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La faible croissance de l’économie américaine inquiète les analystes

Une femme passe devant un écran montrant des indices de marché à Tokyo, 22 août 2013.

L'économie américaine a montré de nouveaux signes de faiblesse avec une croissance décevante au deuxième trimestre, qui a pâti de l'effondrement des dépenses d'investissement malgré une consommation des ménages dynamique.

Entre mai et juin, le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis a crû de 1,2% en rythme annualisé et en données corrigées des variations saisonnières, selon les données publiées vendredi par le département du Commerce.

Cette performance poussive, très inférieure à la croissance moyenne enregistrée entre 2012 et 2015 (2,2%), a surpris les analystes qui se montraient bien plus optimistes et attendaient une hausse de 2,6%.

Elle intervient également en plein débat sur la santé de l'économie américaine entre le candidat républicain à l'élection présidentielle de novembre Donald Trump et son adversaire démocrate Hillary Clinton.

Point noir supplémentaire, le ministère a également révisé à la baisse ses chiffres au premier trimestre, à 0,8% contre 1,1% initialement annoncé, brossant le tableau d'une économie américaine tournant au ralenti.

Au deuxième trimestre, la première économie mondiale a pourtant pu compter sur son moteur traditionnel, la consommation des ménages, qui a connu une forte poussée (+4,2%) et une nette accélération par rapport aux +1,6% du premier trimestre.

Les Américains se sont notamment rués sur les biens de consommation dont les achats ont flambé de 6,8%, soit la plus forte hausse enregistrée depuis près de six ans. Et leur appétit pour les services a encore grossi par rapport au trimestre précédent (+3,0%).

Autre bonne nouvelle, le commerce extérieur, qui pesait ces derniers mois sur la croissance américaine en raison du renchérissement du dollar, a par ailleurs apporté une contribution positive au deuxième trimestre

Les exportations ont rebondi (+1,4% contre -0,7% au premier trimestre) tandis que les importations ont continué de se replier (-0,4%), indique le ministère.

Ces bons chiffres à l'international semblent montrer que l'incertitude créée par le vote britannique du 23 juin en faveur d'une sortie de l'Union européenne n'a pas encore gagné les côtes américaines.

Mercredi, la banque centrale américaine (Fed) s'était déjà montrée rassurante sur l'impact du Brexit en assurant que les risques économiques pesant à court terme sur les Etats-Unis avaient "diminué".

Investissement en berne

Mais ce dynamisme a toutefois été en partie contrarié par l'effondrement des dépenses d'investissement privé qui ont connu leur plus forte chute depuis sept ans (-9,7%).

Dans le détail, l'investissement des entreprises a continué de fléchir (-2,2%) pour le troisième trimestre consécutif tandis que celui des particuliers dans l'immobilier a fondu de 6,1%, après avoir bondi de 7,8% au cours des trois premiers mois de l'année.

L'Etat et les collectivités ont également contribué à freiner la croissance américaine, en réduisant leurs dépenses de 0,9% par rapport au premier trimestre, un recul sans précédent depuis deux ans.

Cette nouvelle contre-performance a donné du grain à moudre aux experts les plus pessimistes qui croient au scénario d'une contraction de l'activité américaine.

"Nous continuons à penser qu'une récession américaine va commencer à la fin 2016 et les chiffres du PIB d'aujourd'hui confortent nos attentes", a commenté ainsi Jason Schenker, de Prestige Economics.

Cette croissance poussive complique en tout cas l'équation pour la Fed. La Banque centrale avait brossé mercredi un tableau plutôt optimiste de l'économie américaine, augurant d'un possible relèvement des taux d'ici à la fin de l'année, mais elle va sans doute devoir réajuster ses calculs.

Après avoir augmenté ses taux en décembre dernier pour la première fois en près de dix ans, la Fed a, depuis, différé la normalisation de sa politique monétaire faute d'avoir obtenu les certitudes suffisantes sur la solidité de l'économie américaine.

Avec AFP

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Le loup n'est plus une espèce protégée aux Etats-Unis

Des loups gris hurlent dans une zone d'exposition du Centre international du loup à Ely, dans le Minnesota, en février 2008. (Photo AP / John Flesher)

L'administration de Donald Trump a confirmé jeudi que les loups ne seraient dorénavant plus une espèce protégée aux Etats-Unis. Elle révoque ainsi une classification en place depuis 1978 après leur quasi-extinction, et ouvrant la voie à ce qu'ils soient davantage chassés.

L'annonce intervient quelques jours avant l'élection présidentielle du 3 novembre, alors que de nombreux élus républicains du Midwest, terre électorale cruciale, réclamaient le retrait du loup de la liste protégée.

"Après plus de 45 ans sous un statut d'espèce protégée, le loup gris a excédé tous les objectifs de préservation en vue de son rétablissement", a déclaré le secrétaire à l'Intérieur David Bernhardt (les premières protections ont commencé en 1974).

La population de loups (Canis lupus) aux Etats-Unis (hors Alaska et Hawaï) est remontée à 6.000, selon le département de l'Intérieur, contre moins de 1.000 en 1967.

Le loup s'est redéveloppé dans la région des Rocheuses et a commencé à revenir dans l'Ouest. Sous la présidence de Barack Obama, il avait déjà perdu son statut protégé dans l'Idaho et le Montana.

Il reviendra désormais aux Etats de décider comment gérer les populations de loups, en autorisant ou non la chasse et les pièges. La mesure était réclamée par des éleveurs. Seul le "loup mexicain", présent dans le Sud-Ouest, restera protégé au niveau fédéral.

La communauté scientifique et un grand nombre d'élus, de citoyens et de militants s'opposaient à la révocation, car le loup n'a pas encore regagné tout son habitat historique.

L'ONG Earthjustice a promis de contester la décision en justice, accusant l'agence fédérale chargée de la protection des animaux de ne pas avoir suivi les procédures scientifiques normales.

"Choquée et attristée" par la décision de l'US Fish and Wildlife Service, Jane Goodall, célèbre avocate des animaux et spécialiste des primates, a expliqué que les loups ne pourraient plus étendre leurs territoires en raison de la chasse et des pièges.

"Les loups ont la même conscience, les mêmes émotions et la même intelligence que les chiens, voire plus", a dit Jane Goodall dans une vidéo. "Comment réagiriez-vous si votre chien était abattu pour que quelqu'un accroche sa tête sur un mur?"

Treize espèces ont perdu leur statut protégé depuis 2017 sous l'administration Trump. La liste inclut une chauve-souris, un gecko ou encore un campagnol.

Le célèbre rapace "bald eagle" (pygargue à tête blanche), animal symbole des Etats-Unis, a été retiré de la liste protégée en 2007.

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