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Barack Obama replonge en campagne pour "Hillary"

Hillary Clinton et Barack Obama, Charlotte, Caroline du Nord, le 5 juillet 2016. (REUTERS/Brian Snyder)

Visiblement ravi de retrouver une ambiance de campagne électorale, Barack Obama s'est jeté mardi dans la bataille en cours pour lui succéder à la Maison Blanche, louant les atouts d'Hillary Clinton, qui vient de voir son horizon judiciaire s'éclaircir.

"Je suis prêt à transmettre le relais (...) Je suis ici aujourd'hui car je crois en Hillary Clinton", a lancé le président américain à Charlotte (Caroline du Nord) lors de son premier meeting commun cette année avec son ancienne rivale lors des primaires démocrates de 2008.

Quelques heures plus tôt, le FBI avait recommandé de ne pas poursuivre l'ancienne secrétaire d'Etat dans l'affaire de l'utilisation de serveurs et d'une messagerie privés lorsqu'elle était à la tête de la diplomatie américaine.

Si l'annonce de la police fédérale américaine est une excellente nouvelle sur le front judiciaire pour la candidate (la ministre de la Justice a assuré qu'elle se rangerait derrière les recommandations du FBI et des procureurs), l'affaire des emails n'a cependant pas fini d'empoisonner sa campagne.

Les termes choisis par le patron du FBI James Comey pour qualifier l'attitude de l'ancienne Première dame, accusée d'avoir fait preuve d'une "négligence extrême", offrent de précieux arguments à ses opposants républicains qui dénoncent sans relâche son manque de rectitude.

"Toute personne sensée occuper la fonction de Mme Clinton (...) aurait dû savoir" qu'un serveur non protégé ne pouvait accueillir des informations classées secret défense, a pris soin de souligner M. Comey.

Difficulté supplémentaire, le chef du FBI a appuyé là où cela fait mal pour celle qui espère devenir la première femme élue à la Maison Blanche: le sentiment de défiance qu'elle inspire.

Le dernier sondage NBC News/Wall Street Journal donne même un large avantage (41% contre 25%) à son rival Donald Trump dans les domaines de l'honnêteté et de la fiabilité.

Ce dernier a dédié de longs pans d'un discours à Raleigh, également en Caroline du Nord, à dénoncer un système "corrompu, truqué et honteux", profitant aussi de l'occasion pour critiquer l'intervention "carnavalesque" de Barack Obama aux côtés d'Hillary Clinton quelques heures plus tôt.

"Nous savons désormais qu'elle a menti au pays en disant ne pas avoir envoyé d'informations classées secret défense sur son serveur", a insisté M. Trump. "Hillary Clinton a mis le peuple américain en danger."

- 'Hillary ! Hillary !' -

Après avoir rejoint la Caroline du Nord ensemble à bord d'Air Force One - une décision qui a suscité une avalanche de critiques dans le camp républicain -, Barack Obama et Hillary Clinton s'étaient retrouvés sur scène, à Charlotte, première étape d'une série d'événements qui visent à rassembler les électeurs autour d'une candidate qui peine à enthousiasmer les foules.

"Il n'y a jamais eu un homme ou une femme qui soit aussi qualifié pour ce poste. Jamais !", a lancé M. Obama, insistant longuement sur les quatre années durant lesquelles, lors de son premier mandat, Mme Clinton a dirigé la diplomatie américaine en faisant preuve de "force" et de "leadership".

Hillary Clinton "sera une femme d'Etat qui fera notre fierté à travers le monde", a-t-il clamé, avant de scander, avec une foule enthousiaste : "Hillary ! Hillary ! Hillary !".

Manches de chemise retroussées, debout au pupitre devant la candidate assise en retrait, tout sourire, M. Obama a aussi décoché quelques piques à Trump, tout en évitant, comme toujours, de mentionner son nom.

"Tout le monde peut tweeter", a-t-il ironisé, insistant sur le défi autrement plus difficile que représente le fait de prendre des décisions au quotidien depuis le Bureau ovale.

"Si vous votez pour l'autre équipe, cela ne peut être à cause de l'économie", a-t-il poursuivi. "Même les républicains ne savent pas vraiment de quoi il parle", a-t-il ajouté.

Etre président des Etats-Unis, "ce n'est pas la télé-réalité, c'est la réalité", a-t-il encore lancé.

A trois semaines de la convention démocrate à Philadelphie, au cours de laquelle Mme Clinton sera formellement investie candidate du parti aux dépens de Bernie Sanders, l'épouse de Bill Clinton entend profiter à plein du soutien présidentiel.

En Caroline du Nord, l'un "swing States" (Etats cruciaux qui peuvent basculer autant du côté républicain que du côté démocrate), elle espère en particulier s'appuyer sur Barack Obama pour galvaniser l'électorat noir, au sein duquel ce dernier enregistre des scores inégalés.

Avec AFP

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Retour d'un émissaire américain au conseil exécutif de l'OMS

Le Dr Anthony Fauci, directeur de l'Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses, s'exprime par visioconférence lors de la 148e session du Conseil exécutif sur l'épidémie de coronavirus (COVID-19) à Genève, en Suisse, le 21 janvier 2021.

La nouvelle administration américaine a fait son grand retour jeudi à l'OMS, l'assurant de son soutien et saluant son rôle de chef de file dans la lutte contre la pandémie. Elle prend ainsi le contrepied du président sortant Donald Trump.

Moins de 24 heures après son investiture, le nouveau président américain Joe Biden a marqué d'emblée sa différence avec son prédécesseur, qui a minimisé la pandémie de Covid-19 et renié l'Organisation mondiale de la santé en la qualifiant de "marionnette" aux mains de la Chine, en faisant intervenir l'immunologue Anthony Fauci à une réunion du conseil exécutif de l'OMS.

Dans son discours, Dr Fauci, qui était déjà membre de la cellule de crise du président Trump et a été nommé conseiller par Joe Biden, a annoncé que les Etats-Unis ont "l'intention de remplir leurs obligations financières envers l'organisation".

Il a également "remercié l'Organisation mondiale de la santé pour son rôle de chef de file dans la réponse de santé publique mondiale à cette pandémie".

Et, a-t-il dit, "les Etats-Unis sont prêts à travailler en partenariat et de façon solidaire pour soutenir la réponse internationale au Covid-19, atténuer son impact dans le monde, renforcer nos institutions, faire progresser la préparation aux futures épidémies, et améliorer la santé et le bien-être de tous les peuples du monde".

Bilan symbolique, le nombre des morts du Covid-19 aux Etats-Unis a dépassé mercredi celui des soldats américains tués pendant la Seconde Guerre mondiale : la première puissance mondiale déplore désormais 405.400 décès depuis le début de la pandémie. Pays le plus endeuillé en valeur absolue, les Etats-Unis sont aussi le pays le plus touché en nombre de cas (plus de 24,4 millions).

Joe Biden a réaffirmé que la lutte contre la pandémie serait l'une de ses priorités. Parmi les premières mesures, il a ordonné le retour des Etats-Unis au sein de l'OMS.

"Hier (mercredi), le président Biden a signé des lettres rétractant l'annonce de la précédente administration de se retirer de l'organisation, et ces lettres ont été transmises au secrétaire général des Nations unies et à vous, cher ami", le patron de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus, a indiqué Dr Fauci.

"Une famille de nations"

Il a également annoncé que le président Biden doit publier une directive dans le courant de la journée, dans laquelle il fera part de l'intention des Etats-Unis de se joindre au dispositif Covax, mis en place par l'OMS pour distribuer des vaccins anti-Covid aux pays défavorisés.

"C'est un grand jour pour l'OMS et un grand jour pour la santé mondiale", lui a répondu le chef de l'OMS.

"L'OMS est une famille de nations et nous sommes tous heureux que les Etats-Unis restent dans la famille. Nous sommes une famille", a-t-il ajouté.

En juillet dernier, Washington, qui avait dénoncé la "mauvaise gestion" par l'OMS de la pandémie et sa complaisance envers la Chine, avait officiellement lancé la procédure de retrait américain de l'institution, plombant les maigres finances de l'OMS.

S'exprimant au sujet de la mission internationale d'experts de l'OMS qui se trouve actuellement en Chine pour enquêter sur les origines du nouveau coronavirus, M. Fauci a souhaité que l'enquête soit "robuste et claire".

Joe Biden signe des décrets sur le climat et l'immigration

Le président Joe Biden fait une pause alors qu'il signe ses premiers décrets dans le bureau ovale de la Maison Blanche le mercredi 20 janvier 2021, à Washington. (Photo AP / Evan Vucci)

Le nouveau président américain Joe Biden a signé une série de décrets dont un portant sur le retour des Etats-Unis dans l'accord de Paris sur le climat. Il a aussi adressé au Congrès un texte susceptible de permettre à des millions de sans-papiers d'obtenir à terme la nationalité américaine.

Accord de Paris, OMS, immigration

Dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, le tout nouveau président Joe Biden a signé une quinzaine de décrets pour faire face aux crises que traverse l'Amérique et revenir sur certaines mesures prises par son prédécesseur, en engageant notamment le retour des Etats-Unis dans l'accord de Paris sur le climat.

Au moins six des décrets signés dès le premier jour portent sur l'immigration.

Selon le quotidien The Hill, au total, le nouveau chef de l'État devrait signer 53 décrets au cours des 10 prochains jours. L'objectif, précise le journal, est de faire face aux défis sanitaires, économiques, climatiques et à celui des inégalités raciales.

Le nouveau locataire de la Maison Blanche a aussi mis un terme au retrait de Washington de l'Organisation mondiale de la santé et annulé un décret qui interdisait aux ressortissants de certains pays, en majorité musulmans, d'entrer aux Etats-Unis, et suspendu les travaux de construction d'un mur à la frontière sud avec le Mexique.

Des millions de résidents illégaux pourraient obtenir à terme la nationalité américaine.

Coronavirus

Plusieurs des autres décrets sont liés à la lutte contre le coronavirus. L'un d'eux impose le port du masque dans les bâtiments publics et pour les fonctionnaires. Un autre donnera naissance à une agence rattachée à la Maison Blanche chargée de coordonner l'action sanitaire contre la pandémie.

Joe Biden a entamé par ailleurs le processus de réintégration de l'accord de Paris sur le climat et a révoqué l'autorisation accordée au projet controversé d'oléoduc Keystone entre les Etats unis et le Canada.

Jennifer Psaki, la nouvelle porte-parole de la Maison Blanche, a par ailleurs indiqué que l'ancien président Donald Trump, qui n’a pas assisté à l'investiture de son successeur, lui a toutefois laissé une lettre que Joe Biden a qualifiée d’aimable, sans toutefois en donner les détails, soulignant que cela relevait du domaine "privé".

Pékin félicite Biden et appelle à "l'unité" avec Washington

China USLes drapeaux de la Chine et des États-Unis flottent avant l'arrivée du président chinois Xi Jinping (non illustré) à Joint Base Andrews, Maryland, à l'extérieur de Washington DC, USA, 30 mars 2016. EPA / MICHAEL REYNOLDS

La Chine a félicité jeudi Joe Biden pour son investiture à la présidence des Etats-Unis et paraphrasé son discours pour en appeler également à "l'unité" dans la relation entre les deux puissances.

"J'ai remarqué que le président Biden avait à plusieurs reprises dans son discours insisté sur le mot +unité+. Je pense que c'est exactement ce dont nous avons besoin actuellement dans la relation sino-américaine", a déclaré devant la presse la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying.

Les rapports sino-américains sont tombés au plus bas sous la présidence de Donald Trump, qui a engagé une guerre commerciale et technologique avec le géant asiatique.

Juste après l'investiture de Joe Biden mercredi à Washington, Pékin a annoncé des sanctions contre 28 anciens responsables de l'administration sortante, dont le secrétaire d'Etat Mike Pompeo, qui se verront interdits d'entrer en Chine et à Hong Kong.

Mais Pékin, qui avait traîné en novembre dernier pour reconnaître la victoire du candidat démocrate, dit vouloir tourner la page.

"Je pense que la Chine comme les Etats-Unis doivent prendre leur courage à deux mains et faire preuve de sagesse pour s'entendre mutuellement", a déclaré Mme Hua.

"C'est l'obligation de la Chine et des Etats-Unis, en tant que deux grandes nations, et c'est aussi l'espoir de la communauté internationale", a-t-elle lancé.

"Si les deux parties coopèrent, les anges bienveillants l'emporteront sur les forces du mal dans la relation Chine-USA", a espéré Mme Hua, reprenant un autre passage du discours de Joe Biden.

La porte-parole s'est félicitée du retour des Etats-Unis dans l'accord de Paris sur le climat et à l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Si la nouvelle administration américaine devrait se montrer moins provocatrice à l'égard de Pékin, elle pourrait tout autant l'affronter en matière de droits de l'Homme, notamment à Hong Kong et dans la région du Xinjiang, peuplée de musulmans ouïghours.

A ce sujet, le secrétaire d'Etat désigné par Joe Biden, Antony Blinken, a affiché mardi sa fermeté lors d'une audition au Sénat.

Il a dit partager l'accusation de "génocide" perpétré par la Chine contre les musulmans ouïghours, lancée par Mike Pompeo.

Il a également reconnu que le président républicain sortant avait "eu raison d'avoir une position plus ferme face à la Chine".

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