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Visite à Kigali de la ministre française des Sports

La ministre française des Sports Laura Flessel, 2e à gauche, et son homologue rwandaise Julienne Uwacu, 2e à droite, lors de la pose de la première pierre de City Stade, à Kigali, Rwanda, 16 février 2018. (Twitter/Laura Flessel)

La ministre française des Sports Laura Flessel poursuivait samedi une visite officielle au Rwanda où elle a mis en avant "la diplomatie du sport", dans un contexte de relations bilatérales empoisonnées depuis des années par le génocide de 1994, indique une source officielle.

Vendredi, Mme Flessel s'est entretenue avec son homologue rwandaise Julienne Uwacu. "Un entretien fructueux" centré sur la promotion du sport féminin et le développement de partenariats entre la France et le Rwanda sur certaines disciplines, notamment le cyclisme, s'est félicité la ministre française.

Mme Flessel a indiqué que sa visite visait à "promouvoir les relations diplomatiques entre la France et le Rwanda à travers le sport", a pour sa part rapporté samedi à l'AFP un haut responsable du ministère rwandais des Sports et de la Culture.

>> Lire aussi : Rare rencontre entre les présidents français et rwandais

Après avoir visité le mémorial du génocide rwandais, qui a fait entre avril et juillet 1994 quelque 800.000 morts selon l'ONU - principalement au sein de la minorité tutsi - Mme Flessel s'est rendue samedi dans un club de cyclisme du nord du pays, dans le district de Musanze. Elle doit quitter le Rwanda dimanche matin.

La visite de la ministre française des Sports intervient quelque cinq mois après une rencontre entre les présidents Paul Kagame et Emmanuel Macron à New York en marge de l'Assemblée générale des Nations unies.

Dans les coulisses du dernier sommet de l'Union africaine à Addis Abeba fin janvier, les rumeurs allaient bon train sur une possible visite officielle de M. Macron au Rwanda dans le courant du premier semestre 2018.

Lors de ce sommet, M. Kagame a été élu par ses pairs président en exercice de l'organisation continentale pour un an.

La dernière visite d'un chef de l'Etat français au Rwanda remonte à celle de Nicolas Sarkozy en février 2010, qui avait alors reconnu de "graves erreurs d'appréciation" et une "forme d'aveuglement" de la France, sans pour autant présenter les excuses attendues par les victimes rwandaises.

Le Rwanda accuse depuis des années la France, à l'époque soutien du régime extrémiste hutu rwandais à l'origine du génocide de 1994, de participation aux massacres, ce que Paris conteste catégoriquement.

Avec AFP

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Procès du Hirak au Maroc : dernières plaidoiries des avocats

Le Palais de justice de Salé, au Maroc, 27 octobre 2011.

L'instance chargée de tirer les leçons des dictatures en Tunisie a appelé dans son rapport final publié mardi, à réformer les institutions marquées par la corruption et la répression, et demandé que le chef de l'Etat présente des excuses aux victimes.

Le procès en appel des leaders du "Hirak", mouvement de protestation sociale ayant agité la région marocaine du Rif en 2016-2017, touche à sa fin à Casablanca, avec d'ultimes plaidoiries de la défense prévues mardi.

Depuis janvier, 38 des 42 accusés jugés en appel, dont Nasser Zefzafi, une des figures du mouvement, boycottent le procès ouvert en novembre 2018. Tous sont détenus à la prison de Casablanca.

Leurs avocats ont décidé de ne pas plaider pour protester contre "l'absence des conditions d'un procès équitable".

Les prévenus avaient été arrêtés dans la province d'Al-Hoceïma (nord) en 2017 pour avoir participé au mouvement social déclenché par la mort tragique d'un poissonnier écrasé dans une benne à ordures en octobre 2016 alors qu'il s'opposait à la saisie de sa marchandise.

Seuls quatre accusés qui comparaissent en état de liberté participent au procès en appel, comme le journaliste Hamid El Mahdaoui qui avait été condamné à trois ans ferme pour "non dénonciation d'une tentative de nuire à la sécurité intérieure de l'Etat".

Deux des avocats de Hamid El Mahdaoui plaident mardi en fin d'après-midi avant la délibération et le verdict.

Tous les quatre "ont nié les charges pesant sur eux", a indiqué à l'AFP l'avocat Mohamed Messaoudi, un des avocats de la défense. L'accusation a requis un alourdissement des peines prononcées en première instance qui ne correspondaient pas au maximum prévu par le code pénal.

Ceux qui boycottent les audiences réclament un procès "équitable et impartial" et "l'annulation des procès-verbaux dressés par la police judiciaire" après leur arrestation.

Des associations de défense des droits humains ont par le passé dénoncé des aveux extorqués par la violence pendant les gardes à vue, ce que les autorités ont toujours démenti.

Un total de 53 prévenus avaient été condamnés en juin dernier, avec des peines dont la sévérité avait suscité des flots de réactions indignées sur les réseaux sociaux. Onze d'entre eux avaient été en août graciés par le roi Mohammed VI.

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Un forum de l'OMS au Cap Vert pour augmenter la couverture maladie en Afrique

La directric de l’OMS pour la région Afrique, Matshidiso Moeti à Monrovia, le 22 avril 2015.

Le 2ème Forum de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) consacré à l'Afrique s'est ouvert mardi à Praia, au Cap Vert, avec l'objectif d'étendre la couverture maladie dans une région qui compte pour la moitié des 5 millions d'enfants mourant annuellement avant l'âge de 5 ans.

Ce Forum, le 2e après celui de Kigali en juin 2017, rassemble jusqu'à jeudi plus de 750 ministres, experts et représentants de la société civile venus de 47 pays d'Afrique subsaharienne, a constaté une journaliste de l'AFP.

"L'OMS est déterminée à soutenir la réalisation de la CSU (Couverture santé universelle) et à bâtir des des systèmes de santé plus forts, plus réactifs", a déclaré à l'ouverture Matshidiso Moeti,directrice régionale pour l'Afrique de l'OMS.

La couverture maladie, qui permet à l'ensemble de la population de bénéficier de soins, indépendamment de sa situation financière, est faible ou inexistante dans la majeure partie de l'Afrique subsaharienne selon des experts, en l'absence de statistiques officielles.

Au début des années 2000, les Etats de la région s'étaient engagés à consacrer au moins 15 % de leur budget aux dépenses de santé, mais très peu ont atteint cet objectif.

Malgré les progrès accomplis dans le fonctionnement des systèmes de santé, "il reste beaucoup à faire", a reconnu Mme Moeti.

Quelque "50% des cinq millions d'enfants qui meurent chaque année avant d'atteindre l'âge de 5 ans viennent d'Afrique subsaharienne, et sur 5 personnes vivant avec le VIH-sida dans la région, 2 n'ont toujours pas accès à un traitement rétroviral", a indiqué la responsable de l'OMS.

"Malgré les avancées à l'échelle mondiale, des millions de personnes sont encore menacées par les conflits, la pauvreté, les inégalités sociales, les catastrophes naturelles", a déclaré pour sa part le président cap-verdien, Jorge Fonseca.

Les participants pourront néanmoins s'inspirer des exemples de quelques pays africains.

Au Cap-Vert, 40% de la population est couverte par une sécurité sociale protégeant ses sociétaires contre la maladie et le chômage.

Egalement considéré comme un bon élève, le Rwanda permet à ses 13 millions d'habitants de souscrire à une mutuelle de la santé pour moins de trois dollars par an, dont la moitié à la charge du gouvernement.

L'Afrique du Sud a dévoilé en juin 2018 un projet d'assurance médicale financé par des cotisations patronales et salariales qui devrait être opérationnel en 2026.

En Côte d'Ivoire, la couverture maladie universelle, promise depuis 2015, doit entrer en vigueur dans les prochains mois, selon les autorités.

Les Kényans dotés d'une assurance maladie sont estimés à 20% de la population, selon un rapport de la Banque mondiale de 2014. Le gouvernement a lancé en décembre un programme pour couvrir tout le pays à partir de 2022.

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