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L'après-Brexit va peser sur l'économie mondiale

Christine Lagarde, directrice du FMI

Le FMI a abaissé ses prévisions de croissance face à "l'incertitude exceptionnelle" créée par le vote britannique pour une sortie de l'Union européenne.

"Le résultat du vote au Royaume-Uni (...) a donné corps à un important risque de détérioration pour l'économie mondiale", écrit le Fonds monétaire international dans ses nouvelles prévisions économiques trimestrielles.

Le produit intérieur brut (PIB) mondial ne devrait plus progresser que de 3,1% en 2016 et de 3,4% en 2017, marquant un recul de 0,1 point par rapport à avril et une inquiétante stagnation par rapport à 2015.

La dégradation est pour l'heure minime mais, prévient le FMI, elle pourrait prendre une tout autre ampleur si Londres et les Etats membres de l'UE peinaient à s'entendre sur leur nouvelle relation économique et la question cruciale de l'accès au marché unique européen.

"Les négociations prolongées qui vont probablement précéder l'établissement d'une nouvelle relation entre le Royaume-Uni et l'Union européenne pourraient affecter plus que prévu la croissance mondiale", prévient le FMI.

Dans un scénario noir jugé peu probable par l'institution, la croissance mondiale ralentirait ainsi à 2,8% dès cette année et la zone euro serait la proie de "tensions généralisées" dans son secteur bancaire.

L'impact sur le Royaume-Uni, lui, ne se fera pas attendre: le FMI se montre bien moins optimiste pour la croissance britannique cette année (-0,2 point, à 1,7%) et surtout en 2017 (-0,9 point, à 1,3%).

Dans l'hypothèse du scénario noir, l'institution envisage même une "récession" britannique en cas de chute brutale de l'activité à la City de Londres et de recul de l'investissement dans le reste du pays.

"Les effets futurs du Brexit sont exceptionnellement incertains", résume le chef économiste du FMI, Maurice Obstfeld.

- Vulnérabilités -

Le contexte général n'est par ailleurs pas spécialement porteur. Le vote pour le Brexit "ajoute une incertitude considérable à une reprise mondiale déjà fragile", note ainsi le FMI, qui était toutefois prêt à relever légèrement ses prévisions mondiales avant le choc du référendum.

Première puissance économique mondiale, les Etats-Unis ont démarré l'année d'un mauvais pied avec une croissance atone plombée notamment par la balance commerciale et l'appréciation du dollar.

La Chine, en pleine transition économique, continue d'afficher une insolente croissance (6,6% attendus cette année selon le FMI) mais doit négocier son expansion avec prudence pour éviter une surchauffe.

"L'utilisation continue du crédit pour soutenir l'activité augmente le risque d'un ajustement désordonné" dans la deuxième puissance économique mondiale, met en garde le Fonds.

Les pays du Sud, continuent de souffrir de la chute des cours des matières premières qui ampute considérablement leurs recettes.

Premier producteur de pétrole en Afrique, le Nigeria devrait tomber en récession cette année (-1,8%), au risque de ralentir considérablement la croissance dans l'ensemble de l'Afrique sub-saharienne.

Un tel scénario aurait des implications "dramatiques" dans la région, selon M. Obstfeld: la croissance de l'économie serait alors inférieure à celle de la population, provoquant "un déclin du revenu" par habitant dans une zone déjà rongée par l'extrême pauvreté.

A ces facteurs économiques viennent par ailleurs se greffer des éléments géopolitiques qui peuvent, eux aussi, grever la croissance.

"Les tensions géopolitiques, les conflits civils armés et le terrorisme pèsent lourd sur les perspectives de plusieurs économies, notamment au Moyen-Orient", souligne le FMI dans son rapport qui cite également l'épidémie de virus Zika en Amérique latine ou la sécheresse en Afrique de l'est.

Le Fonds s'inquiète également des "divisions politiques" dans les pays riches qui compliquent la recherche de solutions à la crise des réfugiés et alimentent un discours de repli sur soi économique.

"Un virage vers les mesures protectionnistes est une réelle menace", note l'institution à l'heure où, aux Etats-Unis, le candidat républicain Donald Trump menace d'imposer des droits de douanes contre le Mexique ou la Chine.

Seules légères --et très relatives-- éclaircies sur le front économique, la Russie et le Brésil devraient voir la sévérité de leur récession s'atténuer cette année avec des reculs respectifs de leur PIB de 1,2% et 3,3%.

Avec AFP

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Le Vatican soutient les unions civiles entre personnes de même sexe

Le pape François (à droite) s'entretient avec le président du Congo, Denis Sassou-N'Guesso, lors d'une audience privée au Vatican le 9 décembre 2013. (Photo by TONY GENTILE / POOL / AFP)

Le pape François a approuvé les unions civiles entre personnes de même sexe pour la première fois en tant que souverain pontife.

C’était lors d’une interview dans le cadre d’un documentaire intitulé "Francesco" (François en italien), qui a été présenté en première au Festival du film de Rome mercredi.

Le documentaire touche sur les questions qui lui tiennent le plus à cœur, notamment l'environnement, la pauvreté, la migration, l'inégalité raciale et de revenus, et la discrimination.

"Les homosexuels ont le droit d'être dans une famille. Ce sont des enfants de Dieu", a déclaré le pape François. "Ce qu'il nous faut, c'est une loi sur l'union civile ; de cette façon, ils sont légalement couverts", a-t-il ajouté.

Alors qu'il était archevêque de Buenos Aires, en Argentine, le pape actuel avait soutenu les unions civiles pour les couples homosexuels comme une alternative aux mariages entre personnes du même sexe.

Cependant, il ne s'était jamais prononcé publiquement en faveur des unions civiles en tant que pape.

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Les donateurs promettent 1,7 milliard de dollars pour accroitre l'aide humanitaire au Sahel

Des déplacés d’Arbinda, une localité du Sahel, à Dori, le 7 octobre 2019 (VOA/Lamine Traoré)

Les pays donateurs ont promis mardi , donner plus de 1,7 milliard de dollars au Sahel central, pour accroître l'aide humanitaire dans la région et éviter qu'elle ne plonge "dans l’une des plus grandes crises humanitaires au monde", a indiqué l'ONU.

Le montant de ces sommes promises par 24 gouvernements et donateurs institutionnels et destiné aux population du Niger, du Mali et du Burkina Faso, a été annoncé à l'issue d'une réunion par visioconférence des donateurs organisée conjointement par l'ONU, le Danemark, l'Allemagne et l'Union européenne.

"Une fois débloqués, les fonds permettront d’aider quelque 10 millions de personnes pour le reste de l’année 2020 et jusqu’en 2021 en matière de nutrition et d’alimentation, de services de santé, d’eau et d’assainissement, de logement, d’éducation, et de protection et de soutien aux victimes de violences basées sur le genre", selon un communiqué commun aux organisations et pays qui ont mis cette conférence sur pied pour attirer l'attention sur la situation dans cette région.

"La région du Sahel central arrive à un point de rupture", a mis en garde le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres lors de son intervention.

"Nous devons renverser cette spirale destructrice en donnant un nouvel élan à la paix et à la réconciliation", a-t-il souligné.

Un voeux pieux pour l'heure dans une région triplement touchée par les violences armées entre groupes jihadistes et forces gouvernementales appuyées par des forces internationales, le changement climatique qui bouleverse des écosystèmes et des modes de vie fragile par nature et aussi la pandémie de Covid-19.

"Plus de 1,5 million d’habitants de la région du Sahel central ont été contraints de quitter leur foyer à cause de la violence, soit un chiffre multiplié par vingt en deux ans. La violence basée sur le genre a grimpé en flèche, des millions d’enfants ne sont pas scolarisés et les services de santé et services sociaux de base font défaut. Le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire aiguë est trois fois plus important aujourd’hui qu’il y a un an", souligne le communiqué .

Treize millions de personnes, dont sept millions d'enfants, dépendent de l'aide humanitaire.

Heiko Maas, le ministre allemand des Affaires étrangère, a estimé que "tous les indicateurs sont dans le rouge foncé" et exhorté à ce que "les parties au conflit respectent leurs obligations en vertu du droit international et protègent le personnel humanitaire".

Rasmus Prehn, le ministre danois de la Coopération au développement et co-organisateur a demandé à l'ensemble des pays de "beaucoup plus nous concentrer sur des solutions à long terme aux défis qui sont à l’origine de la crise".

A l'instar de nombreux autre intervenants, Mark Lowcock, secrétaire général adjoint des Nations unies aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence, a insisté sur le tribut très lourd que payent les femmes et les filles, mais a aussi souligné qu'"investir dans les femmes et les filles est la meilleure chose que nous puissions faire pour aller de l’avant".

Vingt-deux pays ont promis plus de fonds dont 14 pays de l'UE, ainsi que le Japon, le Canada ou encore la Corée du sud, en plus de l'Union européenne et d'un fonds largement financé par le Royaume-Uni, le Education Cannot Wait Fund.

La Suisse a promis 464,1 millions de dollars, les Etats-Unis 274,8 millions, le Danemark 183 millions, l'UE 122 millions et l'Allemagne 118,2 millions.

Le Sénat votera lundi sur la juge nommée par Trump à la Cour suprême

La juge Amy Coney Barrett, candidate du président Donald Trump à la Cour suprême, au centre, rencontre le chef de la majorité au Sénat, Mitch McConnell, au Capitole, le 29 septembre 2020 à Washington.

Le Sénat américain se prononcera lundi, huit jours avant l'élection présidentielle, sur la candidature de la juge Amy Coney Barrett nommée par Donald Trump à la Cour suprême, a annoncé mardi le chef de la chambre haute du Congrès.

"Nous voterons lundi prochain pour confirmer la juge Barrett", a déclaré le sénateur républicain Mitch McConnell lors d'un point-presse.

"Cela sera un autre accomplissement majeur dans notre effort pour nommer dans les tribunaux fédéraux des hommes et des femmes qui croient en la notion étrange que leur travail de juge est de suivre la loi", a-t-il ajouté.

La magistrate conservatrice de 48 ans a été désignée le 26 septembre par le président républicain pour succéder à l'icône progressiste et féministe Ruth Bader Ginsburg décédée huit jours plus tôt.

Malgré l'opposition des démocrates qui voulaient attendre le verdict des urnes, Donald Trump et ses alliés républicains ont avancé à marche forcée pour obtenir l'aval du Sénat - obligatoire en vertu de la Constitution - avant le scrutin du 3 novembre.

La juge Barrett a été entendue pendant trois jours la semaine dernière par la commission judiciaire du Sénat.

Cette brillante juriste, venue avec six de ses sept enfants, a reconnu que sa foi catholique jouait un rôle important dans sa vie, mais a juré la tenir à distance dans son travail de juge.

Sous un feu nourri mais courtois de questions, elle a toutefois refusé de révéler ses positions sur un certain nombre de sujets brûlants, à commencer par le droit à l'avortement.

La commission judiciaire doit se retrouver jeudi pour un premier vote de procédure qui permettra d'entamer le lendemain les débats en séance plénière. Plusieurs étapes seront nécessaires avant de passer au vote final, le lundi.

Compte-tenu de la majorité républicaine au Sénat (53 sièges sur 100), et malgré la défection annoncée de deux sénatrices républicaines, la juge Barrett est quasiment assurée d'être confirmée.

Elle pourrait prêter serment dans la foulée et rejoindre le temple du Droit à la veille de l'élection.

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