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USA : Arrêté pour avoir provoqué une crise d'épilepsie avec un tweet


Justin Berry, à droite, suit un témoignage du journaliste de New York Times Kurt Eichenwald devant la commission parlementaire de l'énergie et du commerce concernant l'exploitation sexuelle des enfants sur Internet à Washington, 4 avril 2006.

Les autorités américaines ont interpellé un homme soupçonné d'avoir provoqué la crise d'épilepsie d'un journaliste en lui envoyant un message sur Twitter avec une lumière stroboscopique pour le punir de ses critiques visant Donald Trump.

Le 15 décembre, le journaliste de Newsweek Kurt Eichenwald était à son domicile de Dallas (sud) lorsqu'il a ouvert un message reçu sur son compte Twitter par un internaute s'identifiant sous le pseudonyme "@jew_goldstein".

Pour le conseil de Kurt Eichenwald, Steven Liberman, cité par le New York Times, ce serait la première fois qu'un message sur un réseau social est conçu pour causer un dommage physique au destinataire et pas seulement psychologique.

"Tu mérites une crise pour tes messages", disait l'internaute, sur fond de lumière stroboscopique. Cette lumière est connue pour déclencher des crises chez certains épiléptiques et c'est précisément la réaction qu'elle a provoqué sur Kurt Eichenwald.

Selon son avocat, cité par le New York Times, les suites de la crise ont handicapé le journaliste durant plusieurs jours, notamment pour parler ou se servir de sa main gauche.

Selon l'enquête, l'agresseur faisait référence aux critiques formulés par Kurt Eichenwald contre Donald Trump, ont indiqué des médias américains.

Le ministère de la Justice a indiqué vendredi avoir interpellé un suspect, John Rivello, dont l'ordinateur a mis en évidence des messages faisant référence à ce tweet ainsi que des recherches sur l'épilepsie.

Kurt Eichenwald avait, à plusieurs reprises, évoqué publiquement sa condition d'épileptique.

Le suspect doit être présenté à un juge en vue de son inculpation pour cyber-harcèlement avec l'intention de tuer ou de porter une atteinte physique, un chef d'accusation qui peut lui valoir jusqu'à dix ans de prison.

Depuis son compte Twitter, qui compte plus de 318.000 abonnés, le journaliste a remercié vendredi les autorités et indiqué que plus de 40 personnes lui avaient envoyé des messages avec une lumière stroboscopique depuis l'incident.

Avec AFP

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