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Trump ne se rendra pas sur la zone démilitarisée entre les deux Corées


Donald Trump à la Maison Blanche le 16 octobre 2017.

Le président des Etats-Unis Donald Trump ne ne rendra pas sur la zone démilitarisée (DMZ) séparant les deux Corées à l'occasion de sa première tournée en Asie qui débute vendredi et le mènera dans cinq pays, a annoncé mardi la Maison Blanche.

La visite de M. Trump à Séoul les 7 et 8 novembre intervient au moment où la communauté internationale s'inquiète de la poursuite des programmes balistique et nucléaire nord-coréens et de l'escalade verbale entre le locataire de la Maison Blanche et le leader nord-coréen Kim Jong-Un.

"Le président ne visitera pas la DMZ, il n'y a pas assez de temps", a indiqué mardi un responsable de l'administration américaine, soulignant qu'il se rendrait en revanche dans le camp militaire Humphreys, situé à environ 90 kilomètres au sud de Séoul.

"Aucun président (américain) ne s'est rendu à Camp Humphreys et nous pensions que cela était plus cohérent en termes de message", a-t-il ajouté, insistant sur l'importance de cette base qui illustre l'étroite coopération entre les troupes américaines et sud-coréennes et le partage des efforts militaires et financiers sur la péninsule.

Une visite de la DMZ - "l'un des endroits les plus effrayants au monde" selon les termes de Bill Clinton - est toujours interprétée comme un message fort de la part d'un président américain, un symbole de la solidité des liens entre Washington et Séoul face aux menaces de Pyongyang.

Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, la DMZ est probablement la frontière la plus militarisée au monde. Située à quelques dizaines de kilomètres au nord de Séoul, cette bande de terre de 4 km de large et de 248 km de long est parsemée de barrières électrifiées, de champs de mines et de murs antichars.

Soulignant qu'une "minorité" de présidents s'était rendu sur place depuis la fin de la guerre de Corée, le responsable américain, qui s'exprimait son couvert d'anonymat, a par ailleurs insisté sur le fait que le secrétaire américain à la Défense James Mattis était sur place la semaine dernière et que le vice-président Mike Pence s'y était rendu en avril.

"Honnêtement, c'est devenu un peu un cliché", a ajouté ce responsable.

Au cours des trois dernières décennies, une brève halte dans ce lieu chargé en symboles est pourtant devenue presque incontournable pour les présidents américains.

Depuis la visite de Ronald Reagan sur place en 1983, seul George H.W. Bush n'a pas effectué ce déplacement qui donne toujours lieu à des images fortes.

Avec AFP

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