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Le cyclisme africain pousse lentement mais sûrement

Départ du Tour du Faso 2016, Ouagadougou, le 28 octobre 2016 (VOA/Sylvain Zingué)

De plus en plus nombreux dans les courses internationales, les cyclistes africains progressent, même si leur percée se fait de façon inégale, avec une Afrique de l'est qui s'affirme tandis que la partie ouest reste en queue du peloton.

Depuis le 15 janvier, "La Tropicale", la plus grande course cycliste d'Afrique, sillonne le Gabon. Aux côtés des équipes professionnelles essentiellement européennes, rivalisent neuf sélections nationales africaines.

"On nous envoie ici pour gagner", lance, le regard déterminé, le Rwandais Didier Muyaneza.

Et de fait, les cyclistes africains s'améliorent d'année en année, selon plusieurs connaisseurs du milieu cycliste. Sur le continent, le cyclisme "est sur la bonne voie", juge ainsi l'ancien champion français Bernard Hinault, cinq fois vainqueur du Tour de France et parrain de la course gabonaise.

"Quand je suis arrivé (sur la course gabonaise) il y a 12 ans, je ne pouvais pas dire que ces coureurs allaient être dans le Tour de France. Et 12 ans après, ils sont là", s'exclame-t-il.

"Ils progressent d'année en année. Ils sont beaucoup plus équipés en matériel et ils n'ont pas peur de se lancer dans le boulot", renchérit le Français Adrien Petit de Direct Energie, vainqueur de La Tropicale en 2016 et de retour au Gabon pour l'édition 2018.

Les Sud-Africains ou encore les Marocains étaient déjà connus depuis longtemps pour leurs bonnes performances. Mais le Rwanda, l'Erythrée, l'Ethiopie et le Kenya sont quatre nations "impressionnantes" qui montent depuis trois ou quatre ans, commente le Français Adrien Petit. "Je serais curieux de les voir plus régulièrement en Europe".

Car les résultats sont là. En 2015, l'Erythréen Daniel Teklehaimanot est devenu le premier cycliste noir Africain à porter le maillot à pois sur le Tour de France. En juin 2017, le Rwandais Joseph Areruya, a remporté une étape du Dauphiné, la course des Alpes.

Le manager rwandais Félix Sempoma respire l'assurance. "Je peux dire que, pour le moment, on est au même niveau que les équipes européennes", confie-t-il au sortir de la deuxième étape Ndendé-Fougamou, 173km.

Son secret? L'entraînement, estime le manager. "On fait une course chaque mois pour la préparation des grands tours", explique le manager qui reconnaît que l'équipement s'est aussi considérablement amélioré ces dernières années.

L'histoire du cyclisme rwandais ressemblerait presque à un conte de fées. En 2007, l'Américain Jonathan Boyer a été recruter "au bord de la route des jeunes coureurs", se souvient son ancien coéquipier Bernard Hinault.

Le pays dont l'histoire restera à jamais marquée par le génocide de 1994, a investi dans le cyclisme pour promouvoir l'unité nationale et donner une image différente du pays. Il possède désormais un centre de formation qui a fait ses preuves et les cyclistes sont devenus aussi respectés que des stars du football.

- disparités entre Est et Ouest -

Mais face à une Afrique de l'Est qui "monte", l'Afrique de l'Ouest stagne, analysent les commentateurs.

Le Burkina Faso, qui a connu quelques champions aux début des années 2000, se plaint du manque de moyens alloués au cyclisme de compétition dans le pays de l'historique "Tour du Faso".

"On n'a pas eu assez de préparation et nos vélos ne sont pas comparables à ceux qui concourent pour les premières places", estime Abdoul Aziz Nikiema, capitaine de l'équipe et militaire de métier.

Sur La Tropicale, qui rassemble amateurs de sélections nationales et professionnels intégrés dans des équipes pros souvent mieux financées, Côte d'Ivoire, Cameroun, Gabon se classent parmi les derniers .

- de fortes marges de progression -

Contrairement à l'Europe, l'Afrique sub-saharienne n'a qu'une équipe professionnelle, "Dimension Data", en Afrique du Sud. Seuls Africains en équipe pro cette année sur la course du Gabon: deux Kenyans et un Erythréen, qui courent avec le club allemand "Bike Aid".

Restent donc de fortes marges de progression dans le cyclisme africain. "Il faut travailler, il faut mettre des infrastructures au niveau des fédérations et puis ne pas avoir peur d'organiser un maximum de courses pour pouvoir recruter les meilleurs", analyse Bernard Hinault.

Aujourd'hui, il n'existe aucun World Tour ou course de première catégorie sur le continent. Mais, malgré les obstacles, le cyclisme international regarde vers les coureurs d'Afrique de l'Est qui ont créé une "saine émulation" sur tout le continent, estime Bernard Hinault.

"Un jour, nous serons les meilleurs du monde", lance dans un sourire Joseph Areruya. En attendant ce jour, le coureur rwandais s'est imposé jeudi, dans la 4e étape, la plus longue de l'épreuve avec 182 km.


Avec AFP

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L'ONU critique l'IAAF à propos du taux de testostérone des athlètes

Caster Semenya après avoir décroché la médaille d’or à la finale du 800 m féminin des Jeux du Commonwealth sur la Gold Coast, 13 avril 2018.

Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU a critiqué le nouveau règlement de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) visant à réguler le taux de testostérone des athlètes féminines et a apporté un soutien unanime à la championne sud-africaine Caster Semenya.

Dans une rare intrusion dans le monde du sport, l'organe de l'ONU a affirmé que le règlement de l'IAAF "pourrait ne pas être compatible avec les normes et règles internationales relatives aux droits de l'Homme".

Une résolution présentée par l'Afrique du Sud demande aux Etats à "veiller à ce que les associations et instances sportives (...) s'abstiennent d'élaborer et d'adopter des politiques et des pratiques qui forcent, contraignent ou obligent par d'autres moyens de pression les athlètes des catégories féminines à subir des traitements médicaux inutiles, humiliants et préjudiciables pour participer aux épreuves féminines des compétitions sportives".

Le texte a été adopté jeudi soir par consensus par les 47 membres du Conseil, qui n'a toutefois aucun pouvoir de contrainte.

La Fédération internationale d'athlétisme impose aux femmes "hyperandrogènes" ou à celles avec des "différences de développement sexuel" (DSD) de faire baisser, avec des médicaments, leur taux de testostérone pour participer aux épreuves internationales du 400 m au mile (1609 m).

La Fédération argumente que si des athlètes ont des niveaux de testostérone masculins, il est nécessaire de "préserver l'équité de la compétition féminine" et donc de demander à ces athlètes de "réduire leur taux de testostérone avant une compétition internationale".

Triple championne du monde (2009, 2011, 2017) et double championne olympique du 800 m (2012, 2016), Caster Semenya assure être "incontestablement une femme" et a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne pour faire annuler le règlement de l'IAAF.

Le TAS, juridiction suprême en matière sportive, doit rendre sa décision à la fin avril.

Le Conseil a également appelé la Haut-Commissaire aux droits de l'Homme, Michelle Bachelet, à "établir un rapport sur la convergence de la discrimination raciale et de la discrimination fondée sur le genre dans le sport".

L'ambassadrice d'Afrique du Sud à l'ONU à Genève, Nozipho Joyce Mxakato-Diseko, a déclaré vendredi à l'AFP que l'initiative de l'IAAF équivalait à faire une discrimination sur le genre et sur "des bases raciales".

Pour certains experts scientifiques, priver Caster Semenya de compétition à cause de son taux élevé de testostérone reviendrait à exclure des basketteurs parce qu'ils sont trop grands.

Qualifs Euro-2020: l'Italie veut renaître, l'Espagne se requinquer

La Ligue A du Championnat d'Italie

L'Italie, absente du dernier Mondial, et l'Espagne, décevante depuis deux grandes compétitions internationales, lancent samedi leurs éliminatoires de l'Euro-2020 avec l'envie de retrouver confiance.

La claque de la non-qualification pour la Coupe du monde en Russie est-elle digérée ? Roberto Mancini et sa Nazionale veulent le prouver sur le terrain, à Udine contre la Finlande.

Ce sera sans Mario Balotelli, qui "n'a pas encore atteint sa forme optimale" malgré ses bons débuts à Marseille selon son sélectionneur. Le technicien a préféré appeler le vétéran Fabio Quagliarella, 36 ans et 21 buts en Serie A au compteur cette saison sous le maillot de la Sampdoria de Gênes.

Pour l'Espagne, véritable machine à éliminatoires depuis plus d'une décennie, l'accueil de la Norvège à Valence doit être l'occasion de laisser loin derrière elle le catastrophique Mondial. Éviction du sélectionneur Julen Lopetegui, à quelques jours du premier match de la Roja, élimination en 8e de finale par la Russie, deux ans après une élimination au même stade à l’Euro : lourd à digérer.

C'est aussi l'heure de retrouver en Espagne le prometteur milieu de terrain du Real Madrid Martin Odegaard, annoncé comme futur crack à son arrivée en 2015 à 17 ans. Décevant, il a depuis été prêté à des clubs néerlandais.

Le sélectionneur Luis Enrique a rebattu les cartes en convoquant plusieurs novices, et en rappelant certains anciens comme le Parisien Juan Bernat. "Ce n'est pas une révolution, c'est une évolution", a-t-il prévenu.

Enfin, la Suisse fera elle aussi ses débuts dans ces éliminatoires, en Géorgie. Les Helvètes, qui ont créé la surprise en Ligue des nations à l'automne en se qualifiant pour le "Final Four" aux dépens des Belges, sont attendus.

Programme des matches de samedi (heures GMT) :

Groupe D

(14h00, à Tbilissi) Géorgie - Suisse

(17h00, à Gibraltar) Gibraltar - Irlande

Groupe F

(17h00, à Solna) Suède - Roumanie

(à Ta' Qali) Malte - Îles Féroé

(19h45, à Valence) Espagne - Norvège

Groupe J

(19h45, à Vaduz) Liechtenstein - Grèce

(à Udine) Italie - Finlande

(à Sarajevo) Bosnie-Herzégovine - Arménie

NBA: Golden State reste sous la menace de Denver

DeMarcus Cousins, à gauche, alors avec Sacramento, contre Enes Kanter d'Oklahoma City Thunder, Sacramento, Californie, le 15 janvier 2017.

Golden State a corrigé Indiana 112 à 89, mais le double champion NBA en titre et leader de la conférence Ouest reste sous le menace de Denver qui s'est imposé à Washington 113 à 108, jeudi.

A quatre semaines du début des play-offs, Golden State et Denver sont toujours dos à dos pour le statut de meilleure équipe de l'Ouest.

Cette première place est cruciale, puisqu'elle garantit à son titulaire de commencer chaque série des play-offs par deux matches à domicile et de disputer, si besoin, le match N.7 décisif devant son public.

Avec encore onze matches de saison régulière à disputer, Golden State (49 v-22 d) ne dispose que d'une demi-victoire d'avance sur Denver (48 v-22 d) qui a encore douze rencontres à son calendrier.

Les Warriors n'ont pas tremblé face à Indiana, mais ils ont attendu la 3e période pour assurer leur victoire.

Stephen Curry n'a marqué "que" 15 points, dont 12 dans la 3e période.

C'est DeMarcus Cousins qui a fini meilleur marqueur des Warriors avec ses 19 points, agrémentés de onze rebonds.

- Durant endeuillé -

Kevin Durant a inscrit de son côté 15 points (6 sur 9 au tir) dans un contexte difficile alors que l'un de ses meilleurs amis était décédé dans la matinée à Atlanta d'une blessure par balles.

La rencontre marquait le retour de l'Australien Andrew Bogut sous le maillot de Golden State, après des passages par Dallas, les Lakers et Cleveland, et un retour dans le Championnat d'Australie.

Le pivot, sacré champion NBA en 2015, a marqué quatre points et capté sept rebonds en neuf minutes.

Les Pacers restent 4e de la conférence Est et n'ont plus besoin que d'une victoire pour officialiser leur qualification pour les play-offs (44 v-29 d).

Denver a enchaîné une cinquième victoire de suite à Washington et ne s'est pas relâché, trois jours après avoir composté son billet pour les play-offs en battant Boston.

Nikola Jokic a marqué 15 points et un total de huit joueurs des Nuggets a dépassé le seuil des dix points.

"Je redoutais que l'équipe ait la gueule de bois après sa qualification, mais elle est allée chercher cette victoire, même si tout n'a pas été très beau", a souligné l'entraîneur de Denver, Michael Malone.

- Batum sur le banc -

A l'Ouest toujours, pas moins de quatre équipes affichent le même bilan, après la surprenant défaite d'Utah à Atlanta (117-114).

Ce revers, dont l'artisan a été le "rookie" des Hawks Trae Young (23 pts), pourrait coûter cher au Jazz.

La franchise de Salt Lake City qui avait remporté ses cinq précédents matches, est à la lutte pour la 5e place avec Oklahoma City, San Antonio et les Clippers qui ont le même bilan de 42 victoires et 30 défaites.

Le grand perdant de cette course dans la course aux play-offs finira 8e et pourrait affronter au 1er tour l'ogre Golden State.

"C'est une défaite particulièrement difficile à digérer", a regretté Donovan Mitchell (34 pts).

A l'Est, Charlotte a préservé ses chances de participer aux play-offs avec une victoire 113 à 106 face à Minnesota.

L'ailier français des Hornets Nicolas Batum a perdu sa place dans le cinq majeur, mais cette décision n'est pas définitive, a assuré son entraîneur.

"On essaie de gagner des matches. Ce n'est pas un aveu d'échec, on joue pour gagner chacun de nos matches et je voulais essayer une autre configuration pour ce match", a déclaré James Borrego.

Charlotte est 10e de la conférence Est (32 v-39 d), à trois victoires de la 8e place, la dernière qualificative pour les play-offs.

- Résultats du Championnat nord-américain de basket-ball (NBA) après les matches de jeudi:

Golden State - Indiana 112 - 89

Atlanta - Utah 117 - 114

Charlotte - Minnesota 113 - 106

Washington - Denver 108 - 113

Phoenix - Detroit 98 - 118

Sacramento - Dallas 116 - 100

Avec AFP

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