ni uniforme, ni arme a été retrouvé mort, poignardé, près d'une colonie juive en Cisjordanie occupée. Les autorités israéliennes ont depuis arrêté deux suspects pour le meurtre du soldat Dvir Sorek qui a bouleversé Israël.

Avec AFP

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