Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Guinée

Verdict le 4 février pour les assassins présumés de la directrice du Trésor

Des policiers à Conakry, en Guinée, le 22 mars 2018. (VOA/Zakaria Camara)

Un tribunal de Conakry a mis en délibéré au 4 février le verdict du procès des assassins présumés de la directrice du Trésor public de Guinée, Aïssatou Boiro, tuée en 2012.

Le président du tribunal, Ibrahima Kalil Diakité, a fait cette annonce après avoir écouté les suites des plaidoiries de la défense suivies des répliques des parties civiles et donné une dernière fois la parole aux accusés.

Aucun membre de la famille de la victime n'assistait aux ultimes audiences, lundi et mardi. Ils ne souhaitaient "pas entendre les plaidoiries de la défense" tentant de démontrer l'innocence des prévenus, a justifié l'un d'entre eux.

Aïssatou Boiro a été tuée le 9 novembre 2012 dans son véhicule, dans un quartier résidentiel de Conakry par des inconnus - dont l'un portait l'uniforme de l'armée.

Saluée pour sa probité et son courage, elle avait été à l'origine du démantèlement d'un réseau ayant tenté en mai 2012 de détourner plus d'1,5 million d'euros de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), impliquant plusieurs cadres de la banque, du Trésor et du ministère des Finances.

Le procureur a requis le 31 décembre des peines allant de dix ans de prison à la perpétuité contre deux des accusés.

L'un d'entre eux, Mohamed Sankon, désigné par le parquet comme l'assassin, est apparu mardi très détendu lorsque le juge lui a demandé ce qu'il avait à dire pour sa défense.

"Pour dire vrai, je m'en remets à votre sagesse et je compte sur vous", a répondu le prévenu avec un léger sourire.

Un des avocats de la défense a appelé le président du tribunal à "rentrer dans l'Histoire en libérant ces accusés qui n'ont rien fait, ils l'ont prouvé tout au long de ce procès", selon lui.

Le procès s'est ouvert il y a plus d'un an, mais a été suspendu à plusieurs reprises avant de véritablement débuter en novembre dernier.

Toutes les actualités

28 personnes ont été blessées jeudi à N'Zérékoré

28 personnes ont été blessées jeudi à N'Zérékoré
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:46 0:00

Le débat s’intensifie entre partisans et opposants à une nouvelle constitution

Le débat s’intensifie entre partisans et opposants à une nouvelle constitution
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:15 0:00

Le gouvernement guinéen favorable à une nouvelle Constitution

Le gouvernement guinéen favorable à une nouvelle Constitution
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:58 0:00

Le gouvernement guinéen favorable à une nouvelle Constitution

Alpha Condé lors d'une réunion à Bruxelles, le 7 octobre 2017

L'ensemble des membres du gouvernement guinéen est favorable à l'élaboration d'une nouvelle Constitution, a déclaré mercredi le Premier ministre, Kassory Fofana, au moment où un débat sur l'opportunité d'une nouvelle loi fondamentale agite le pays.

Ancien opposant historique et premier président démocratiquement élu de ce pays d'Afrique de l'Ouest, Alpha Condé, dont le deuxième mandat s'achève en 2020, a souvent contesté la pertinence de la limitation du nombre de mandats sur le continent. En Guinée, ils sont au nombre de deux au maximum.

"En tant que citoyen, j'ai posé la question au gouvernement, en invitant chaque ministre à se prononcer sur le principe d'une nouvelle Constitution. La réponse était unanime. C'est oui, il nous faut une nouvelle Constitution", a déclaré mercredi M. Fofana lors d'une conférence de presse marquant le premier anniversaire de sa nomination. "Donc en tant que citoyen, je dis oui à une nouvelle Constitution, et en tant que gouvernant, je dis oui", a-t-il conclu.

M. Condé, 81 ans, n'a jusqu'à présent pas officiellement annoncé de révision de la Constitution afin de pouvoir se représenter en 2020, mais plusieurs de ses déclarations récentes ont été interprétées en ce sens. Le 18 mai, la direction de son parti lui a demandé "avant la fin de son second mandat, de doter le pays d'une loi fondamentale votée par référendum par le peuple souverain".

Une révision de la loi fondamentale est en revanche combattue par le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), créé en avril par les principaux partis d'opposition, des associations de la société civile et des syndicats pour s'opposer à un troisième mandat.

"Nous avons une Constitution qui consacre une douzaine d'institutions républicaines dont le fonctionnement est d'un coût très lourd", a déclaré le chef du gouvernement, sans citer l'hypothèse d'une levée de l'interdiction d'exercer plus de deux mandats présidentiels.

M. Fofana a aussi dit avoir "pris acte" de la démission récente, "pour des raisons personnelles", de son ministre de la Justice, Cheick Sako.

Dans une lettre au chef de l'Etat, M. Sako expliquait n'avoir "pas été associé à la rédaction de la nouvelle Constitution en (sa) qualité de garde des sceaux". "Compte tenu de ma position personnelle contre toute modification ou changement de la Constitution en vigueur, vous comprendrez que je ne puisse plus continuer à exercer la fonction de ministre de la Justice", ajoutait-il.

Avec AFP

Les guinéens réagissent à la démission du ministre de la Justice

Les guinéens réagissent à la démission du ministre de la Justice
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:40 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG